La suite au bout du monde

Le joli Calculot nous remit ensuite entre les mains d’Alexandre, le guide de Parcs Canada sur l’Île du Fantôme. Notre guide allait nous entretenir de la flore toute spéciale de l’Île. Nous devions marcher dans un sentier balisé de pierres et ne pas nous en éloigner de peur d’abîmer des plantes très fragiles, particulièrement sur les rives de l’île, là où les vents, les vagues et les glaces compliquent davantage la vie des plantes.
Malgré la rigueur du climat, l’Île contient quelques 450 spécimens végétaux alors que la « terre ferme » en compte quelque 350. Une richesse donc !
En revenant au Havre, il faisait moins froid car nous avions le vent dans le dos plutôt que devant.
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Un des éléments qui surprend le plus au Havre, c’est l’ubiquité du drapeau acadien, sous toutes les formes ! Bonshommes de jardin, roulottes, beaucoup d’objets sont aux couleurs acadiennes, sans oublier les panneaux de rue ! Les habitants refusent pourtant de se dire Acadiens. Ils s’appellent des « Cayens » même si les 6 premières familles qui s’y installèrent en 1857 étaient acadiennes et provenaient des îles de la Madeleine. Je fouillerai cette curiosité lorsque j’y retournerai.
Quand il pleut ou qu’il fait trop froid pour courir les Îles, il faut visiter la Maison de la culture Roland-Jomphe. Roland était un poète et a publié plusieurs livres disponibles à cette Maison. Ce musée nous propose une remontée dans le temps des débuts de la colonisation blanche de la région jusqu’à maintenant. Intéressant. On nous dit que la visite dure en moyenne 45 minutes à 1 heure mais il faudrait plusieurs heures pour tout voir et tout lire ! C’est une vraie richesse historique et culturelle.
Deux restaurants parmi les meilleurs au Havre-Saint-Pierre, particulièrement pour les poissons et fruits de mer locaux : chez « Julie » et la « Promenade ». Délicieux malgré le décor ordinaire. Côté fast food, le Minganois, propriété de Denis et Danny et animé par la formidable Natacha, est im-bat-ta-ble ! Les frites sont parfaitement cuites et les hot dogs délicieux. Les trois lurons sont très sympathiques. Danny et Denis sont aussi proprios du restaurant les Délices, juste en face du centre de Parc Canada où acheter les billets pour les excursions.
Pour ma part, je passerais bien quelques semaines au Havre, histoire de mieux connaître tout le monde.
Presque au bout du monde.

Notre beau bateau d'excursion dans les îles de Mingan
Dans les kilomètres à l’approche de HSP (Havre-Saint-Pierre), on ne peut manquer ces vastes étendues où ne poussent que quelques buissons rabougris. Ce sont les tourbières, des épaisseurs de végétaux courts qui couvrent souvent de l’eau. C’est là aussi que pousse la célèbre chicoutai ou plaquebière. Quel plaisir de voir pour la première fois de ma vie une tourbière. Lorsque j’ai découvert ce type d’environnement dans un cours de géographie physique, dans les années soixante ma curiosité a été piquée. Elle est enfin satisfaite !
On quitte la 138 pour aller rejoindre la ville construite sur le littoral du fleuve. Les maisons sont modestes, presque toutes blanches. Nous avions réservé à l’hôtel du Havre. Chambre assez grande, lits aux matelas confortables (et oui, à mon âge, ça compte !), Internet sans fil haute vitesse ! Et dire qu’il n’y avait même pas ça dans la ville des sculpteurs Bourgault ! Ici, c’est disponible à plus de 1000 km de Montréal ! 1 à 0 !
Sans même défaire nos bagages, nous nous précipitons vers le port pour acheter nos billets afin d’embarquer sur le Calculot cette après-midi même. Nous avons beau être partis des Sept-Îles ce matin, être rompus, nous voulons voguer vers les Îles Mingan drê là ! Un jeune d’environ 13 ans nous vend nos billets, bien à l’aise dans son kiosque de l’édifice de Parcs Canada. La reine du petit port. Les quais sont rassurants pour un marin des villes !
Le Calculot est un oiseau appelé macareux moine que les « Cayens » appellent ainsi ; au temps de Jacques Cartier, on l’appelait « carculot ». Il trône au bout du quai, fièrement et tout propre. J’apprendrai lors de la randonnée que le co-capitaine l’a construit en 9 mois avec son père. Complètement sauf pour quelques soudures spéciales. Des gens débrouillards, vous dites ? Oh que oui !
Le Calculot avale prestement ses quarante quelques passagers et nous voici en route vers deux îles au-delà d’une des plus grandes, celle appelée île du Havre d’où la ville tient son nom. Assis sur le pont supérieur, je sens rapidement la morsure du vent du large. Il faut des vêtements chauds pour vivre ce périple bien qu’une grande cabine protège les imprudents. Notre co-capitaine commente sur chaque île que nous croisons révélant faits et cocasseries.
Nous arrivons bientôt à notre première île à visiter : Niapiscau ! Une jeune guide de Parcs Canada nous attend pour nous introduire aux monolithes qui parsèment le rivage. Que j’aime voir nos jeunes se préparer à la relève en assumant des emplois, ma foi, exigeants ! J’ai oublié son nom mais elle a animé le groupe comme une pro, avec assurance et compétence.
Grâce à elle, je sais presque tout des monolithes mais je vous laisse le découvrir par vous-mêmes ! Elle était tellement bien informée qu’un géologue à la retraite a tout confirmé !
Suite à la prochaine île !

Une ribambelle de noms plus poétiques les uns que les autres !

Une des magnifiques plages de la Côte-Nord
De nombreuses plages de sable fin, désertes, offertes aux plus désireux de plonger dans les eaux souvent très confortables de notre grand fleuve ; permettez-vous d’ajouter un bémol : les affirmations sur la température de l’eau me viennent d’une amie. C’est donc du ouï-dire.
À Colombier, Betsiamites, Baie-Comeau, Franquelin, Godbout, Baie-Trinité, les Islets Caribou, Pointe-aux-Anglais, Port Cartier, Sept-Îles, Moisie, Maliotenam, Sheldrake, Rivière-au-Tonnerre, Magpie, Rivière-Saint-Jean, Mingan, Havre-Saint-Pierre, Baie-Johann-Beetz, Aquanish et Natashquan. Toutes des villes et villages où j’irais vivre demain matin. Non seulement parce que je suis tombé en amour avec les noms des lieux ! Seulement 3 noms à référence religieuse ! Mais aussi parce que c’est beau et qu’il y a partout des coins superbes. Seul l’hiver m’en empêche…pour le moment.
Les seuls villages où je ne suis pas allé : Aquanish et Natashquan. Nos objectifs étaient assez ambitieux pour une seule semaine : visiter les îles Mingan en embarquant au Havre, comme disent les « Cayens » (1) et le Jardin des Glaciers à Baie-Comeau.
Je suis enfin allé dans cette partie du Québec dont j’entends parler depuis ma jeunesse et je n’ai pas été déçu…Oh, ma seule déception est d’avoir manqué de temps pour tout voir. C’est vrai que Charlevoix est une belle région mais la Côte-Nord a quelque chose de plus, vu de la route 138 en tout cas ! J’y retournerai sûrement.
J’ai appris à dire bonjour en innu. C’est un début ! Kéké !
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(1) Je reviendrai à cette appellation dans un billet sur Havre-Saint-Pierre.
L’amitié
L’amitié est proche de l’amour. On aime une amie. Qu’est-ce qui fait qu’on ne passe pas de l’amitié à l’amour toutes les fois ? J’ai l’impression qu’on passe de l’amour à l’amitié plus facilement. On s’attache à une amie, on fait plaisir à une amie, on sort avec elle. On s’occupe d’elle. Une telle est notre meilleure amie. On fête son anniversaire. On veut être avec elle souvent parce qu’on est bien en sa présence. On peut la trouver belle et désirable en lui disant ou non mais il ne se passe rien le plus souvent.
L’amie (ou l’ami) a besoin ? On est là. Elle est malade ? On lui apporte du réconfort, de la soupe chaude, des médicaments ou un petit cadeau. On est là lorsqu’elle a besoin mais pas toujours. La différence avec l’amoureuse, c’est qu’avec cette dernière, on est toujours là en principe. Si on accordait plus d’attention à l’amie qu’à l’amoureuse, cette dernière se rebellerait avec raison. Et d’ailleurs, y a-t-il vraiment des amoureuses (ou amoureux) qui acceptent la présence d’une amie réelle ? C’est loin d’être sûr. Si je pense aux amoureuses que j’ai connues, une seule aurait accepté d’emblée la présence d’une ou de plusieurs amies dans ma vie. Toutes les autres auraient été jalouses. Et moi aussi je crois.
L’amitié avec les personnes du même sexe est mieux perçue que celle avec une personne du sexe opposé. Je suis sûr qu’il existe de nombreuses exceptions à cette règle non écrite. Comment deux êtres de sexe opposé qui s’apprécient, s’aiment, s’ennuient l’un de l’autre, s’aident, s’épaulent, etc. n’en viennent-ils pas à faire l’amour ensemble ? S’ils ne le font pas, c’est à mon humble avis tout simplement parce qu’on a sacralisé l’amour dans notre société libérée de la religion mais pas de ses normes.
J’ai une amie que j’aime beaucoup. Je l’apprécie, je la trouve belle, je la trouve bien faite. J’aime ses yeux, j’aime sa tête. Elle est mignonne comme tout. Elle est drôle, attachante, charmante. Elle a une voie douce. Elle peut être dure et forte mais elle est douce avec moi. Elle ne le sait peut-être pas mais j’ai remarqué qu’elle a de belles fesses rondes. Elle est gentille avec moi. Elle a la peau très douce. Son intelligence est d’une vivacité rare. Elle me devine, elle sait d’avance des choses.
Je pense bien que je l’aime. Mais pour le moment, je me laisse n’être que son ami « gay ». Elle me fait confiance et elle a raison parce que jamais je ne lui ferais de mal volontairement. C’est une femme sensible et aimante. Elle a connu plusieurs hommes mais seulement quelques grands amours. Ce soir, c’était notre première rencontre.
Un voyage dans l’Évolution !

Le traversier de Rimouski à Forestville mériterait de meilleures directions pour s’y rendre. Il faut en effet avoir l’œil vif et précis pour atteindre son quai. Mais comme nous a dit la « placeuse » en chef : « Ben vous y êtes quand même ! »
Nous étions les premiers arrivés sur le quai ; cinq rangées de véhicules se sont graduellement remplies jusqu’à l’heure du grand départ à 11h45. Les premiers arrivés n’étaient pas destinés à être les premiers dans le ventre exigu du navire CNM Évolution. Les placeuses doivent tenir compte des gabarits des véhicules pour déterminer l’ordre de classement. La hauteur maximum des véhicules est fixée à 2,16 mètres. Les gros camions sont donc exclus.
Une fois placé dans le navire par des placeurs, l’espace pour circuler est tellement étroit qu’il faut se contorsionner pour aller rejoindre ses passagers sur le pont. Mais combien ces petits inconvénients seront-ils récompensés par le plaisir de cette traversée !
Le fleuve s’étend sur 48 kilomètres à cette hauteur. À 30 nœuds à l’heure, il faut donc une heure pour atteindre Forestville.
Même s’il n’y a pas encore de grosses vagues, l’Évolution tangue et roule tellement que je ne peux plus avancer sans me tenir. En sortant de la cabine, je cherche un appui pour avancer vers le pont de tribord. Une femme assise là m’implore de ne pas tomber sur elle ! Non, mais quel culot ! Pfft.
En saisissant une structure haute du navire, je réussis à me balancer d’un bras à l’autre, comme un singe, jusqu’au bastingage. J’y vois un homme, seul, les lunettes toutes embrouillées. Je comprends vite que le bateau soulève des embruns qui s’abattent sur tout ce qui bouge. Quel plaisir, quels frissons n’ai-je pas ressenti !
Vers le milieu de la traversée, pendant environ 15 minutes, le traversier, prenant les vagues de revers, titube dangereusement à mes yeux de marin d’eau douce. Une seule fois, je nous ai crus perdus !
Cette traversée de notre majestueux fleuve demeurera imprimée dans mon cerveau jusqu’à ma mort. C’est le début de cette semaine de vacances sur la Côte-Nord !
J’ai dit ! :)
Le tigre

Le rêve de Pablo Picasso. Source: http://www.productionmyarts.com/arts-et-marche/oeuvres/top-100-picasso-reve-fr.htm
Il se souvenait bien maintenant que c’était son ex, Catherine qui était assise dans le lazy-boy au salon et le regardait avec un air de satisfaction et de défi à la fois. Il n’en croyait pas ses oreilles et bientôt ses yeux qu’elle se soit procuré un tigre adulte qui allait vivre avec eux. C’est du moins ce qu’elle semblait vouloir lui laisser entendre car elle ne parlait pas. Il comprenait toutes les pensées qu’elle lui adressait.
Il ne se voyait pas côtoyer ce monstre assoiffé de sang. Qu’avait-il donc fait pour mériter d’avoir à partager son logement et sa vie avec ce grand félidé, le plus féroce et sauvage ? Cathou ne voulait pas lui dire. Elle semblait, comme toujours, douce et sensuelle.
Il ne revit plus Cathou mais vivait complètement effrayé, passant d’une pièce à l’autre pour chercher refuge dans l’endroit le plus sûr. Il était pris par une panique indescriptible. Il ne vit pas le tigre en réalité mais il l’imaginait seulement. Il l’entendait rugir. Il savait qu’il pourrait facilement enfoncer une porte…
Dans un autre tableau de son rêve, une autre ex s’occupait du tigre. Ilse, la mère de ses enfants, était très heureuse de nourrir et de choyer ce grand prédateur à la fourrure rousse rayée de noir. Il se dirigea vers la cuisine et en entrant vit une lumière témoin bleue clignoter. Il revint le dire à Ilse qui semblait parfaitement comprendre ce que cette lampe faisait là et qui se leva pour aller voir le tigre qui, cette fois, était dans le garage derrière la maison.
Quelque temps plus tard, ce fut un clignotant rouge qui s’alluma au même endroit, dans la cuisine, sur le côté du comptoir abritant l’évier. Il en fit part à Ilse qui se leva brusquement pour se diriger vers la cour arrière. Le poste de télé était ouvert et il voulait entendre ce qu’elle allait faire dans le garage. Il essaya de fermer le son mais n’y arrivait pas. La table du salon était jonchée de manettes et il maudit la technologie envahissante dans cette maison qui l’empêchait de prendre connaissance des phénomènes graves qui s’y produisait avec l’introduction de cet animal peut-être menacé mais aussi extrêmement menaçant. Il crut qu’Ilse était allée lui porter sa ration de viande crue.
Lorsqu’elle revint, il lui demanda comment le tigre réagissait une fois nourri. Elle lui répondit, sourire tout épanoui, qu’il lui mettait les pattes sur les épaules, lui léchait le visage et la poussait par terre pour se blottir contre elle. Elle l’entendait ronronner à l’expiration !
Il fut heureux de voir que ce n’était qu’un rêve mais se demande ce qu’il a bien pu faire pour mériter ce traitement. Aussi, il avait oublié plusieurs éléments secondaires et une suite de détails consécutifs. Dommage.
La réponse d'IKEA Canada à mon billet d'hier.
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IKEA ne niaise pas avec le puck!
J’ai écrit hier au service à la clientèle et je reçois une réponse cet après-midi.
Le contenu de la réponse me satisfait puisque les produits affichés en suédois sont en fait des noms propres. Pas de bataille de langues à l’horizon !
Comme promis, je copie intégralement la réponse très diplomate du service à la clientèle.
« Bonjour M. p******,
Merci d’avoir contacté IKEA Canada. De la part d’IKEA, nous apprécions le temps que vous avez pris pour partager avec nous vos impressions au sujet de notre service en magasin.
Les inscriptions en suédois que nos clients voient en magasin sont en fait les noms des produits. Chaque produit IKEA a un nom propre qui correspond au nom d’une ville, d’un village ou d’une région en Suède. Ces noms désignent les séries de produits, alors que les numéros d’article désignent un article en particulier dans une couleur précise.
Votre opinion, ainsi que celle de tous nos clients, est importante pour nous. Encore une fois, nous vous remercions d’avoir communiqué avec nous.
N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations.
Merci de choisir IKEA pour vos besoins d’ameublement et de décoration.
Sincèrement,
Le Service à la clientèle d’IKEA Canada »
Chose promise, chose due !
Ils ont beau s’appeler IKEA, ils ne sont pas en Suède ici !

Je sais. Je m’attaque à un gros calibre. Les femmes adorent ce magasin « in » et « cool ». Je ne le déteste pas du tout non plus. J’y ai même trouvé un beau meuble de rangement jaune avec des portes vitrées qui trône tout à côté de mon entrée.
Par ce beau dimanche matin tristounet et pluvieux, des milliers de Québécoises et québécois vadrouillaient dans les sentiers balisés du méga magasin. Des gens entraient comme des files de fourmis incessantes. Pour paraphraser Zola, l’endroit pourrait s’appeler « Au bonheur des dames et des hommes. »
C’est vrai qu’on y trouve de très belles choses, des idées géniales, des produits aux lignes irrésistibles et tout le reste.
Pourtant…pourtant. Suis-je le seul à avoir remarqué ça ? Peut-être pas mais je sens les clients tellement ébahis par la marchandise qu’on en oublie nos bases. Une de ces bases, c’est que nous sommes Français et non Suédois. Or de nombreuses affiches annonçant les produits sont bilingues avec le terme suédois écrit en gros et le terme français écrit en beaucoup plus petit. Or ce n’est pas ce que la Charte de la langue française du Québec prévoit. Il est peut-être « mode » de parler le Suédois mais je défie quiconque de me citer 5 noms de produits en suédois par cœur sans tricher.
Cette charte, je m’y tiens, prévoit du français en gros et de l’anglais en plus petit. Si IKEA veut ajouter du suédois pour probablement .02% de la population ou moins qu’ils le fassent mais en respectant nos lois. Nous voient-ils arriver en Suède et afficher en français et en suédois en 4 fois plus petit ? Ce ne serait pas convenant de notre part. Pourquoi IKEA se permet-il cette inconvenance ?
J’envoie ce billet à l’entreprise et je reviendrai avec la réponse si on daigne me répondre.
J’ai dit ! (sans rire)
{P.S. Qui l’eut cru ! Me voici à la défense de l’anglais, par défaut !}