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sept 28

Que fait le « grand démocrate » P.E. Trudeau ?


Camille Laurin, père de la loi 101, Charte de la langue française au Québec

Camille Laurin, père de la loi 101, Charte de la langue française au Québec

1973. « Rapport de la commission Gendron sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques; elle recommande que le français devienne la langue commune des Québécois et qu’on francise le monde du travail. Ÿ La Gendarmerie royale du Canada vole par effraction à Montréal la liste des membres du PQ. On apprendra en 1992 que ce vol faisait suite à une demande du cabinet Trudeau (1)

1974. 31 juil. : la loi 22 (2) proclame le français langue officielle du Québec. Ambiguë et difficile d’application, jugée extrémiste par les uns et trop timide par les autres, cette loi mécontente la majorité francophone et la minorité anglophone.

1977. Adoption par le gouvernement Lévesque de la loi 101, qui va beaucoup plus loin que la loi 22 dans l’affirmation de la primauté du français. Regroupés dans Alliance Quebec, un groupe de pression largement financé par Ottawa, des anglophones contesteront la loi devant les tribunaux et réussiront au cours des ans à en faire invalider d’importantes sections.

1978. Profond mécontentement lorsque la compagnie d’assurances Sun Life annonce le déménagement de son siège social de Montréal à Toronto, prétextant que la loi 101 nuit à ses opérations internes. Elle perdra une part significative du marché québécois. Ÿ La Cour suprême du Canada décrète que seul le fédéral a compétence sur la télévision et la câblodistribution; ces dernières relèvent pourtant de la culture, qui est de compétence provinciale.

Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…

Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-haut ».

(1) paumier souligne et commente : quel beau pays démocratique! Quel beau pays hein! C’est-y pas édifiant ça du beau monde honnête comme ça? Des crapules oui!

(2) de Robert Bourassa

juin 3

Le sans-gêne infini d’une minorité majoritaire


Non mais quel culot de se considérer invisible! Quel sans-gêne! Les groupes de défense des Anglos veulent le beurre, l'argent du beurre et la crémière en plus!

Quel culot, quelle attitude effrontée, quelle provocation de la part des Anglos-québécois!

 

 

Je partage ici une lettre que j’ai l’intention de faire parvenir au Commissariat aux langues officielles de ce merveilleux plusse beau pays au monde. Cette lettre constitue une réaction à l’article de La Presse du 2 juin reproduit ci-haut.

Monsieur Graham Fraser, commissaire

Commissariat aux langues officielles du Canada

344, rue Slater, 3étage Ottawa

(Ontario)  K1A 0T8

 

Bonjour monsieur Fraser,

J’ai lu dans le journal montréalais La Presse d’aujourd’hui, 2 juin 2009, à la page A 9 un article intitulé : « Les Anglo-Québécois se sentent ‘invisibles’ »

 

Il semblerait que devant les plaintes répétées des groupes de défense de la minorité anglophone du Québec, vous entendiez analyser la présence et la représentation de cette communauté dans les médias québécois.

 

Je ne vous donnerez pas mon point de vue sur cette question précise. Par contre, pour qu’il y ait non seulement justice mais aussi apparence de justice, je voudrais que vous entrepreniez le même genre d’étude pour chacune des autres provinces canadiennes où non seulement la minorité française est invisible mais est aussi en train de mourir à petit feu ou à vitesse grand « V » selon les provinces.

 

Alors pour éviter d’être considérée comme une agence biaisée et favorable à une minorité plutôt qu’à l’autre, je vous recommande avec insistance de procéder à des études dans l’Île du Prince Édouard, en Nouvelle-Écosse, à Terre-Neuve, au Nouveau Brunswick, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie canadienne. Et pourquoi pas aussi au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon.

 

En procédant avec célérité vous atteindrez encore mieux un de vos objectifs stratégiques qui est de : « contribuer au développement et à l’épanouissement des communautés de langue officielle minoritaire au pays. » Le principe de la symétrie et de l’équité serait beaucoup mieux respecté de cette façon. Et l’épanouissement des minorités des deux langues officielles aussi.

 

Je vous remercie de votre attention.

Veuillez croire en mon intérêt majeur pour cette question.

 

J’ai signé!