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oct 31

- Le Devoir.

Posted on Lundi, octobre 31, 2011 in Journaux, Journaux ouaibe, Écrits

Je ne vais pas présenter ici une synthèse des cent ans du Devoir ! Ce serait dépasser mes capacités et mes connaissances. Je vais plutôt aborder mon nouveau rapport avec ce journal.

Dès mes études collégiales j’appris que Le devoir était un journal sérieux et je voyais souvent les élèves des classes plus élevées le lire à la bibliothèque qui offrait un coin journaux. Il me fallut attendre en Belles-Lettres pour me le procurer, si ma mémoire est bonne. Remarquez que c’était peut-être en Méthode ou en Versification ! Quelle différence ? Je le manipulais avec respect !

Je le trouvais ennuyant et l’actualité et la politique ne m’intéressaient pas encore à l’époque.

Plus tard je me mis à l’acheter tous les matins. J’y reviendrai une autre fois !

Pour le moment, je veux aborder mon nouvel abonnement au Devoir informatisé. Non, je ne reçois pas de copie papier. J’ai accès au journal dans 3 formats : sur le ouèbe, en format .PDF et en version informatisée dans un lecteur qui s’appelle « my virtual paper » (mon journal virtuel).

J’aurais dû m’abonner il y a des années mais je remettais. J’étais abonné à La Presse numérisée depuis 1 an. Je le suis encore. Je lis les deux journaux du début à la fin tous les jours ! Comme Le Devoir du lendemain est disponible vers 1 heure du matin, je le lis avant La Presse qui elle est disponible entre 3 heures et 4h30 environ.

Quel plaisir pour moi d’attendre Le Devoir vers la fin de ma journée d’éveil ! Quand ma « copie » retarde un peu, j’ai souvent accès à quelques articles en ligne. Je trouve ça cocasse d’ailleurs que les non abonnés aient accès à des articles avant même que les abonnés reçoivent leur copie ! Mais l’accès à plusieurs articles importants leur est refusé en tout temps. Alors c’est une mince consolation pour eux.

Première étape, j’ouvre la version PDF et je la parcours rapidement. Je la sauvegarde sur mon ordi pour y avoir accès dans le futur, au besoin. Je verrai plus tard si c’est vraiment nécessaire car j’ai accès à tout le contenu depuis 2002 et à plusieurs articles (avant 2002) par mois de l’entreprise qui achète le contenu et vend des cd. Non, je ne ferai pas de pub pour ! Je ne les aime pas !

La deuxième étape, c’est l’ouverture du journal dans le lecteur en ligne nommé plus haut. C’est là que je peux lire vraiment le journal avec le plus de facilité. Je peux le lire tel qu’il se présente dans la copie papier en zoomant sur les articles et en cheminant en lisant ou encore, en cliquant sur le titre de l’article, je peux le lire dans une fenêtre distincte, tout d’une traite, c’est-à-dire en évitant les coupures des renvois qui sont nombreuses dans Le Devoir.

Et tout cela sans me mettre de l’encre partout sur les doigts et mes habits !

Lisez-le ! C’est le mieux orienté de nos quotidiens !

juil 15

Les enfants de la presse papier

Posted on Mercredi, juillet 15, 2009 in Esthétique, Journaux ouaibe, Médias papier, Écrits

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Il y a les enfants de la télévision et ceux de l’Internet. Je réclame pour ma part être un enfant de la presse papier.

Je me souviens du plaisir immense, les samedis, d’aller chercher La Patrie et Le Petit Journal (1) au restaurant du coin. C’était avant l’arrivée des dépanneurs. C’est vous dire que je ne suis pas de la dernière ondée. En arrivant à la maison, j’étalais ces journaux sur la table de cuisine et ma sœur et moi lisions chacun notre cahier de bandes dessinées car les deux tabloïds en offraient. Il me semble que c’était dans la bande de La Patrie que Jacques le Matamore trônait en première page. Cet intrépide personnage voyageait dans sa toupie du temps et visitait des mondes merveilleux et dangereux.

Une fois les deux cahiers avalés, j’aimais bien tourner les pages de ces journaux et lire des articles. Malheureusement, je ne me souviens de presque rien. J’ai complètement intégré ces lectures dans mon être profond et elles sont parties de moi comme tout le reste. Le seul journaliste dont je me souviens dans Le Petit Journal portait des verres teintés et écrivait des papiers sur les sports si je ne m’abuse. Tourigny ? Sévigny ? Il avait un nom de cette consonance en tout cas.

Je ne m’habitue pas aux journaux qui s’offrent sur l’Internet. Je n’aime pas lire le journal sur l’Internet. Pour plusieurs raisons. La première, c’est que le journal de papier a une première page et une dernière. Tu sais, en cours de lecture où tu en es. Tu peux évaluer combien de temps il te faudra pour arriver au bout si tu lis tout. Sur l’Internet, tu ne sais jamais où tu es rendu. Que ce soit la cyberpresse ou Le Devoir ou le New York Times, tu ne sais pas si tu lis tout ce qu’il faut lire. Tu ignores souvent où tu en es.

Lorsque tu lis un journal papier comme Le Devoir ou La Presse, tu remarques qu’ils ont une odeur bien à eux, une sensation très particulière au toucher qui a changé avec les années à cause des améliorations apportées à la qualité du papier pour ce qui est de La Presse, par exemple. Rien de ces sensations pour nos sens sur l’Internet. À moins de posséder un écran tactile, ce qui n’est pas mon cas encore, tu es privé de l’usage de deux sens importants chez les humains : le toucher et l’odorat. La lecture d’un journal couché sur le papier est une expérience multi sensorielle ! Les jaloux rétorqueront qu’ils ne se remplissent pas les doigts d’encre en lisant leur journal sur l’ouaibe, ils ont raison. C’est un des grands défauts du journal écrit surtout lorsque tu fais ton ménage toi-même sans l’aide d’un serviteur.

Le journal papier est esthétique. Il présente des titres petits et grands, des encadrés, des trucs d’imprimeur dont je ne connais même pas le nom ! Il est composé de colonnes étroites ou larges ; les articles commencent quelquefois par une lettrine svelte ou grasse. Bref, le journal papier affiche une mise en page. Là-dessus, l’Internet est NUL. Les mises en page sont rarement soignées et attrayantes. On a toujours l’impression de manquer quelque chose dans l’article ou le paragraphe d’à côté. Je déteste la présentation de la plupart des journaux ouaibe. Il y a toujours ces colonnes de droite et de gauche qui distraient ton œil car elles ne sont pas délimitées pas des bordures comme dans les journaux papier.

Il y a évidemment, l’énorme désagrément du papier qui s’accumule. Sur les tables, dans les vestibules, dans les sous-sols, dans les paniers, dans les salons, etc. De plus, même si on recycle ce papier, c’est du gaspillage de ressources, j’en conviens.

Pour toutes ces raisons et ayant sur le tout mûrement délibéré, je me suis abonné à des journaux virtuels. Au sens où j’achète le journal en ligne, par l’Internet mais c’est une version identique à la version papier ! Je perds les sensations olfactives et tactiles mais j’ai tout le reste. Et dans ce reste, il faut inclure des références gratuites à des suppléments Internet de ces journaux. Génial !

Je suis heureux ainsi !

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(1) À ne pas confondre avec le journal français du même nom qui s’est éteint en 1944.