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oct 31

Les dommages collatéraux de la corruption politique.


Les mendiants par Bruegel

Vous allez penser que je vieillis et que je ramollis. Ce n’est pas tout faux (mdr). Mais côté politique, je ne change pas tant que ça. Mon métier m’a amené à travailler avec une population démunie économiquement et autrement. L’économique jouait un grand rôle.

C’est pourquoi quand je vois la corruption rampante voire flagrante qui pervertit nos institutions politiques et étatiques, je ne pense pas seulement « police » ou « enquête ». Je pense à toutes celles et ceux (dont moi-même) qui ont été floués, sont et SERONT floués.

Croyez-vous vraiment qu’une enquête de police ou une enquête politique vont faire diminuer les coûts gonflés des contrats actuels ? Croyez-vous vraiment que nous récupérerons ce que la mafia et les constructeurs ont déjà empoché ? Oh peut-être quelques entrepreneurs plus audacieux et imprudents paieront-ils quelques millions en pénalités. Mais récupérer l’ensemble des montants facturés en trop ? Jamais. Et pour les futurs contrats, avant que les pratiques soient assainies, il va falloir des mois sinon des années.

Alors ces dommages collatéraux : des personnes âgées qui sont tombées et se sont blessées sur des trottoirs mal réparés ou friables ; des blessures qui souvent mettent fin à leur mobilité ou les entravent au point de les obliger à entrer en CHSLD (Centre d’hébergement et de soins de longue durée). Des incapacités partielles temporaires ou permanentes que la Ville n’a jamais eues à compenser parce les personnes étaient trop timorées ou résignées pour poursuivre un géant comme la Ville.

En passant, il y a une quinzaine d’années, ma mère s’était fracturé une cheville au Centre-ville. Hôpital, centre de réadaptation pendant 3 mois, craintes, angoisse, etc. J’ai monté le dossier pour une réparation en dommages contre la Ville. Peine perdue. Comme ma mère s’est trompée de rue, tout est tombé à l’eau. Un trottoir était glacé mais ne l’était plus lorsque je suis allé vérifier. Il aurait fallu que les ambulanciers prennent des photos au moment de leur arrivée sur les lieux mais ils ne sont pas équipés pour ça et ont souvent d’autres chats à caresser dont le transport urgent des blessés. Combien de dossiers comme ça perdus à cause de détails stupides ?

Combien d’automobilistes ont subi des dommages à leur voiture à cause de nids d’autruche ? En principe, tu prends des photos quand ça t’arrive mais tu n’as pas toujours ton appareil photo à la main ou un portable avec photo. Et puis si tu circules sur une voie très achalandée, comment arrêter au beau milieu de la chaussée pour prendre des photos en pleine tempête de neige ou averse intense, ou en pleine heure de pointe ? Ça peut mettre des vies en danger. Donc des millions à la longue en dommages qui s’aggravent lentement ou rapidement, selon. Qui a payé pour ça ? J’aimerais voir les données du contentieux de Ville et comparer les demandes versus les acceptations. Les abandons en cours de route, etc.

Et alors, les taxes payées en trop par les citoyens et citoyennes propriétaires mais aussi locataires car les proprios leur refilent souvent tout ou partie des hausses de taxes foncières. Quelqu’un va-t-il rembourser tous ces déboursés pour engraisser les gros porcs de la mafia style Soprano ? Ces abrutis en t-shirt de mauvais goût ? Ces demeurés violents et méprisants sexistes et racistes ? Ces gens qui prient la madone mais violent des jeunes filles ?

Habituellement, les biens saisis chez les membres du crime organisé vont en grande partie à la police. Dans ce cas de figure, c’est aux citoyens que l’argent devrait être remis.

Mais, soyons philosophes. C’est le prix de la vie en société. La corruption a été de tous temps et de tous lieux. C’est comme la maladie : ça revient tout le temps et il faut trouver de nouvelles méthodes pour combattre le fléau. Mais il ne faut pas arrêter de le combattre de proche en proche sinon, il gagne du terrain.

Mais qu’est-ce que je fais ici ? Juste me rappeler de ne pas donner plus d’importance qu’il faut à ces questions en marge de la vie. On n’arrête pas d’aller dans les campagnes bucoliques juste à cause des insectes suceurs de sang. C’est pareil avec la mafia et les entrepreneurs trop entreprenants….ainsi qu’avec les politiciens avides et cupides. Faut juste les écraser de temps à autre !

Aux vaporisateurs citoyens !

J’ai dit !

oct 27

Les crimes communs dans les affaires publiques et la politique; glossaire des crimes communs.


Ah que cette dame stylisée ma donc fait rêver dans ma jeunesse et combien elle ma accompagné dans mes recherches de lépoque en labsence de Google ou de Bing !

Ah que cette dame stylisée m'a donc fait rêver dans ma jeunesse et combien elle m'a accompagné dans mes recherches de l'époque en l'absence de Google ou de Bing !

Les moments de crise comme la crise actuelle de la politique municipale et nationale  représentent d’excellentes occasions d’avancer dans la vie. C’est d’ailleurs le sens du mot krisis en grec ancien. Une de mes avancées, c’est de mieux comprendre le vocabulaire de la criminalité publique. J’ai choisi les définitions du Larousse en ligne car elles sont plus simples. Pour plus de profondeur, il faut aller au Trésor de la langue française informatisé. Quand la source est différente, je l’indique aussi. La lectrice ou le lecteur comprendra donc que glossaire n’a pas de valeur « légale » mais seulement littéraire et familier.

Abus de confiance délit que l’on commet en abusant de la confiance de qqn. (Définition tirée du Grand Robert)
Cartel Concentration horizontale qui réunit des entreprises de même nature, juridiquement et financièrement autonomes, pour la mise en commun de certaines activités, en vue de réglementer la concurrence et d’obtenir un monopole des prix. (Définition tirée du Grand Robert)
Chantage Délit consistant à extorquer, à l’aide de menaces, des fonds, des valeurs, une signature d’un acte.
Collusion Association pour faire monter les prix malhonnêtement
Concussion infraction commise par un représentant de l’autorité publique ou une personne chargée d’une mission de service public qui, sciemment, reçoit, exige ou ordonne de percevoir une somme qui n’est pas due.
Conflit d’intérêts exemple de mon cru –> participer à une décision pour avantager une entreprise lorsqu’on a un lien légal avec cette entreprise.
Corruption action de pervertir ; état de perversion : la corruption des mœurs.
Déprédation vieux. Vol ou pillage ; malversation dans une administration (surtout pluriel) : Commettre des déprédations.
Détournement Action de soustraire illégitimement quelque chose à sa destination normale pour son profit ; appropriation frauduleuse de sommes dont on n’est que le dépositaire : Être poursuivi pour détournement de fonds.
Dilapidation Action de dépenser sans règle, sans mesure, un bien, et, en particulier d’une manière inconsidérée ou frauduleuse, les deniers de l’État.
Escroquerie Délit, tromperie consistant en l’obtention d’un bien ou la fourniture d’un service au moyen de l’usage d’un faux nom, d’une fausse qualité, de l’abus d’une qualité ou de manœuvres frauduleuses.
Exaction Action d’exiger ce qui n’est pas dû ou plus qu’il n’est dû.
Extorsion infraction consistant à obtenir la remise de fonds, d’un bien quelconque, ou une signature, un engagement, une renonciation ou la révélation d’un secret, au moyen de violences, menaces ou contrainte.
Félonie littéraire. Acte déloyal
Forfaiture Autrefois, tout crime commis par un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions.
Fraude Acte malhonnête fait dans l’intention de tromper en contrevenant à la loi ou aux règlements : Fraude sur les marchandises.
Fricotage Familier. Action de fricoter ; trafic malhonnête ; magouille.
Gangstérisme Activité des gangs ; procédés et méthodes de gangster ; banditisme.
Malversation Action de détourner, de dissimuler tout ou partie des fonds ou des actifs dont on a la garde.
Menaces Délit qui consiste à faire connaître à quelqu’un son intention, notamment verbalement ou par écrit, image ou tout autre moyen de porter atteinte à sa personne. (La menace de commettre une destruction ou une dégradation dangereuses pour les personnes est également un délit.)
Pot-de-vin Somme d’argent, cadeau payé hors du cadre légal d’une tractation, pour obtenir un marché.
Prévarication Action de prévariquer, de s’écarter de la justice, de manquer à ses obligations.
Racket Extorsion d’argent par intimidation ou violence.
Trafic d’influence (définition perso) échanger sa capacité d’influencer les élu/es ou autres contre de l’argent ou des biens.
Vol Action de soustraire frauduleusement un bien meuble à un tiers : commettre un vol. OU Fait de vendre un article, un service à un prix excessif : À ce prix, c’est du vol.

Bref, y a-t-il un des crimes qui n’ait pas été commis à Montréal, au Québec ou au Canada depuis 10 ans ? Je sais qu’il y a des quasi synonymes mais l’idée c’est de ne rien oublier. Malgré tout, je suis sûr d’en oublier !

À un moment donné ou l’autre depuis quelques années on a pu lire ces mots dans les médias abordant la politique municipale au Québec, en particulier.

Des cyniques me diront que c’est partout comme ça et qu’il n’y a rien à faire. Désolé mais je ne me résignerai jamais à fermer les yeux sur ce qui pourrit la démocratie et l’égalité des droits.

J’ai dit ! (rires)

oct 24

Méli mélo dans ma tête comme dans la vie.


Il y en aura toujours des comme lui prêt à descendre les obstacles. Il ne faut toutefois pas les laisser prendre trop de place et les maintenir au troisième sous-sol de la société en allant dératiser le plus souvent possible.

Il y en aura toujours des comme lui prêt à descendre les "obstacles". Il ne faut toutefois pas les laisser prendre trop de place et les maintenir au troisième sous-sol de la société en allant dératiser le plus souvent possible.

Y a-t-il un âge légal pour souffrir ? Il ne semble pas à voir le nombre d’enfants qui meurent de faim sur la planète.

***

Ils me donnent la nausée les entrepreneurs de ce monde qui veulent court-circuiter la démocratie en convaincant des candidates de ne pas se présenter à la mairie. Ce sont des abrutis, des demeurés, des moins que rien, des demi-portions d’humains que je vomis avec mépris. Tout ce qu’ils veulent c’est installer la dictature de l’argent et du pouvoir brut qui opère avec les menaces et la violence abjecte : tu rentres chez toi le soir retrouver ta famille, fier du travail accompli dans la journée et ce pourri te fait casser les jambes par des brutes à sa solde. Dégueulasse.

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Je vous le dis et le redis : le bonheur n’arrivera pas à se débarrasser de moi vivant ! Je continuerai sans débander. (1) Sans désemparer si vous préférez !

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Suis-je ennuyeux comme un protocole ? Je l’ignore mais avec une moyenne de 50 visites par jour, je ne dois pas être si mal à moins que la police ne cherche des preuves pour m’inculper sur des crimes anciens ! (rires)

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Là j’écoute Take Five du Dave Brubeck Quartet et je trouve que j’ai vieilli plus que cette pièce qui reste alerte, gamine et courante comme une vague sur une plage chaude. Une création que j’adoooore ! Explosion de joie, de légèreté grave.

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Ce que j’aime bien de I Tunes c’est qu’au fil de l’écoute de cd, tu peux marquer les pièces que tu aimes (avec des étoiles de 1 à 5). Après un certain temps tu peu réécouter tes pièces favorites. Évidemment, il faut avoir copié le disque dans ton ordi ! Plusieurs autres fonctions sont intéressantes. Comme je ne pouvais choisir entre I Tunes et Windows Media Player, j’ai gardé les deux et chacun a ses chasses gardées ! [Publicité gratos !]

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Voici une des citations les plus pathétiques mais drôles que j’ai pu entendre au cinéma : « Je ne gagne jamais rien. Si jamais il pleut de la soupe, je parie que je serais la seule dehors avec une fourchette. » (2)

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(1) Avant de penser à mal, lisez cette définition : loc. fig. sans interrompre son effort. Le Grand Robert version électronique.

(2)  Entendu dans un film « Agnès Browne » Une femme qui a 7 enfants perd son mari et doit emprunter de l’argent à un requin. Plus de détails ici (en anglais) : http://www.imdb.com/title/tt0160509/

sept 25

Montréal est-elle gérable ?


Source de cette saisissante photo: http://farm2.static.flickr.com/1099/715082213_3f8365ea2b.jpg?v=0

J’écoutais le face à face de Mme Harel et de M. Tremblay hier matin à l’émission de Mongrain et j’étais étourdi d’entendre tous ces projets et tous ces services. Il est bien évident que je ne vais pas défendre M Tremblay ! Que non ! Je suis extrêmement critique de son administration et de sa naïveté.

Ce que je dis c’est que la gestion de la plus grosse ville du Québec, sa métropole, la seule ville de classe internationale du Québec est devenue confuse.

Je ne suis plus Montréalais ; j’appuie tout de même Mme Harel qui saura s’attaquer à la corruption étouffant la Ville. Si des changements majeurs ne sont pas apportés à la gouvernance de la Ville, Montréal va demeurer non pas un Vaisseau d’or mais un vaisseau à la dérive qui ira s’écraser sur les récifs acérés de la mafia.

Une des questions qui me taraude c’est que le Québec se plaint du dédoublement des pouvoirs entre Ottawa et Québec en santé, en culture, en éducation et le reste. Pourquoi alors permettre qu’un autre niveau de gouvernement, le municipal, investisse autant dans la culture ? Accepterions-nous que Montréal ouvre des cliniques pour les bébés ou les personnes âgées, par exemple ? (1) Analyser et disséquer ce genre de questions nous rapprocheraient d’une résolution de complexité. Je crois que la culture est une dimension majeure des villes mais notre façon de faire est-elle la bonne ? Idem pour le développement économique.

Un point m’a frappé dans le débat de ce matin : M. Tremblay  a comparé ce que l’administration Bourque dépensait pour les rues (60 millions) et ce que lui a investi dans les routes : 600 millions. Question cardinale : combien sont allés dans les poches de la maffia des entreprises de construction et de bitume ???

À croire le rapport du Vérificateur de la ville sur la question de l’attribution des contrats par la Ville, la question est pertinente.

Tremblay doit partir. Il n’a pas le choix.

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(1) Si ma mémoire est bonne, « La goutte de lait », cliniques pour bébés ont déjà été de la prérogative de Montréal avant d’être prises en charge par la santé publique.

sept 14

Voleurs, fraudeurs, corrupteurs, et quoi d’autre ?


J’ai une forte impression, depuis longtemps d’ailleurs (1) que les élu/es savent très bien que de nombreux secteurs de notre économie sont contaminés par l’entrisme ou l’infiltration du crime organisé soit sous forme oligopolistique ou carrément maffieux. Construction générale, routes, pétrole, services publics, partout où les crapules reniflent beaucoup de fric.

J’irais jusqu’à faire l’hypothèse qu’ils ou elles agissent à l’encontre de cette criminalité rampante uniquement quand le public et les médias se mettent à gratter un peu trop ou devenir insistants. Je lis La Presse depuis plusieurs mois de façon assidue et je pourrais nommer certain/es journalistes qui sont fonceurs et n’ont pas froid aux yeux et je les en félicite. Regardez l’apparition des projets d’escouade de ceci et de cela…

Sans accepter leur comportement, je les comprends s’ils reçoivent des menaces de mort ou autre ‘civilités’ du même acabit. Toutefois, nous ne pouvons pas laisser notre société aux mains de cette racaille.

Tout le monde a-t-il son prix dans notre société ? Ça ne m’étonnerait pas. Et cela au-delà des frontières politiques quoique la maffia me semble pencher surtout du côté fédéraliste comme d’ailleurs les Hell’s Angels et autres motards criminalisés. Pourquoi ? Parce qu’il y a plus de fric à Ottawa qu’à Québec.

Triste mais vrai : il y aura toujours des maffieux. Un intervenant dont je tairai le nom me disait naguère que vaut peut-être mieux rester pognés avec des mafieux qui ont certaines valeurs humaines que d’être envahis par des maffias beaucoup plus sauvages. M’est avis qu’à court terme c’est peut-être vrai mais à long terme, les mafias plus sauvages s’empareront des territoires des mafias « moins » sauvages. Et il me semble que les calculs de cette sorte sont indignes.

J’ai dit ! :)

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(1) Voir mon billet du 17 février dernier sur la construction des routes au Québec)

juil 13

À quand un peu de soleil pour l’Afrique ?


Comme la plupart, j’ai vu défiler les cadavres et les enfants aux gros ventres causés par la malnutrition; j’ai vu des hommes politiques assassinés (Lumumba, par exemple); j’ai vu un génocide au Rwanda; j’ai vu une lutte armée en Rhodésie déboucher sur une dictature sanguinaire de Mugabe au Zimbabwe; j’ai vu les massacres au Darfour, la piraterie en Somalie, le sida qui frappe partout; la fièvre Ébola, la malaria qui tue; J’ai vu la lutte contre le régime d’apartheid et de discrimination raciale en Afrique du Sud déboucher sur l’arrivée au pouvoir de Mandela malheureusement suivi de personnes moins habiles ou honnêtes que lui. J’ai vu…mais je n’ai pas vécu.

Je sais que partout sur la planète, ce qui domine est la course aux richesses naturelles qui donne la richesse tout court. Cette course, partout, est lugubre mais en Afrique elle me semble pire. Préjugé ? Je l’ignore mais je la vois au Congo, en Afrique du Sud, en Zambie au Nigéria, partout.

Il y eut l’époque des colons belges, français, anglais, italiens, portugais, hollandais qui a imposé des frontières sans tenir compte des ethnies présentes et asservissant les peuples effrontément. Puis il y eut l’époque des luttes de libération souvent appuyées par le bloc soviétique aussi très intéressé économiquement. Puis voici l’époque des pays où la corruption et la concussion dominent et où le colonialisme et l’exploitation des richesses se poursuivent sans vergogne par l’Inde et la Chine entre autres. (1)

Barack Obama en visite le 12 juillet au Ghana déclare qu’il a choisi ce pays car le gouvernement y est stable et démocratique. Par ailleurs on apprend que « le Ghana a découvert d’importants gisements de pétrole et de gaz dans le Bassin de Tano au cours des deux dernières années. Le pays a un besoin urgent d’investissements directs pour l’exploitation commerciale de ces ressources. » (2)

Les besoins des États-Unis en pétrole sont-ils le moteur principal de son action ? Si c’est le cas, ce serait pitoyable de jouer ainsi sur son origine africaine pour que les Africains soient encore trompés.

Et dire que, selon les chercheurs, l’Afrique serait le berceau de l’humanité. C’est bien vrai qu’on ne traite pas bien nos aînés et nos ancêtres. Ce phénomène n’est pas nouveau.

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(1) Jean-Christophe Servant, Investissements de l’inde en Afrique australe, On achève bien les mineurs zambiens, Le Monde diplomatique, mais 2009, pages 22 et 23

(2) Richard Hétu, Les leçons du frère américain, La Presse, samedi 11 juillet 2009, page A21

mai 13

Pourquoi dépenser des millions pour ça ??? Oliphantesque !

Posted on Mercredi, mai 13, 2009 in Politique canadienne, Pots-de-vin, Écrits, Éthique

 

Définition de pontifier du Grand Robert de la langue française: Se comporter et parler en personnage important et savant, avec une solennité dogmatique, prétentieuse et emphatique.

Définition de "pontifier" du Grand Robert de la langue française: Se comporter et parler en personnage important et savant, avec une solennité dogmatique, prétentieuse et emphatique.

Donnons plutôt cet argent à des chômeuses et chômeurs (17  14 millions semble-t-il pour la commission Oliphant) !

M. Brian Mulroney, ex-premier ministre du Canada a avoué avoir accepté plusieurs fois des dizaines de milliers de dollars dans des enveloppes brunes ou blanches, qu’importe !

Ai-je déjà reçu des enveloppes remplies de billets de banque d’un lobbyiste ? Bien sûr que non. Dans mon boulot, lorsque des personnes nous remettaient des cadeaux, il fallait aviser notre supérieure immédiate et les remettre pour décision au directeur des affaires administratives. Lorsque c’étaient des babioles, elles nous étaient remises. Souvent des objets créés pour des organismes communautaires autonomes. De beaux souvenirs en passant !

Avez-vous déjà reçu des enveloppes bourrées de fric ? Probablement pas. Ces petits émoluments légaux mais immoraux sont habituellement réservés aux gens de pouvoir. Et permettez-moi d’affirmer sans ambages que c’est une des excellentes raisons de la si grande popularité du pouvoir : l’argent, le cul et la notoriété. Cachons le cul pour le moment ! Il n’en est pas question dans le dossier Mulroney.

Vais-je juger Mulroney ? Ce n’est pas mon rôle de le juger sur la place publique mais en mon for intérieur, il est jugé et… [censuré !] Pas question que je sois coupable de libelle diffamatoire.

Comment voulez-vous avoir confiance en quelqu’un qui vous dit de ne pas travailler au noir et qui accepte des dessous-de-table ainsi ? Le montant eut été de 5 000$ que je penserais exactement la même chose. Comment savoir si d’autres élu/es ne font pas la même chose ? Pas moyen de savoir sauf quand des inconnu/es informent les médias et dénoncent ces agissements. Je suis pour la délation ? OUI dans des cas où l’intérêt public est en jeu.

Je souhaite juste que les deux ministères du revenu, à Québec et à Ottawa révisent les déclarations de ce politicailleux pour voir s’il a déclaré ces revenus à l’époque ! Je lis qu’il les a déclarés; les raisons qu’il a invoquées pour les déclarer des années plus tard ne sont pas claires pour moi et beaucoup d’autres. Il y a des limites à prendre le monde pour des valises.

Restons honnêtes ! Soyons dignes !