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juil 21

Le mononcle et la lutte gréco-romaine


La rue où Carl habitait en cette année 1969

La rue où Carl habitait en cette année 1969

La situation était chaude dans le quartier. Plusieurs d’entre nous étaient recherchés par la police et Michel m’avait donné le nom d’un jeune révolté qui m’appuierait dans mes démarches.

J’arrivai chez lui et sonnai. C’était une de ces vieilles maisons de brique rouge et au solage de pierres grises de la rue Workman. Une habitation presque centenaire mais encore solide. Carl m’attendait car il m’ouvrit la porte tout de suite. Je montai dans un escalier étroit. Je le voyais tenir la cordelette qui permet d’ouvrir la porte à distance. Il me sourit et mit son index sur ses lèvres pour me demander de ne pas parler trop fort. Mon salut avait été un peu retentissant.

Le corridor débouchait sur une pièce de séjour très sombre et les meubles étaient anciens : sofa en velours rouge repoussé bordé de bois ondulé sculpté. Un de ces meubles qu’on retrouvait dans toutes les maisons ouvrières dans les années 50 et 60. Il faisait sombre. Avant de parler, j’écoutai Carl qui m’expliqua que sa mère était très malade et était couchée dans la chambre juste à côté. Elle avait un cancer avec tout plein de métastases…Son temps était compté et Carl craignait pour son propre avenir n’ayant pas d’autres revenu que la pension de veuve de sa mère.

Nous étions assis côte à côte sur le confortable sofa. Je lui expliquai la tâche à accomplir le lundi suivant. Une fois le plan éclairci et la suite des actions bien intégrée, Carl me demanda si ça me tentait qu’on aille voir son ‘mononcle’. Celui-ci était gérant d’un bar célèbre appartenant à la pègre de l’ouest. C’était un gaillard qu’on gagne à ne pas provoquer, semble-t-il.

Tant que nous marchâmes dans le quartier, Carl me suivait à quelques mètres, armé, au cas où. Plus loin, lorsque nous approchâmes du YMCA, celui de la rue Stanley, Carl vint marcher à mes côtés. Il était calme et souriant. Fier de lui ! Je me demandais ce que nous allions bien faire au YMCA voir son oncle !

Je ne me souviens plus jusqu’à quel étage nous montâmes mais nous débouchâmes sur une grande salle ou deux costauds luttaient par terre. Quelques curieux se tenaient debout autour d’eux. « Il est champion de lutte gréco-romaine, me dit Carl »

Il était en train de s’entraîner avec le chef de police Jean-Paul Gibert (1)

Cela me posa des questions très longtemps, compte tenu des deux mondes supposément éloignés où évoluaient les deux hommes.

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(1) Toute ressemblance avec des personnes réelles est le fruit du hasard. Ce texte est fictif.

juin 6

Cancer du sein ou cancer du soin ?

Posted on Samedi, juin 6, 2009 in Cancer du sein, Femmes, Éthique

 

 

M. Bolduc avec le premier minstre Charette--Photo par: Didier Debusschere, MediaMatinQuebec

M. Bolduc avec le premier ministre Charest--Photo par: Didier Debusschere, MediaMatinQuebec

 

 

Dans La Presse d’aujourd’hui 5 juin 2009, page A 8, nous apprenons que « Les résultats des tests médicaux de plus de 2000 Québécoises atteintes du cancer du sein seront revus d’ici la fin de l’année pour déterminer si elles ont eu le bon type de traitement, a annoncé hier le ministre de la Santé, Yves Bolduc.

On estime que pour 5% des cas environ, une centaine de patientes, un changement de traitement sera indiqué. L’opération remontera jusqu’au 1er avril 2008. Pour des cas aussi récents, un changement de traitement sera aussi efficace que si on avait pris d’abord la bonne décision. »

Pour le Dr André Robidoux, un des experts qui a conseillé le ministre, « il importe avant tout de rassurer les patientes », insiste-t-il.

Alors lisons bien ce qui suit dans l’article :

« Pour le ministre Bolduc, le gouvernement reste exposé à des poursuites, à un recours collectif de patientes qui n’auraient pas eu le traitement recommandé pour leur cancer. En fait, indique-t-on par ailleurs, ces risques de poursuites sont la principale raison qui a décidé Québec à ne pas trop remonter dans le temps, à fixer la frontière à avril 2008. Si des « faux négatifs » sont découverts, comme leur premier test ne remonte pas avant avril dernier, l’autre traitement sera tout aussi efficace que s’il avait été prescrit dès le début, a expliqué le Dr Robidoux, bien plus vague sur les cas antérieurs à la limite fixée par Québec. »

Si on lit bien, ça veut dire que les femmes dont les tissus biologiques ont été étudiés  AVANT  le 1er avril 2008 ne verront pas leurs tests refaits car si ces tests démontraient qu’elles n’ont pas reçu les bons traitements, il serait trop tard pour leur administrer et alors elles pourraient souffrir de cette erreur et conséquemment pourraient poursuivre le ministère, l’hôpital, le médecin ou le gouvernement ou tous ceux-là.

Si l’article n’est pas mal écrit ou qu’il n’y a pas d’erreur, c’est h-o-n-t-e-u-x ! Toutes les femmes qui ont reçu un traitement avant le 1er avril 2008 ont de quoi s’inquiéter. On ne re-teste pas leurs tissus pour ÉVITER DES POURSUITES. Pas parce que ce n’est pas dangereux !

C’est ça un ministre responsable de la santé ?

Ce sont ça des spécialistes de la santé (le comité spécial formé pour vérifier les résultats d’une étude du président des pathologistes, Louis Gaboury) ?

Avec des médecins comme ça, rien à espérer de bien bon à long terme…

PITOYABLE.