RSS Feed
nov 8

Les dialogues du dedans. Page blanche et création

Posted on Lundi, novembre 8, 2010 in Création, Les dialogues du dedans

Moi : Je cherche et je cherche, je ne trouve pas quoi écrire cet après-midi.

Page blanche : alors sauve-toi et laisse-moi blanche. Déguerpis !

Moi : trop tard ! Tu es déjà noircie !

Page noircie : tu aurais pu te retenir.

Moi : Mais alors où dire mes difficultés à créer, à dire, à raconter ?

Page noircie : Dans ta tête, c’t’affaire !

Moi : Ma tête est tellement remplie de plans et idées de toutes sortes ! C’est le chaos. Seule toi m’aide à mettre mes idées en ordre sous menace d’examen !

Page noircie : Alors tu renies, tu contestes, tu t’opposes au grand Boileau ?

Moi : heu…il faut m’expliquer ce que tu veux dire là !

Page noircie : …

Moi : Attends ! Laisse-moi deviner. Boileau a écrit : « Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire. »

Page noircie : Ah, pas mal mais ce n’est pas ce que j’avais en tête !

Moi : Hmmm. Alors je me souviens ! « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. » Je vois ce que tu veux dire ! Tu crois que je ne peux bien écrire parce que j’ai de la difficulté à mettre mes pensées en ordre ?

Page noircie : Exactement !

Moi : C’est que tu m’aides à trouver les mots pour afficher mes pensées ! Boileau n’a pas exprimé une vérité absolue mais toute relative et chacun favorise un outil de création ou un autre ! Pour certains c’est la pierre, pour d’autres un tableau, d’autres encore un instrument de musique !

Page noircie : Je veux bien mais le musicien sait ce qu’il va jouer lorsqu’il prend son instrument en mains !

Moi : Faux ! Plusieurs aiment improviser. C’est mon cas. Mon instrument à moi, c’est mon clavier et toi ! Laisse-toi donc remplir !  ;-)

Page noircie : Mauvaise blague. :(

nov 5

Les dialogues du dedans. La fidélité en amour.

Posted on Vendredi, novembre 5, 2010 in Fidélité, Les dialogues du dedans

Moi : Lorsque j’aime une femme et qu’elle m’aime, ma fidélité est absolue !

Ça : Allons donc ! À qui veux-tu faire croire que ta fidélité est absolue ? C’est à proprement parler un abus envers les lecteurs !

Moi : C’est comme ça ! Ça a toujours été comme ça avec les femmes de ma vie. Avant d’aller avec une autre, je prévenais et c’est arrivé une fois.

Ça : Tu vas me dire que te retrouvant dans une situation où tu aurais la chance de faire l’amour avec une belle femme, tu refuserais par fidélité ?

Moi : Tout à fait ! Je te dirai plus : j’ai assez d’expérience pour éviter des situations qui pourraient devenir trop tentantes.

Ça : alors tu admets que tu pourrais être tenté ! Tu admets donc que tu pourrais aimer deux femmes à la fois !

Moi : Évidemment que je pourrais être tenté ! La diversité et la beauté des êtres est telle que c’est indubitable que la tentation guette tout le monde ! On ne va pas se réfugier dans les forêts parce que nous sommes en amour ! Quant à aimer deux ou plus de personnes à la fois, je l’admets aussi mais je ne veux pas me retrouver dans cet état de figure. Je fais donc tout ce qu’il faut pour que ça ne se produise pas.

Ça : Tu joues au pur mais au fond, je suis aussi toi dans tes désirs les plus sombres et les plus libidineux ! Tu ne peux pas me renier !

Moi : Je ne te renie pas du tout. Je t’écoute, je porte un jugement et j’agis en fonction de mon jugement et non à partir de tes projets fous et tes fantasmes destructeurs. Je sais que tu es en moi, que tu ES moi. Mais je suis celui qui décide ayant bien évalué les conséquences de mes actes. Tu ne gagneras pas sur moi sauf si je perds les pédales !

Ça : Tu aurais dû m’écouter quand tu étais plus jeune. Tu étais con comme c’est pas possible ! Tu préférais obéir à tes camarades que suivre les pistes que la vie t’offrait !

Moi : c’est vrai mais j’étais fidèle à mon organisation même si presque tous ses membres violaient les règles de base.

Ça : tu confonds fidélité et entêtement !

Moi : Pas du tout ! Une fois fidèle, je m’entête à le demeurer ! L’entêtement ou la ténacité, je préfère, suit la décision de fidélité ! Toi tu n’es pas capable de décision. Tu ne fais que suivre tes instincts !

nov 2

Les dialogues du dedans. La sexualité.

Posted on Mardi, novembre 2, 2010 in Les dialogues du dedans, Sexualité

POUR LECTEURS ET LECTRICES ADULTES SVP !

Moi : La sexualité est à mes yeux une fonction essentielle de l’être humain, comme manger, dormir, bouger. J’avoue mon ignorance sur la quantité de « moments » sexuels qu’une personne doit se donner. J’imagine que ça doit dépendre des différences individuelles. Mais rester des mois et des années sans activités sexuelles me semble la cause d’un profond déséquilibre dans la personne.

Ça : Pour une fois je suis d’accord avec toi ! Mais encore faut-il que les partenaires soient compatibles et aient des préférences semblables ! Cela est loin d’être tout le temps le cas.

Moi : Il faut que tu saches que pour moi la sexualité n’est pas strictement limitée à la génitalité ! Beaucoup de caresses, de câlins, d’étreintes, etc. en font partie. Les attouchements, des frôlements, etc.

Ça : Je veux bien mais si le gars a un pénis de 25cm et que la fille a un vagin peu profond, ça craint ! Et vice-versa, si le gars a un pénis de 15cm et la fille a un vagin profond, elle risque de s’ennuyer !

Moi : Tout cela n’est pas aussi automatique que tu sembles le penser. Des personnes, a priori non compatibles peuvent très bien s’adapter et trouver des façons de se satisfaire. Tu as une conception trop mécaniciste et tu ne tiens pas du tout compte de l’amour !

Ça : L’amour ? C’est quoi l’amour ? À voir les couples se former, copuler avec passion et se défaire quelques semaines ou quelques mois plus tard, on dirait que l’amour est confondu avec la passion.

Moi : tu es trop terre à terre pour comprendre l’amour. Fie-toi sur moi ! Ça existe : quand tu tiens à l’autre plus qu’à ta propre vie, quand tu donnerais ta vie pour la sauver, quand son plaisir passe avant le tien, quand même ses défauts sont sublimés comme des qualités, tu peux commencer à parler d’amour.

Ça : Désolé, mais ce que tu décris-là est morbide. Ce n’est pas souhaitable pour les humains. L’humain doit d’abord assurer sa survie et après voir à celle de ses proches. Sauf dans le cas de ses enfants.

Moi : Il faudrait que tu te hisses hors de tes réflexes animaux pour voir que les humains sont portés par des rêves et des idéaux et que leur vie en dépend autant sinon plus que de la cuisse de poulet à avaler ! Tu es trop utilitariste pour que je te suive sur ce terrain !

oct 29

Les dialogues du dedans. La religion 1.

Posted on Vendredi, octobre 29, 2010 in Drogues, Les dialogues du dedans, Religions, croyances et mythes, Écrits

Moi : Marx avait raison : la religion est comme une drogue. Elle peut faire du bien un certain temps mais à la longue elle crée une dépendance nuisible aux humains.

Ça : Justement chose ! N’oublie pas que la drogue est nécessaire et a toujours accompagné les humains. Depuis les temps les plus reculés, les humains consomment des produits qui agissent sur le système nerveux central.

Moi : Plus on va laisser les religions proliférer, plus la misère, la guerre, et l’ignorance vont prévaloir. Vois le nombre de sectes exploser partout ! Les gourous s’emplissent les poches sur l’ignorance abjecte des fidèles.

Ça : C’est insensé de vouloir éradiquer les religions. Ça ne fera que fouetter l’ardeur des fidèles.

Moi : D’accord que le but n’est pas de les éliminer par la force mais par la conviction ! La religion ne fait qu’isoler les gens de la vie, de la réalité. C’est tellement primitif et ignare de penser ou croire qu’un « être » tout-puissant a créé l’univers et les hommes et les femmes et dirige tout de son trône céleste. Si on élimine les religions de l’école, un grand pas sera fait. Cessons aussi de subventionner des écoles religieuses. Quand je pense que les États-uniens ont des universités religieuses. C’est une contradiction TOTALE dans les termes et les réalités.

Ça : Tu ne réponds pas à mon objection de fond : comme la drogue, la religion permet à des personnes de passer au travers de vies horribles et de situations dramatiques ou souffrantes. Que fais-tu de ces réalités, toi qui se prétend un humaniste ? Dis-moi aussi ce que tu penses de ta mère qui s’est servie de la religion de cette façon.

Moi : Je reconnais que les humains, ma mère incluse, ont besoin de béquilles quelquefois, souvent ou tout le temps. Il faut travailler les problèmes sous-jacents. Notre société doit reconnaître que les sciences ou les pratiques professionnelles (psychologie, travail social, etc.) ne suffisent pas à rassurer, consoler les gens. Il faut trouver autre chose que le mensonge et la dépendance. Ce sera un des défis du siècle, crois-moi !

Ça : Mais en attendant, on fait quoi ? On donne des armes aux gens pour qu’ils se suicident s’ils sont trop mal ?

Moi : Tu déconnes là. Je sais que ce ne sera pas facile. J’ai essayé que ma mère consulte un psy. Elle est allée une fois et n’a plus jamais voulu y retourner. Pourtant on avait choisi un prêtre !! Et ma sœur et moi étions là pour l’entourer, l’encourager et tout.

Ça : Admets que tu es dépassé !

Moi : J’admets que c’est une question qui plonge des racines très profondément dans l’âme humaine. Nous y reviendrons, fatiguant !

oct 27

Les dialogues du dedans. Sur Twitter

Posted on Mercredi, octobre 27, 2010 in Internet révolutionnaire, Les dialogues du dedans, Twitter, Écrits

Moi : Twitter est vraiment une amélioration dans ma qualité de vie.

Ça : Pfft ! Tu veux dire une perte de temps de plus ! Une distraction qui t’éloigne de tes propres objectifs !

Moi : Ce n’est pas une perte de temps ! Je m’y suis fait plusieurs nouvelles et nouveaux ami/es ! J’y apprends plein de choses. Twitter me permet aussi d’aborder la question du changement social et politique avec de nombreuses personnes ! C’est un de mes objectifs de communiquer, d’entrer en relation avec des gens que j’apprécie.

Ça : Poudre aux yeux tout ça ! Tu négliges ton intérieur, tu négliges certains objectifs, tu ne lis pas les livres que tu achètes. Exemple ? Tu n’as pas encore touché les deux tomes de Proust dans la Pléiade ! Ce n’est pas un détail ! Tu ne t’occupe pas de ta perte de poids.

Moi : Tu peux bien t’excuser monsieur propret ! Je passe l’aspirateur aux deux semaines au lieu de le faire hebdomadairement. Est-ce si grave ? J’utilise le balai pour les coins plus salissants. Quant à la lecture, tu as raison mais pas complètement. Regarde les livres de Pierre Bertrand : non seulement je les lis sed etiam je les commente sur mon blogue ! Pour mon poids, ferme ta gueule ! J’irai voir une nutritionniste prochainement.

Ça : Même si tu deviens vulgaire avec moi, je suis là pour rester ! Tu ne pourras pas me repousser bien longtemps ! Alors reste poli stp. Je te dis que tu perds ton temps car tu pourrais ne t’occuper que de la blogosphère sans twitter à cœur de jour. Tu pourrais devenir célèbre si tu créais davantage pour ton blogue plutôt que de citer des auteurs morts !

Moi : Béotien ! Les auteurs morts comme tu dis ont plus de valeur que bien des vivants. Ils sont morts, soit, mais il me plaît de contribuer à faire vivre leurs pensées. Quant à devenir célèbre, si j’avais eu à la devenir, je le serais déjà. Je ne me préoccupe de ça qu’en marge de mes intérêts et passions ! Que vaut vraiment un article dans un dictionnaire des noms propres ou dans Wikipedia ? Tu sauras de plus que je côtoie sur Twitter des personnes que j’admirais avant de les connaître directement. Par exemple, Akli Ait Abdallah !

Ça : Normand Lamour aussi ? Hahahahaha !

Moi : Ris, ris ! Je suis sérieux. Il n’en reste pas moins que 70% de mes sorties depuis le printemps 2010 sont liées à Twitter ! Ce n’est pas rien pour le loup solitaire que j’étais !

Ça : Tu es bien sûr que ce n’est pas 68% ?

Moi : Va te coucher !

oct 21

Les dialogues du dedans. Sur la vérité

Posted on Jeudi, octobre 21, 2010 in Les dialogues du dedans, Vérité, Écrits

Moi : Je ne crois pas que l’on puisse parler de vérité absolue. Je rejette le concept de la Voie, la Vérité, etc. Mais je trouve que nous devons vivre avec des vérités relatives et transitoires. Sinon, comment avancer ? C’est simple la réalité : je roule sur cette route à 100 km/heure parce que je sais qu’elle ne donne pas sur un précipice après cette courbe !

Ça : Mais tu sais très bien qu’en tous domaines, la vérité d’aujourd’hui est l’erreur de demain au sens où les « vérités » sont rapidement dépassées par d’autres ! Alors ta confiance en la réalité n’est qu’aveuglement volontaire !

Moi : Il y a quand même des vérités qui traversent le temps et qui sont toujours vraies sans être éternelles ! Exemple ? La terre n’est pas plate !

Ça : Tu te sers d’une vérité antérieure à celle de « la Terre est ronde ». La Terre a été longtemps plate pour les humains. C’était une vérité pour eux. Une nouvelle « vérité » est survenue : la Terre était soi-disant ronde ! Ceux qui ont avancé cette vérité l’ont payée cher ! Et toi tu reviens avec une ex-vérité en la prenant par la négative ! C’est une faute logique mon homme ! La Terre est aplatie aux deux bouts et n’est pas une sphère parfaite !

Moi : Bon, bon, d’accord. Ne monte pas sur tes grands destriers ! La ligne droite est toujours, sur la Terre, le plus court chemin entre deux points ! Voilà une vérité qui tient la route depuis longtemps ! De nombreuses petites et grandes vérités perdurent !

Ça : Tout cela n’est qu’approximatif ! Tu veux me dire que tu vas baser ta vie, ton avenir sur du sable ?

Moi : C’est évident que la vie est comme ça ! Regarde les habitants de la Californie. Cet état est promis, dans plus ou moins longtemps de se séparer en deux et de glisser tout bonnement dans le Pacifique ! Or, c’est l’état états-unien le plus peuplé ! Nous vivons tous sur une planète qui peut disparaître à tout moment.

Ça : alors tu dis comme moi ! Il n’y a rien de sûr et tout est faux ! Tout est illusion et chausse-trappe !

Moi : Si ce que tu dis était vrai, ce serait le chaos ! Or il y a chaos mais provoqué souvent par les humains eux-mêmes ! Quand je me couche le soir, je suis parmi les favorisés qui a un lit. Je me lève le matin et la salle de bain est bel et bien là et je peux, oui, me raser et me doucher ! Si tout était illusion, mon hygiène personnelle serait défaillante !

Ça : Cette fois, tu ne vas pas gagner sur moi, car tu sais très bien que toi-même est un être inconnu à lui-même. Le philosophe que tu présentes sur ton blogue, Pierre Bertrand, ne dis pas autre chose : l’identité n’existe pas ; nous ne sommes que des images. En nous, c’est le chaos.

Moi : Mais ça c’est au niveau philosophique ! Pierre lui-même a une identité de philosophe et d’enseignant et il est connu comme tel par les milliers d’étudiant/es qu’il a formé/s au cours de sa carrière.

Ça : N’empêche qu’à un niveau ou à l’autre, il faut douter de tout et on ne peut jamais se fier à rien ni personne.

Moi : … Pfft.