- Jane Goodall, une femme admirable !
Je n’ai pas vraiment d’idole. J’ai quelques héros et héroïnes et Jane Goodall est l’une d’elle. L’an passé en 2010, elle fêtait sa cinquantième année d’implication entière auprès de chimpanzés de Tanzanie, à Gombe, une réserve faunique sur le lac Tanganyika. Cette jeune femme arriva sur le site en 1960, encouragée pas l’anthropologue anglo-kenyan, Louis Leakey. (1)
D’emblée, s’étant donné une méthode systématique d’observation et de prise de notes, elle fait rapidement des découvertes qui bouleversent la science de l’époque. Elle découvre d’abord que les chimpanzés fabriquent et utilisent des outils dans leur recherche de nourriture. Pour « pêcher » des termites dans leurs nids hors terre, ils utilisent de longues branches fines avec concentration.
Cette découverte révolutionna la science car jusque là seul l’humain était sensé construire des outils. Si on définit l’homme comme l’être qui fabrique des outils, faudrait-il reconnaître les chimpanzés comme des humains puisqu’ils en fabriquent eux aussi ?
Jane découvrit aussi que ces singes n’étaient pas qu’herbivores mais aussi carnivores ! Devant tant de génie, Louis Leaky, son mentor l’inscrit au doctorat en éthologie. Elle accepta mais fut mal reçue par les bonzes dont elle bousculait les anciennes évidences. Elle s’accrocha et obtint son doctorat. Il faut savoir que cette femme n’avait aucune étude universitaire antérieure ! Elle était arrivée en Afrique avec un seul diplôme de secrétariat en poche ! Quelle audace, quelle ténacité et quelle force de caractère !
Mes héroïnes sont comme ça, pas modestes mais pas pompeuses non plus. Une femme qui a poursuivi un objectif gigantesque une grande partie de sa vie. Elle a aussi découvert que les chimpanzés peuvent être cruels et guerriers. Elle a connu un affrontement qui a duré 4 ans entre un clan qu’elle étudiait et un autre clan plus au sud. La guerre s’est poursuivie jusqu’à la suppression complète de tous les individus de l’autre clan. C’est dire comment les chimpanzés nous ressemblent beaucoup !
Jane s’est aussi impliquée judicieusement et avec beaucoup de tact auprès des populations environnantes qui par la déforestation menaçaient l’avenir des singes. Elle obtint la collaboration des villages et sans que tous les problèmes soient réglés, le pire fut évité. La reforestation fut amorcée.
Mme Goodall a formé des générations d’étudiants et étudiantes qui ont poursuivi son œuvre avec passion. Elle a créé une fondation et sillonné la planète pour faire connaître son travail et l’importance de préserver des zones sauvages.
Je ne suis pas un fanatique de la protection animale. Je suis parfaitement d’accord avec leur protection, bien sûr ! Mais j’ai une admiration sans bornes pour cette grande femme ! Si vous comprenez bien l’anglais, la lecture de cet article s’impose. Attendez-vous à chercher plusieurs mots ! Le niveau de l’anglais du National Geographic est élevé !
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(1) Toutes les informations sont tirées d’un article du National Geographic d’octobre 2010 http://ngm.nationalgeographic.com/2010/10/jane-goodall/quammen-text.html Cet article est écrit pas David Quammen.
Vous trouverez toutes les photos de ce reportage très captivant ici : http://ngm.nationalgeographic.com/2010/10/jane-goodall/gombe-photography
Les photographies récentes sont l’œuvre de Hugo Van Lawick