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nov 3

- Les mauvaises nouvelles concernant le français à Montréal ou Nous ne sommes pas vraiment chez nous.


Je ne reprendrai pas ici la guerre des chiffres concernant le français à Montréal. Depuis ma jeunesse qu’on me casse les oreilles et les yeux avec ça. Dès mon jeune âge, il me semble que les études démontraient que nous allions devenir minoritaires à Montréal dans un futur pas si lointain. Nous devrions composer 47,4% de la population de Montréal en 2031.

Qu’allons-nous faire ? Que faut-il faire ? Fermer les frontières ? Déménager ailleurs au Québec et entourer Montréal d’un autre mur de la honte ? Manifester tous les jours sur la Place d’Armes comme les grand-mères argentines pour leurs petits-enfants disparus sous les bottes de la junte militaire ?

Crier au meurtre, monter aux barricades, insulter les libéraux qui ont l’air de s’en ficher étant appuyés par l’immense majorité des anglophones au Québec ? Brûler le West Island ? Se faire harakiri ? Ou toutes ces réponses ensemble ?

Vraiment ! Imaginons un cataclysme planétaire. Tout l’hémisphère sud deviendrait inhabitable et la population devrait être transférée au nord pendant 5 ans. Nous devrions accueillir notre quote-part au Québec : 12 millions. 12 millions de lusophones et d’hispanophones. Nous tenterions de les accueillir le mieux possible, en leur évitant de déprimer profondément.

Ces 12 millions d’habitants auraient tout perdu : argent, biens, souvent des parents et amis en plus ! Ils seraient totalement démunis. Nous les refuserions parce qu’ils viendraient bouleverser notre culture et notre réalité linguistique ? Cruel, impensable, condamnable ! Avec notre grand cœur, nous les accepterions parmi nous.

C’est une tentative de preuve par l’absurde que notre culture n’est pas acquise pour l’éternité et que la moindre catastrophe viendrait tout chambouler.

Entendons-nous sur quelques éléments :

- Nous savons depuis longtemps que le but du Canada est de nous assimiler. Nous savions intuitivement, qu’un jour, notre poids au Canada diminuerait jusqu’à devenir négligeable et c’est ce qui continue de se passer.

- Nos ancêtres et nous avons lutté et fait beaucoup pour nous affranchir de la culture anglaise mais nous en sommes encore imprégnés : architecture, population, art, langue, lois, institutions, etc.

- Nous devrions continuer à nous débattre pour maintenir notre culture mais sans devenir enragés ! Manifester, légiférer, argumenter, présenter nos dossiers à l’UNESCO. À L’ONU, sur toute les tribunes possibles mais en gaspillant notre temps et notre talent le moins possible. Autrement dit, il faut faire ce qu’il y a à faire mais en se disant que beaucoup d’autres peuples ont disparu dans le passé et continueront à disparaître. Écrivons sur l’étroitesse d’esprit des Canadiens, sur leur petitesse. Apprenons-leur à vivre mais ne nous entretuons pas.

Battons-nous mais conservons une vie viable ! Comme celui ou celle qui est engagé/e dans une bataille judiciaire, ne nous laissons pas avaler par cette lutte !

Compris ? C’est mon point de vue.

J’ai peut-être l’air défaitiste mais je ne le suis pas. Je demeure un indépendantiste convaincu mais je me dis que même avec l’indépendance, notre survie culturelle n’est pas assurée. Elle peut être prolongée très longtemps par contre !

déc 29

La langue, les cultures et la paix.


Pourquoi ces si nombreux accrochages sur la langue de l’autre ? Ne sait-on pas que sa langue est son âme ? De toute façon, accepter l’autre est plus difficile qu’accepter sa langue. Les langues sont plus faciles à apprendre que les êtres. Alors comment dire que je suis conciliant et tolérant envers les autres si je n’accepte pas sa langue ?

Je me le dit, je nous le dit mais j’aimerais bien que l’autre m’entende aussi ! Je ne veux pas être le seul cave à concilier pendant que des conciliabules se tiennent pour nous assimiler ! Mais je suis conciliant avec mes voisins et l’entourage d’une autre langue ! J’agis magnanimement avec la minorité d’ici. Pourquoi la majorité d’ailleurs au Canada n’agit-elle pas ainsi envers nous ? Parce qu’elle croit que l’anglais est destiné à triompher, à dominer, à écraser, à assujettir ? Quelle myopie historique et dialectique !

Le chinois sera la langue dominante des deux derniers tiers du vingt et unième siècle. Alors la résistance s’organisera en anglais ? Elle s’organisera en humanité ! Mais s’il faut que ce soit l’anglais, ce sera l’anglais si je peux continuer à parler la langue de mon âme, de mon intérieur ! Cet après-midi je parlais sourire avec un Indonésien ! Nous nous disions que les chefs d’État devraient avoir l’obligation de sourire et l’ami indonésien disait qu’il devrait y avoir des concours de sourires chez les dirigeants de pays. Nous sommes mêmes rendus à des Olympiques du sourire, la médaille d’or revenant au plus beau sourire constant et ardent !

Il y a une agressivité chez l’autre qui me provoque. Mais ne l’ai-je pas moi-même provoqué. Non pas moi personnellement mais mon peuple qui crie, vocifère, manifeste, bombe et proteste !

Je suis certain que nous en sommes rendus à une situation explosive qui n’explose pas parce qu’il y a aussi des personnes de bonne foi et de bonne volonté de part et d’autre.

J’ai été, je suis un radical. Je suis poli, je parle à l’autre dans sa langue lorsque je vois qu’il fait de même pour moi. J’observe. Je suis membre du MMF, mouvement Montréal français parce que je crois que tous ceux et celles qui vivent ici doivent savoir que c’est une terre française. Mais je ne suis pas radical au point de penser que ça ne pourrait jamais changer. Je ne recule pas. Je n’abdique pas mais je sais par la connaissance de l’histoire que les peuples et les langues vivent et meurent.

La traduction automatique trahit encore la pensée des interlocuteurs. J’espère que viendra le jour des traductions plus justes, plus vraies et nous serons alors plus rapprochés de la paix.

J’ai dit !

jan 29

La belle langue française !

Posted on Vendredi, janvier 29, 2010 in Défense de la langue française, Langue française, Réalisme, Vocabulaire

Cette came isole dangereusement.

Je laisse le soin à untel de distiller les petites phrases qui tuent. (Nouvel Observateur)

« Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux. » Ionesco

Rien n’est moins sûr (ce n’est pas sûr du tout).

À l’avenant (en harmonie avec ce qui précède) ex : beaucoup d’humour et une franchise à l’avenant.

Après les échecs répétés du socialisme, « je dois remettre sur l’établi ma grille d’analyse. » (Nouvel Observateur)

Tel projet (exemple le projet Nord de Frisé) ? Un soufflé qui va vite retomber.

« À l’heure où le soleil caramélise les façades. » (Nouvel Observateur)

« L’expérience de Wallraff opère comme un révélateur au sens photographique du terme, du négatif social. » (Gilles Perrault) [je crois qu’il parlait du livre « Têtes de Turcs » où le journaliste germanique Günter Wallraff avait pris une identité turque pour montrer le racisme systémique à l’égard de cette communauté en Allemagne.]

« J’ai tellement écrit que mes doigts sont pris de la terrible crampe du moine. » (Nouvel Observateur)

« Le parti socialiste est désormais le parti légitime de la gauche, ce qui lui assure une sorte de rente de situation : à 30-35% » (Nouvel Observateur)

Des palaces grêlés d’impacts de balles et troués d’obus. » (Nouvel Observateur)

« Il faudra forcément pratiquer des coupes claires. » (Nouvel Observateur) Voilà sûrement ce que se disent les libéraux du Québec. Ils feraient mieux de mettre un frein à la corruption éhontée qui semble dominer dans certaines municipalités et possiblement au niveau du Québec dans son entier. Ils auraient sûrement moins besoin de couper. Mais couper est devenu une affaire idéologique. Voir les velléités de nouveau parti de droite. Ça pue la mesquinerie.

Oui, le Nouvel Obs est un bon formateur en français !

J’ai dit !

jan 4

Pourquoi faire l'indépendance du Québec


1. Il a fallu attendre de 1867 à 2007, soit 140 ans pour que le gouvernement ‘canadian’ nous reconnaisse comme une nation. Mais maintenant que nous sommes reconnus comme une nation pourquoi faut-il que nos déléguées dans le monde soient approuvées par le gouvernement fédéral ? En fait cette reconnaissance n’est qu’un sédatif de plus pour endormir notre volonté de nous libérer du joug Anglais. Point barre.
2. Le peuple canadien a de la difficulté à reconnaître notre besoin d’indépendance parce que lui-même reste bêtement soumis comme une vache abusée à la couronne britannique. Le Canada est dominé par la couronne britannique. Ce n’est pas seulement de la mélancolie ou un symbole ! Non ! C’est un aplaventrisme sentimental et inféodé à une puissance étrangère malgré le rapatriement de la constitution en 1982. Nous ne voulons ni reine, ni roi. Nous ne sommes pas des royalistes mais des démocrates !
3. Les Anglais du Québec continuent d’avoir des droits bien supérieurs à ceux de nombreuses minorités Françaises dans le reste du Canada. C’est dégoûtant. C’est du racisme qui s’ignore. C’est la manifestation de la volonté non dissimulée de nous assimiler.
4. Malgré le fait que l’assimilation des Français augmente quand on s’éloigne du Québec à l’Est autant qu’à l’Ouest, rien de significatif n’est fait par Ottawa pour protéger la langue française au Québec. La cour suprême a régulièrement affaibli la Charte de la langue française. Seul un Québec libre pourra nous doter d’une Charte intégrale. Ne seront pas bienvenus au Québec ceux ou celles qui ne s’engageront pas à apprendre le Français et à le parler dans leur vie publique à part d’autres langues qu’il leur sera toujours loisible de parler. Le Québec sera tolérant mais Français de façon prépondérante comme la France, par exemple.
5. Les humains ne sont pas des androïdes possédant une bibliothèque de langues et de cultures qu’ils pourraient inter changer à volonté ! La langue et la culture sont profondément enracinées dans notre être. Bien sûr on peut posséder des langues secondes. Mais rares sont les polyglottes réels ! Notre langue maternelle fait partie de notre fibre. À moins de ne pas craindre de changer de culture et de se laisser assimiler dans la culture anglaise, nous devrons être maîtres chez nous pour la protéger et en assurer le développement et le rayonnement dans le monde.
6. Le Canada anglais ne veut de nous que si nous nous fermons la gueule. Dès que nous revendiquons le moindre pouvoir supplémentaire, il redevient évident que nous sommes considérés comme des indésirables.
7. De très nombreux efforts des élu/es québécois/es récents et passés pour renouveler le Canada se sont soldés par des échecs cuisants. Qu’ils soient centralisateurs ou décentralisateurs, les gouvernements canadian successifs rejettent nos efforts d’autonomisation. Plutôt que de nous encourager à l’autonomie pour mieux nous proposer une union fructueuse par la suite, ils préfèrent nous garder de force dans le Canada par des lois répressives ou par des menaces, du chantage (les camions de la Brink’s qui transportaient supposément de l’argent hors du Québec par peur de l’indépendance) ou encore des manœuvres criminelles (scandale des commandites). Ainsi des plan « B » et autres canadienneries (comme on dit chienneries).
Vive le Québec libre!
Québec libre, mort ou vivant.

1. Il a fallu attendre de 1867 à 2007, soit 140 ans pour que le gouvernement ‘canadian’ nous reconnaisse comme une nation. Mais maintenant que nous sommes reconnus comme une nation pourquoi faut-il que nos déléguées dans le monde soient approuvées par le gouvernement fédéral ? En fait cette reconnaissance n’est qu’un sédatif de plus pour endormir notre volonté de nous libérer du joug Anglais. Point barre.

2. Le peuple canadien a de la difficulté à reconnaître notre besoin d’indépendance parce que lui-même reste bêtement soumis comme une vache abusée à la couronne britannique. Le Canada est dominé par la couronne britannique. Ce n’est pas seulement de la mélancolie ou un symbole ! Non ! C’est un aplaventrisme sentimental et inféodé à une puissance étrangère malgré le rapatriement de la constitution en 1982. Nous ne voulons ni reine, ni roi. Nous ne sommes pas des royalistes mais des démocrates !

3. Les Anglais du Québec continuent d’avoir des droits bien supérieurs à ceux de nombreuses minorités Françaises dans le reste du Canada. C’est dégoûtant. C’est du racisme qui s’ignore. C’est la manifestation de la volonté non dissimulée de nous assimiler.

4. Malgré le fait que l’assimilation des Français augmente quand on s’éloigne du Québec à l’Est autant qu’à l’Ouest, rien de significatif n’est fait par Ottawa pour protéger la langue française au Québec. La cour suprême a régulièrement affaibli la Charte de la langue française. Seul un Québec libre pourra nous doter d’une Charte intégrale. Ne seront pas bienvenus au Québec ceux ou celles qui ne s’engageront pas à apprendre le Français et à le parler dans leur vie publique à part d’autres langues qu’il leur sera toujours loisible de parler. Le Québec sera tolérant mais Français de façon prépondérante comme la France, par exemple.

5. Les humains ne sont pas des androïdes possédant une bibliothèque de langues et de cultures qu’ils pourraient inter changer à volonté ! La langue et la culture sont profondément enracinées dans notre être. Bien sûr on peut posséder des langues secondes. Mais rares sont les polyglottes réels ! Notre langue maternelle fait partie de notre fibre. À moins de ne pas craindre de changer de culture et de se laisser assimiler dans la culture anglaise, nous devrons être maîtres chez nous pour la protéger et en assurer le développement et le rayonnement dans le monde.

6. Le Canada anglais ne veut de nous que si nous nous fermons la gueule. Dès que nous revendiquons le moindre pouvoir supplémentaire, il redevient évident que nous sommes considérés comme des indésirables.

7. De très nombreux efforts des élu/es québécois/es récents et passés pour renouveler le Canada se sont soldés par des échecs cuisants. Qu’ils soient centralisateurs ou décentralisateurs, les gouvernements canadian successifs rejettent nos efforts d’autonomisation. Plutôt que de nous encourager à l’autonomie pour mieux nous proposer une union fructueuse par la suite, ils préfèrent nous garder de force dans le Canada par des lois répressives ou par des menaces, du chantage (les camions de la Brink’s qui transportaient supposément de l’argent hors du Québec par peur de l’indépendance) ou encore des manœuvres criminelles (scandale des commandites). Ainsi des plan « B » et autres canadienneries (comme on dit chienneries).

Vive le Québec libre!

Québec libre, mort ou vivant.

déc 28

La petite vie de la fédération. Entre démon et vie d’ange.


1997. « 14 septembre : Conférence constitutionnelle de Calgary au terme de laquelle les neuf premiers ministres canadiens [Québec ayant refusé d’y participer] reconnaissent sept principes définis dans la Déclaration de Calgary. Si le chef de l’opposition québécoise, Daniel Johnson (fils), salue ce premier pas, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, déclare que le reste du Canada demeure largement en deçà de l’Accord du lac Meech [propos du premier ministre].

9 octobre : la Cour suprême déclare anticonstitutionnel le chapitre de la Loi sur les consultations populaires portant sur le financement des tierces parties ; si elle ne s’oppose pas au plafond de dépenses que leur impose la loi, elle affirme que la loi telle que formulée restreint de façon disproportionnée la liberté d’expression et d’association de certains individus ou groupes. Quant aux dispositions de la loi forçant les groupes à se joindre à deux comités-parapluies (un pour le OUI, un pour le NON), la cour déclare : ces restrictions sont « une atteinte claire à la liberté d’expression politique de ces personnes ».

18 novembre : L’amicus curiæ André Joli-Cœur dépose son mémoire devant la Cour suprême du Canada. Notons que le gouvernement québécois, qui ne reconnaît à l’amicus curiæ aucune légitimité, s’est refusé à tout commentaire.

1998. 3 février : l’ancien chef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan, donne, en compagnie de l’actuel chef libéral Daniel Johnson, une conférence de presse suite à sa prise de position contre la stratégie fédérale du renvoi devant la Cour suprême. Son texte fut déposé le 2 février 1998 devant la plus haute cour du pays par l’amicus curiae André Joli-Cœur. [Lire quelques extraits.] Le gouvernement fédéral se trouve dans l’embarras.

20 août : la Cour suprême rend son jugement dans la cause portant sur le droit du Québec à procéder unilatéralement à l’indépendance. [La demande de renvoi.] [Chronologie sur le renvoi.] [Lire le jugement nuancé.] Ce jugement semble plaire autant aux fédéralistes (qui insistent désormais sur la nécessité que le prochain référendum propose une question claire) qu’aux souverainistes (qui se réjouissent de voir le fédéral forcé de négocier une sécession advenant un OUI à un prochain référendum). Si ce jugement est certes décrit par tous les journaux et protagonistes politiques, toutes tendances confondues, comme limpide, il n’en demeure pas moins que les interprétations sur la teneur du jugement sont contradictoires, voire diamétralement opposées. Le jugement de la Cour ne semble toujours pas mettre fin au plan B. [Lire la réaction de Jacques Parizeau.] » (1) (2)

Opinion de paumier : tous n’ont pas le temps ni l’énergie ni le goût de lire toutes ces déclarations et documents historiques. Pour savoir si le Canada est notre pays ou notre tombe, pas besoin d’être avocat ou constitutionnaliste. Il suffit d’être un/e citoyen/ne éclairé/e et d’avoir à cœur l’avenir de notre patrie et de nos enfants. Toutes les orientations sont « bonnes ». La mienne c’est l’indépendance du Québec avec un traité signé par la suite avec ce qui restera du Canada et autres entités. Comme en Europe entre la France et l’Allemagne et tous les autres.

J’ai dit ! Ce qui est dit est écrit et ce qui est écrit se réalisera.

Et c’est NON à la séparation du West Island, nos Rhodésiens à nous.

__________

(1) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/

M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.

(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire. » Notre histoire nationale est si peu enseignée…

Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».

déc 10

Deux peuples, deux visions, deux solitudes, DEUX PAYS !


1992. 7 oct. : Moe Sihota ministre de la Colombie-Britannique, révèle que Bourassa a dû plier devant le Canada anglais à Charlottetown. § 8 oct : Malgré la faveur que connaît la souveraineté dans la population, à l’intérieur de son propre parti et même dans le gouvernement (plusieurs ministres), Bourassa fait adopter une loi qui fera porter le référendum sur l’Accord de Charlottetown et non sur la souveraineté. 26 oct. : le Québec rejette l’accord, le jugeant insatisfaisant; le Canada anglais le rejette aussi, le jugeant trop généreux pour le Québec.(3) § 5 déc. : le gouvernement Bourassa annonce qu’il envisage ‘d’assouplir’ la loi 101.

1993. 9 juin : la loi 86, modifiant la loi 178, permet désormais l’utilisation de l’anglais dans l’affichage extérieur comme intérieur, à certaines conditions. Cette loi, qui affaiblit la loi 101, est vue par plusieurs comme un recul pour le français. (1) (2)

__________

(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille !

(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».

11 encore à paraître.

(3) Note de paumier : mesdames et messieurs, voilà un autre exemple de différence nationale, ethnique, culturelle, qui fait que nous devons assumer nous-mêmes notre avenir dans un pays à nous.

déc 6

Quand Bourassa s’est écrasé devant le reste du Canada.


1992. « 7 juillet : après de difficiles négociations, Ottawa et les provinces anglaises arrivent à une entente sur des offres constitutionnelles au Québec. Ÿ 9 juillet : Bourassa déclare qu’il va étudier ces offres avec soin. Bouchard affirme qu’il faut les refuser, car elles sont insatisfaisantes. Ÿ 13 juillet : Léon Dion (1), ex-conseiller de Bourassa, est d’avis qu’il faut les refuser.

10 août : décelant des ‘signes d’ouverture’, Bourassa, malgré sa promesse de 1990, accepte de participer à une conférence constitutionnelle convoquée par Mulroney pour le 18 août à Ottawa. Ÿ 19-22 août : Bourassa accepte le principe d’une représentation égale des provinces au Sénat, peu importe leur taille, en échange d’une représentation minimum pour le Québec de 25% des sièges de la chambre des communes. Il accepte également de confier aux tribunaux le soin de décider des pouvoirs des gouvernements autochtones. Québec récupérera une forme de droit de veto, mais devra accepter un affaiblissement potentiel des lois protégeant le français. ‘Marché de dupes’, répond Parizeau. 26 août : la Commission jeunesse du PLQ rejette cette entente (2)Ÿ 27 août : réunis à Charlottetown, les 11 premiers ministres décident de tenir un référendum pancanadien le 26 octobre sur l’entente, dite Accord de Charlottetown. 29 août : lors d’un congrès spécial du PLQ à Québec, Bourassa réussit à faire approuver l’Accord de Charlottetown. Jean Allaire et plusieurs membres de la Commission jeunesse quittent le congrès.
1er septembre : Allaire annonce qu’il fera campagne pour le NON. Ÿ 4 septembre : on présente la question référendaire : Acceptez-vous que la constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992? Ÿ 14 septembre : Mario Dumont, président de la Commission jeunesse du PLQ, se range dans le camp du NON. Ÿ 16 septembre : The Globe and Mail publie la transcription d’une conversation téléphonique entre deux conseillers de Bourassa. Parlant de ce dernier à la conférence de Charlottetown, André Tremblay dit : ‘En tout cas, on s’est écrasé, c’est tout.’ Stupeur à travers le Québec. (3) (4)

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(1) Oui ! Le père de celui qui est un fédéraliste inconditionnel.  Il aurait dû convaincre son fils d’être plus lucide et souple.

(2) Il fallait qu’elle soit vraiment pourrie pour que les rejetons libéraux la rejettent!!!

(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!

(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».

nov 25

La société québécoise en ébullition.


Premier député du Bloc élu à ce titre. Encore aujourdhui chef du Bloc (suite à dautres chefs)

Premier député du Bloc élu à ce titre. Encore aujourd'hui chef du Bloc (suite à d'autres chefs)

1990.  « 25 juil. : création du Bloc québécois (BQ), dirigé par Lucien Bouchard. 11 août : les jeunes libéraux du Québec se prononcent pour la pleine autonomie du Québec. Ÿ 13 août : Le BQ fait élire son premier candidat, Gilles Duceppe, lors d’une élection partielle à Montréal. 4 sept. : création de la commission Bélanger-Campeau sur l’avenir du Québec. 19 nov. : Chrétien reconnaît au Québec le droit de décider de son avenir, mais prévient qu’il devra en assumer les coûts. (1)Ÿ 26 nov. : un sondage révèle que 66% des Québécois sont favorables à la souveraineté assortie d’une union économique avec le Canada. 12 déc : la presse anglophone choisit le député manitobain Elijah Harper, un des responsables de l’échec de l’Accord du lac Meech, comme Canadien de l’année. (2)

1991. 29 janv. : le comité Allaire dépose son rapport. Il réclame un vaste transfert de pouvoirs d’Ottawa vers le Québec avant la fin de 1992, faute de quoi le PLQ proposera la souveraineté. 12 fév. : Mulroney rejette le rapport Allaire. 8 mars : congrès du PLQ. Bourassa défend le rapport Allaire, qui sera adopté le lendemain après sept heures de débat. 26 mars : la commission Bélanger-Campeau publie son rapport : a) fédéralisme renouvelé ou souveraineté; b) un référendum sur la souveraineté tenu au plus tard le 26 oct. 1992. D’ici là, Ottawa doit présenter des offres. La veille Bourassa a signé le rapport après s’être assuré que sa signature n’a aucune valeur juridique. » (3) (4)

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(1) Note de paumier : je suppose qu’il n’y a pas de coûts à payer pour être au Canada ??? Plusieurs ministères en double, de nombreuses agences gouvernementales dont le gouvernement a perdu le contrôle selon plusieurs reproches des divers vérificateurs généraux du Canada, les orgies de dépenses dans les consulats et autres officines, les commandites, et quoi encore. M. Chrétien n’était capable que de menaces tout en abritant des malhonnêtes dans son administration.

(2) Note de paumier : n’est-ce pas visible que le Canada anglais et le Québec vivent dans deux mondes distincts? Qui ne le voit pas soit est aveugle soit se voile la face pour ne pas voir.

(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991. Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!

(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire. » Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-après ».

nov 22

L'intransigeance du Canada anglais amène la création du Bloc


Année 1990 lourde d’événements…

1990. « 17 mars : Jean Chrétien contredit l’étude de Merrill Lynch. (1) 19 mars : Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, soutient que le Québec dispose de tous les outils économiques nécessaires à sa souveraineté. Ÿ 6 avril : Terre-Neuve retire son appui à l’Accord du lac Meech. Ÿ 21 avril : la Saskatchewan  refuse de donner à sa minorité francophone le contrôle de ses écoles. 8 mai : la CSN s’engage dans la promotion de l’indépendance. 22 mai : à cause des modifications apportées à l’Accord du lac Meech (2), Lucien Bouchard quitte le PC, ne voyant plus d’autre avenir pour le Québec que dans la souveraineté ; 7 députés le suivront. 23 juin : échec de l’Accord du lac Meech à cause de l’opposition du Manitoba et de Terre-Neuve, qui refusent, entre autres choses, de reconnaître le caractère distinct du Québec. Bourassa promet solennellement que désormais il ne négociera plus avec les provinces, mais seulement avec Ottawa. Ÿ Le même jour, Chrétien devient chef du PLC. Ÿ 24 juin : à Montréal, 200 000 personnes participent au défilé de la Fête nationale du Québec. 30 juin : la CEQ [Centrale de l’enseignement du Québec qui est devenue aujourd’hui la CSQ] opte pour la souveraineté. » (3) (4)

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(1) réaction de paumier : ahahahahahahahahahahahahahaha. Hahaha hahahahahahahahahahahahahahahahahah comme s’il était outillé pour contredire une telle étude lollll.

(2)Le 22 juin Robert Bourassa avait déclaré en chambre : « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. » tiré de la Chronologie historique du Québec : http://pages.infinit.net/histoire/

(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!

(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire » Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-après ».

nov 11

Quand la Cour suprême montre son vrai visage : des experts décrochés de la réalité…ou plutôt qui avalisent l’assimilation des francophones au Canada.


Les juges de la cour suprême

Ce n’est pas évident pour monsieur et madame tout le monde de suivre l’actualité relative à la place du Québec au Canada. Le travail, les enfants, les transports, les cours des petits la fin de semaine, l’épicerie, le ménage. À travers cela, on écoute ou regarde les nouvelles. On se choque, on s’étonne, on se réjouit, on s’enrage…et comment faire les liens entre tous ces faits? Comment aussi se souvenir de tous les faits?

Je suggère à ceux qui visent vraiment l’Indépendance du Québec d’amorcer une vaste démarche pédagogique semblable à celle que je mène ici mais à grande échelle avec l’appui de la télé et de la radio. Des moments de présentation synthétique de l’histoire pour montrer que nous sommes mal servis par la soi-disant confédération canadienne. Qu’on distribue cette synthèse à toutes les portes, qu’on la fasse refaire en bande dessinée. Elle a déjà existé, je vous en reparlerai car c’est une de mes fiertés…!

Voilà. Revenons à nos moutons!

1990. « 9 mars : une étude de Merrill Lynch, la plus importante firme de courtage des États-Unis, conclut que la vigueur et la diversité de l’économie du Québec lui permettrait d’accéder sans problème à la souveraineté. Trois jours plus tard, une étude préparée pour la Banque de Montréal va dans le même sens. (1) Ÿ 15 mars : la Cour suprême du Canada statue que la minorité francophone d’Edmonton en Alberta a droit au contrôle et à la gestion de ses écoles, mais, faute d’un nombre suffisant d’élèves, lui refuse la création d’une commission scolaire francophone. » (2) (3) (4)

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(1) je souligne car c’est une réponse aux anxieux (ou aux gens de mauvaise foi) qui ont peur de manquer de bœuf de l’ouest ou qui pensent encore que nous sommes nés pour un petit pain.

(2) géniaux hein nos juges! On n’a qu’à attendre que la « masse critique » des francophones ne justifie plus la création d’une commission scolaire pour leur reconnaître le droit d’en créer une!! Y a-t-il un psychiatre dans la salle pour ces personnages burlesques? Et après, on veut faire respecter l’autorité? Mais faudrait que l’autorité soit respectable! Des révolutions ont été déclenchées pour des peccadilles comparées à cette énormité. Nous sommes trop endormis par notre petite apparence de confort.

(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter jadis grenouille !

(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».

oct 28

Des remous à n’en plus finir arriveront-ils à engloutir notre peuple ?


1989. « 6 mars : Bourassa affirme que le Québec saurait se débrouiller tout seul si le Canada rejetait l’Accord du lac Meech. Ÿ 12 mars : à l’appel du MQF, 60 000 personnes manifestent à Montréal contre la loi 178 (2) et pour le maintien de la loi 101. Ÿ 22 mars naissance au Québec de l’Equality Party, formé d’anglophones mécontents de la loi 178 et qui désirent le libre choix linguistique. Ÿ 24 mars : un rapport indique que la francisation des entreprises est au point mort. 11 avril : le commissaire fédéral aux langues officielles, D’Iberville Fortier, affirme que l’anglais n’est nullement en danger au Québec. 15 mai : Chrétien, aspirant à la chefferie du PLC, se prononce pour le bilinguisme intégral dans l’affichage au Québec (3) 4 juin : Bourassa n’assistera plus aux rencontres constitutionnelles si le Canada anglais refuse l’Accord du lac Meech. 6 sept : à Brockville (4), des militants d’Alliance Ontario (5) piétinent le fleurdelisé devant la caméra pour protester contre les politiques linguistiques du Québec. L’incident sera largement diffusé en mars 90, créant de vifs remous au Québec. 8 sept. : Parizeau promet l’abolition de la loi 178 et le renforcement de la loi 101. 26 oct. : Trudeau soutient que l’Accord du lac Meech causerait la dislocation du Canada, car il affaiblirait les pouvoirs d’Ottawa; il traite les nationalistes québécois de ‘pleurnichards et maîtres chanteurs’. (6) 2 nov. : Parizeau se prononce contre Meech parce qu’il le juge insuffisant et dangereux pour le Québec.

1990. 28 janv. : Parizeau, devant l’échec inévitable de Meech, demande à Bourassa de se retirer des discussions constitutionnelles. Ÿ 29 : la ville de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, se proclame unilingue anglaise; 26 autres villes l’’imiteront. Vague anti-française au Canada anglais. (7) 8 fév. : selon Statistiques Canada, l’Ontario reçoit du fédéral 58% des sommes pour la recherche et le développement et le Québec 12% . (8) Ÿ 28 fév. : la Cour suprême du Canada déclare invalides les lois 72 et 105 parce que les décrets qui les accompagnent n’ont été rédigés qu’en français. » (1) (9)

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(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…

(2) paumier note : vous vous souvenez ? C’est la loi « qui confirme le français comme seule langue d’affichage à l’extérieur des commerces, mais permet le bilinguisme à l’intérieur. »

(3) paumier note : fallait bien que le petit nègre blanc montre patte blanche au ROC (rest of Canada).

(4) paumier : en Ontario

(5) note de paumier : de vieux orangistes crypto-racistes

(6) note méchante de paumier : vous aurez compris que la violence verbale est le pouvoir des faibles; Trudeau c**ait dans son froc!!! Et ce n’était pas la première fois.

(7) note lucide de paumier : ça en fait beaucoup de gens qui ne comprennent pas que nous sommes hyper minoritaires en Amérique du Nord. La haine et le séparatisme réel sont dans le reste du Canada.

(8) note de paumier : c’est ça l’égalité pour les Canadiens anglais : un cheval contre un lapin ?

(9) note de paumier : vous savez? La tour de Pise qui penche toujours du même côté…

Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-haut ».

oct 15

Un pas en avant, deux en arrière…


Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste

Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste

Voyez comme c’est clair! Dès qu’on met notre pied à terre les anglais se rebiffent. Nous sommes coincés dans un rapport de forces. Le plus faible ou le moins déterminé perdra. Sera-ce nous ???????????????

« 1988. 21 mars : la SSJB (1) et le MNQ (2) se lancent dans une grande campagne pour la défense de la loi 101 qui culminera le 17 avril avec une manifestation de 25 000 personnes. 19 avril : on apprend que le gouvernement Bourassa paie les avocats de ceux qui luttent contre la loi 101 devant la cour suprême du Canada (3). 22 avril : selon le Conseil de la langue française, le projet de loi fédéral C-72 sur les langues officielles affaiblira le français au Québec. 10 sept. : Parizeau soutient qu’un vote pour le PQ sera un vote pour l’indépendance. 13 déc. : le Conseil de la langue française demande que l’affichage commercial demeure unilingue français. Dans une Amérique du Nord anglaise à 98%, un visage bilingue pour le Québec serait néfaste au français. 15 déc. : la Cour suprême du Canada déclare illégal l’unilinguisme français obligatoire dans l’affichage commercial et les raisons sociales. Au cours des semaines qui suivent, profonds remous chez les francophones sous l’action de la SSJBM, du MNQ et du MQF (4). Ÿ 19 déc. : poussé au pied du mur par la pression populaire, Bourassa a recours à la clause nonobstant pour se soustraire au jugement de la cour suprême et présente le projet de loi 178, qui confirme le français comme seule langue d’affichage à l’extérieur des commerces, mais permet le bilinguisme à l’intérieur. Le lendemain, trois de ses quatre ministres anglophones démissionnent Ÿ 21 déc. : le Manitoba refuse aux Franco-Manitobains le droit de gérer leurs écoles. »  (5) (6)

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(1) Société Saint-Jean-Baptiste

(2) Mouvement national des Québécois

(3) Note de paumier : est-il possible d’être plus servile et pleutre que ça ?

(4) Mouvement Québec français.

(5) paumier se demande qui sont les vrais racistes au Canada. (car plusieurs « intellectuels » anglais ont déjà accusé les indépendantistes québécois de racisme. N’oublions pas cela.)

(6)Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…

Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

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oct 9

Trahison par-dessus trahison, par-dessus trahison, jusqu’au Canada uni de force…


Lespoir dun peuple...

L'espoir d'un peuple...

1979. « 13 déc. : la Cour suprême du Canada déclare inconstitutionnelles les clauses de la loi 101 qui font du français la seule langue de la législation et des tribunaux. Par la même occasion, elle condamne les lois anti-françaises votées au Manitoba en 1890. Cette réparation, 89 ans après leur adoption, semble bien tardive. L’assimilation, en effet, a réduit les Franco-Manitobains, autrefois majoritaires, à une infime minorité.

1980. Printemps : campagne référendaire. Le gouvernement Lévesque demande à la population de lui accorder le mandat d’entreprendre avec Ottawa des négociations devant mener à la souveraineté-association. Le camp du NON, dirigé par Ryan, reçoit un vigoureux appui d’Ottawa et insiste sur les risques de la souveraineté; les camps du OUI et du NON dépensent chacun 2,2 millions durant la campagne, mais Ottawa, enfreignant la loi référendaire, dépense en plus 17 millions. Trudeau promet un renouvellement du fédéralisme pour satisfaire les demandes du Québec. ‘Votre NON sera un OUI pour le changement’, déclare-t-il le 14 mai à l’aréna Paul-Sauvé. Ÿ 20 mai : 40,4% des électeurs votent OUI, 59,6% NON. Les non-francophones votent massivement pour le NON, alors que les francophones sont divisés en deux blocs presque égaux.

1981. 13 avril : le PQ, dirigé par René Lévesque, est reporté au pouvoir avec une forte majorité en promettant qu’il ne tiendra pas de référendum durant son mandat. Ÿ Septembre : Trudeau veut rapatrier la Constitution du Canada, loi fondamentale du pays. Celle-ci ayant été votée par le Parlement britannique en 1867, seul ce dernier peut la modifier. En la rapatriant, Ottawa pourra la modifier sans l’accord du Québec. La Cour suprême du Canada concède au gouvernement qu’il peut légalement la rapatrier sans l’accord de toutes les provinces, mais considère ce geste comme immoral. Ÿ 4 nov. : négociations constitutionnelles entre Ottawa et les provinces; Trudeau brise le front commun du Québec et de sept provinces qui s’opposait à ses vues. En pleine nuit, à l’insu de Lévesque, Chrétien négocie avec les provinces anglophones dans la cuisine du château Laurier et se met d’accord avec elles sur le rapatriement de la Constitution. Le Québec, isolé, voit ses pouvoirs diminués dans le domaine de la culture et de l’éducation. Désormais, Ottawa pourra modifier la constitution sans son accord. La Cour suprême, institution fédérale majoritairement anglophone, deviendra l’arbitre ultime. Le changement promis par Trudeau en 1980 n’était pas celui qu’on attendait. »

Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…

Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

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sept 28

Que fait le « grand démocrate » P.E. Trudeau ?


Camille Laurin, père de la loi 101, Charte de la langue française au Québec

Camille Laurin, père de la loi 101, Charte de la langue française au Québec

1973. « Rapport de la commission Gendron sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques; elle recommande que le français devienne la langue commune des Québécois et qu’on francise le monde du travail. Ÿ La Gendarmerie royale du Canada vole par effraction à Montréal la liste des membres du PQ. On apprendra en 1992 que ce vol faisait suite à une demande du cabinet Trudeau (1)

1974. 31 juil. : la loi 22 (2) proclame le français langue officielle du Québec. Ambiguë et difficile d’application, jugée extrémiste par les uns et trop timide par les autres, cette loi mécontente la majorité francophone et la minorité anglophone.

1977. Adoption par le gouvernement Lévesque de la loi 101, qui va beaucoup plus loin que la loi 22 dans l’affirmation de la primauté du français. Regroupés dans Alliance Quebec, un groupe de pression largement financé par Ottawa, des anglophones contesteront la loi devant les tribunaux et réussiront au cours des ans à en faire invalider d’importantes sections.

1978. Profond mécontentement lorsque la compagnie d’assurances Sun Life annonce le déménagement de son siège social de Montréal à Toronto, prétextant que la loi 101 nuit à ses opérations internes. Elle perdra une part significative du marché québécois. Ÿ La Cour suprême du Canada décrète que seul le fédéral a compétence sur la télévision et la câblodistribution; ces dernières relèvent pourtant de la culture, qui est de compétence provinciale.

Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…

Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

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(1) paumier souligne et commente : quel beau pays démocratique! Quel beau pays hein! C’est-y pas édifiant ça du beau monde honnête comme ça? Des crapules oui!

(2) de Robert Bourassa

sept 20

Que va-t-il nous falloir pour comprendre que le but ultime, toujours poursuivi est notre assimilation à l’anglais ? Chaque année qui passe nous approche de ce but délétère.


1968. 14 oct. : « René Lévesque fonde le Parti québécois (PQ). Ÿ Le RIN, dirigé par Pierre Bourgault, se dissout en faveur du Parti québécois.

1969. Le gouvernement Bertrand, cherchant à se rallier le vote anglophone, adopte le ‘Bill 63’, qui permet à tous l’accès à l’école anglaise. Graves remous dans tout le Québec. (1)

1970. Crise d’octobre : enlèvement par le FLQ de l’attaché commercial britannique James Cross à Montréal et du ministre Pierre Laporte. Le gouvernement Trudeau décrète la Loi des mesures de guerre. Occupation militaire. Suspension de certaines libertés civiles. Centaines d’arrestations sans mandat (2)

Assassinat de Laporte.

1971.  Échec de la conférence de Victoria : sous la pression de l’opinion publique, Bourassa refuse le rapatriement de Londres de la constitution canadienne s’il n’y a pas un nouveau partage de pouvoirs à l’avantage du Québec en matière d’affaires sociales, ce que Trudeau refuse. (3) Ÿ Ottawa adopte la Loi sur le multiculturalisme canadien. Présentée par Trudeau comme un moyen de favoriser le développement des différentes cultures ethniques au Canada, cette loi est vue par plusieurs comme une façon de banaliser la culture française du Québec; de peuple fondateur, les Québécois deviennent une ethnie parmi d’autres. » (4)

Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…

Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

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(1) commentaire de paumier : à Montréal, serpente une des plus grandes manifestations des temps modernes.

(2) commentaire de paumier : et souvent sans raison; beaucoup de citoyens et citoyennes molestés juste parce qu’ils sont des proches ou des ami/es de militants et militantes qui n’ont rien à voir avec le FLQ…Dire que Trudeau va passer pour un grand démocrate aux yeux de l’histoire!!! J’en vomirais de dégoût.

(3) commentaire de paumier : le Québec n’a toujours pas signé cette constitution. Théoriquement, nous ne faisons pas partie du Canada ! C’est mon souhait que notre indépendance s’officialise un jour. J

(4) commentaire de paumier : Lord Durham qui souhaitait notre assimilation a dû rire dans sa tombe.

août 3

Ils ont beau s’appeler IKEA, ils ne sont pas en Suède ici !


Je sais. Je m’attaque à un gros calibre. Les femmes adorent ce magasin « in » et « cool ». Je ne le déteste pas du tout non plus. J’y ai même trouvé un beau meuble de rangement jaune avec des portes vitrées qui trône tout à côté de mon entrée.

Par ce beau dimanche matin tristounet et pluvieux, des milliers de Québécoises et québécois vadrouillaient dans les sentiers balisés du méga magasin. Des gens entraient comme des files de fourmis incessantes. Pour paraphraser Zola, l’endroit pourrait s’appeler « Au bonheur des dames et des hommes. »

C’est vrai qu’on y trouve de très belles choses, des idées géniales, des produits aux lignes irrésistibles et tout le reste.

Pourtant…pourtant. Suis-je le seul à avoir remarqué ça ? Peut-être pas mais je sens les clients tellement ébahis par la marchandise qu’on en oublie nos bases. Une de ces bases, c’est que nous sommes Français et non Suédois. Or de nombreuses affiches annonçant les produits sont bilingues avec le terme suédois écrit en gros et le terme français écrit en beaucoup plus petit. Or ce n’est pas ce que la Charte de la langue française du Québec prévoit. Il est peut-être « mode » de parler le Suédois mais je défie quiconque de me citer 5 noms de produits en suédois par cœur sans tricher.

Cette charte, je m’y tiens, prévoit du français en gros et de l’anglais en plus petit. Si IKEA veut ajouter du suédois pour probablement .02% de la population ou moins qu’ils le fassent mais en respectant nos lois. Nous voient-ils arriver en Suède et afficher en français et en suédois en 4 fois plus petit ? Ce ne serait pas convenant de notre part. Pourquoi IKEA se permet-il cette inconvenance ?

J’envoie ce billet à l’entreprise et je reviendrai avec la réponse si on daigne me répondre.

J’ai dit ! (sans rire)

{P.S. Qui l’eut cru ! Me voici à la défense de l’anglais, par défaut !}