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juil 31

L’attente.

Posted on Samedi, juillet 31, 2010 in Attente, Écrits

Quel pourcentage de notre vie se passe à attendre ? Ça commence dans le ventre de sa mère et ça dure en général 9 mois ! Ça se poursuit en attendant le boire, tellement qu’il faut pleurer et crier pour l’obtenir. Pourtant ces attentes ne sont pas vraiment conscientes. Nous les connaissons par ouï-dire.

Les premières attentes que j’ai dans mes souvenirs se situent sur la rue. C’est l’automne tard et je suis appuyé sur une clôture de métal dans une rue immensément large. Le temps est frais. Je n’ai pas froid mais les temps froids s’en viennent. Qu’est-ce que j’attends ? Qui est-ce que j’attends ? Je ne me souviens pas. Ce n’est pas désagréable mais long. J’observe.

Attendre l’autobus, attendre à la caisse ou la banque quand tu n’as que le jeudi soir pour y aller. Attendre à l’urgence quand ton enfant est malade ou s’est blessé. Attendre son tour, attendre la réponse relative à un emploi que tu as postulé. Attendre de passer à la caisse de l’épicerie. Attendre la naissance de son enfant. Cette dernière a été pour moi la plus intense et la plus joyeuse à la fois.

Attendre le feu vert. Ce n’est pas si long mais additionnez toutes les attentes du feu vert et ça devient beaucoup de temps. Attendre son tour pour parler dans une assemblée publique. Attendre que le film ou le spectacle commence. Fébrile !

On dit aussi avoir des attentes à l’égard de telle ou telle personne mais cette attente est d’un autre genre. Attendre que la toilette publique se libère. Attendre en file au restaurant. Attendre le bus ou le métro. Attendre que son repas soit prêt. L’attente de l’être aimé. « Lorsqu’on doit voir le soir la femme qu’on aime, l’attente d’un si grand bonheur rend insupportables tous les moments qui en séparent. » Stendhal, De l’amour, xxiv.

Certains attendent même la mort qui n’arrive pas. Ma mère « vit » comme cela. Elle doit trouver le temps extrêmement long. « Mon Dieu, venez me chercher je vous en prie, répète-t-elle en boucle depuis des années. » Atroce.

Je pourrais passer pour un pauvre misérable en racontant le fait suivant. À chaque fin de semaine où j’étais seul à Chambly avec mon père, il m’amenait à l’hôtel Mon Repos. Il me laissait dans la voiture stationnée et partait pour longtemps. 1 heure, 2 ? Je ne sais pas. Je n’avais pas de montre à l’époque. Cruel ? Non. Je ne souffrais pas. J’étais juste inquiet qu’il boive trop et fasse des conneries. Il avait pris le soin de m’amener choisir des bandes dessinées états-uniennes que je lisais pendant tout ce temps. C’est ainsi que j’ai appris le slang états-unien et la langue populaire.

Il y a des attentes où on perd son temps. D’autres où on apprend ; d’autres qui nous permettent de réfléchir. Et depuis quelque temps, je tweete en attendant ! On ne peut pas conclure que toute attente soit du temps perdu !

J’ai dit !

juil 30

Research in motion (RIM) croit que son Blackberry est parfait ? Tiens-toé !

Posted on Vendredi, juillet 30, 2010 in Blackberry, Écrits

Ne cherchez pas de points positifs ici. RIM est bien assez capable de s’auto-encenser. Ils n’ont pas besoin de ma plume. S’ils la veulent, ils la paieront cher ! Alors pour l’apologie, on repassera ! Mon but est que le produit s’améliore, point barre.

- Le logiciel qu’on installe sur son ordi pour transférer des données de part et d’autre est lourd et lent comme un ours encore endormi.

- La logique des applications à installer ou installées est loin d’être parfaite. Ainsi, Twitter se retrouve dans « téléchargements » et Facebook dans « applications » Allô !

- La capote en plastique qui est vendue avec le BB Gold 9700 est trop grande. On doit réinsérer l’appareil régulièrement.

- La méthode pour obtenir les voyelles accentuées est vraiment farfelue. Il faut peser sur la voyelle tout en sélectionnant le bon accent avec le pavé tactile. Un exercice risqué à reprendre quelquefois trop souvent. À modifier au plus vite svp !

- L’application des cartes (géographiques) sur le BB Bold 9700 est vraiment poche. Difficile à utiliser, longue à donner des résultats. La même app sur mon vieux Pearl était meilleure.

- Pourquoi fallait-il qu’il y ait un « centre d’applications » et un « Blackberry app World » Je croyais que les Canadiens avaient davantage de sens pratique !

- Le gars ou la fille ou l’équipe qui a pris les décisions concernant les catégories derrière les beaux icones (une fleur en passant) devait être sur un euphorisant quelconque !

- J’ai beau mettre les sonneries les plus criardes que je peux, je n’entends pas mon téléphone s’il est dans ma poche (l’été). L’hiver, je comprends ! On en a lourd sur le dos. Mais l’été ? Il faut que j’aie le téléphone dans la main pour l’entendre sonner. En mode normal, en n’importe quel mode. Je n’ai pas une main « téléphone intelligent ». Je m’en sers au besoin seulement de mon tel. !

- Comme je l’entends mal, je manque le plus souvent mes appels. Chiant lorsque ce sont des appels importants. Je n’ai pas acheté votre bébelle juste pour jouer ou Twitter !

- Régulièrement, lorsque je suis en train de rédiger un message pour Twitter, le message gèle. C’est frustrant car soit je le perds, soit je dois attendre de longues minutes pour le récupérer. #fail

Voilà. Je reviendrai avec des trucs plus spécifiques au besoin.

juil 29

Courts poèmes urbains-sept

Posted on Jeudi, juillet 29, 2010 in Poésie, courts poèmes urbains, Écrits

- Je dois aller déjeuner avec mon ancien prof de géométrie mais je n’arrive pas à le rappeler ! Je me sens obtus ! :)

- tu as pris une mauvaise tangente ? Emprunte la perpendiculaire, tu t’éloignes rapidement !

-Les fins de semaine devraient être au milieu de la semaine. Ça la couperait en deux et la rendrait plus facile à avaler !

- Il y a tout ce qu’il faut dans le monde pour être malheureux tout le temps. Il faut construire son bonheur et s’y tenir malgré les vagues.

- Des fois, il faut protéger la petite flamme du pilote ! ;-)

- C’est rendu que lorsque je parle à ma soeur, je l’appelle @Monique. Elle trouve que je vieillis mal…#DimancheAdmission

- Une bonne amie à moi, au terme de « fuck friend » préfère celui d’ami câlin. C’est fichtrement plus joli ! :) )

- Le vent d’ouest / apporte / l’orage estival. #haïku

- Pour le moment / l’orage passe / tout droit !  #haïkujr

- Si j’étais satan, je t’accorderais le coin le plus noir de l’enfer pour que tu y assouvisses tes sombres désirs! :)

- Remarque qu’il y a beaucoup de plaisir aussi à déroger aux règlements ! :P (J’en sais quelque chose !)

- Mais te connaissant un peu après tous ces tweets, je sais que (ton âme) c’est trop cher payé pour un être de liberté comme toi !

- Et nous revoilà avec l’ubiquité ! En tant que ton biographe je dirai : »C’était un thème récurrent chez cette auteure suave. »

- Venez entendre et voir le string post-moderne de @crapules ! http://bit.ly/aQkkua LE show du premier quart du siècle !

- Les allées sont venues et rondes dans mes poches défoncées fréquemment.

- Ses yeux occupent mes moments tout le jour que la ronde trinque avec le chapeau mou. Dans ce cas, la vague déferle sur ses cuisses de patineuse bien entraînée.

juil 28

Elle et Scarlatti, Domenico.

Posted on Mercredi, juillet 28, 2010 in Amitié, Amour, Domenico Scarlatti, Musique, Poésie, Écrits

Quand j’entends Scarlatti, mes sentiments se mêlent, mes émotions s’embrouillent. Je perçois des images de mélancolie et d’autres d’une suave beauté. Je la vois, je nous vois enlacés et heureux, tendresse et cajoleries échangées avec grâce et générosité.

Elle m’enserre entre ses bras forts et je le lui rends bien ! J’aime quand elle couine un peu comme une chatte serrée trop fort, mais pas trop quand même ! C’est un thème récurrent chez moi !

À d’autres moments Scarlatti suscite ma joie pure et complète. Il se transporte sur un clavier comme une belle feuille de chêne bleu poussée par un vent fou. Ses pièces allegro l’emportent en brillance mais ses andante langoureux sont ceux qui me chamboulent le plus.

Je la regarde mieux après une heure ou deux et je vois ses traits fins et rieurs m’apparaître dans toute leur beauté. Je rêve qu’elle est à moi mais elle ne peut être qu’à elle-même. Elle s’appartient en propre et est tellement originale et excentrique qu’elle ne peut être prise en entier.

Au pianoforte ce k. 329 est une vraie allégresse mise en triples croches sautillantes et vibrantes ! Au clavecin, le 272, c’est l’aisance et l’élégance faites musique.

Elle met sa main sur mon épaule ou sur mon bras et je fonds littéralement et deviens un nain pour quelques secondes. Sa main est chaude et douce et lorsqu’elle prend la mienne pour la poser sur son sein, je deviens un géant triste d’avoir perdu tant de temps si loin d’elle.

Ses belles fesses rondes sont douces et soyeuses et son dos d’une sensibilité exquise. Elle frissonne et gémit à chaque caresse que je lui offre avec amour. Quand elle se donne, elle se donne totalement, sans compter, sans mesquinerie.

Son andante, k. 472 s’offre comme une leçon pour amateur mais culmine dans un exercice de style étonnant. L’allegro molto qui suit, k. 473 en si bémol majeur sautille sur un fil comme un oiseau au printemps.

Ses seins, ô ses seins sont généreux et couronnés de tétons si mignons qui goûtent le lait. J’aime les lui lécher et mordiller tout en stimulant son clitoris. Elle glousse et gémit. Elle m’excite et je lui enfonce mon pieu par derrière. C’est la fête des sens.

Je l’attends. Elle revient aux trimestres maintenant, pas comme les rapports d’entreprises mais comme les saisons de nos vies qui battent la mesure en harmonie sans diapason.

juil 26

Où aller, que faire comme je suis invisible ?

Posted on Lundi, juillet 26, 2010 in Fiction, Écrits

Je me suis éveillé comme d’habitude ce matin avec le réveil de mon vieux Pearl. Non pas que je ne veuille pas profiter de ma retraite au maximum mais je ne veux tout de même pas m’éveiller au beau milieu de l’après-midi. Je n’en fais pas une question morale mais je vois cela comme un laisser-aller, une dégénérescence qui accentue mon vieillissement.

Je me dirige vers la salle de bain pour me rafraîchir un peu malgré la clim qui ne fournit pas en ces jours de canicule. La surprise est de taille : aucun reflet de moi dans le miroir ! Aucun doute, je suis bien vivant, je suis bien là mais je suis invisible ! Le plus fou de mes rêves est réalisé. La surprise passée, il faudrait maintenant que je vérifie si cette invisibilité n’est pas que temporaire.

J’emprunte l’ascenseur pour aller au rez-de-chaussée. À cette heure du jour, 9 heures, il y a toujours du monde. Soit des résidents ou des employées. Je vois des dames que je connais. Je leur fais des signes mais elles ne me voient pas. Je vais me mettre dans un coin du hall d’entrée et je crie. Toutes les têtes se tournent. Les femmes sont effrayées car elles ont bien entendu ma voix mais personne n’est là.

Je m’avance vers le bureau de l’administratrice. Elle est bien là, assise devant son ordi. Je frappe sur sa porte ouverte. Elle se tourne et ne me voit pas puisqu’elle fait un air de surprise et se lève pour voir qui a bien pu frapper à sa porte. Je fais parade juste à temps pour éviter qu’elle ne me rentre dedans. J’ai beau être transparent, je n’en suis pas moins matériel.

La preuve est faite ! Qu’est-ce que j’ai le goût de faire avec cette invisibilité ? Resquiller une place dans les spectacles qui m’intéressent le plus en ville ? Aller voler des bijoux dans une bijouterie ou des dollars dans une banque ? Je ne suis pas un voleur. Pourquoi sont-ce ces idées qui me viennent en premier ?

Me faufiler dans la chambre des femmes que je trouve belles pour les voir nues ? Je ne suis pas un voyeur !

Aller chez mon fils et son amie voir les enfants vivre et voir la poésie de leurs gestes ? Ça oui ! Je le ferais bien !

J’irais voir des personnes en attente de la mort et leur parlerai comme si j’étais un ange. Cela leur fera un bien fou et ils pourront mourir sans craindre la mort. Je ne vais pas promouvoir mon athéisme. Je vais partir de ce que les personnes croient et je vais inventer les plus belles images ! Si elles ne croient pas, je vais les conforter dans leur athéisme.

Voilà ! J’ai trouvé ma voie d’homme invisible !

juil 25

Auto-portrait de @regardezlamusik, Marie France

Posted on Dimanche, juillet 25, 2010 in Marie France L., Peinture, Peinture québécoise, Écrits

Le magnifique Auto-portrait de Marie France.

On dirait que ses yeux ne regardent pas la peintre mais quelqu’objet plus bas à sa gauche. La femme toute détourée de noir porte une robe noire comme l’auteure porte si bien. La belle grande chevelure tirant vers le blond est abondante et le cheveu semble fort. Cette coiffure donne le ton à l’ensemble de l’œuvre par son mouvement et son intensité.

La coruscation de l’arrière-plan rouge révèle la vivacité de l’artiste et le rappel de ce rouge sur ses lèvres, ses boucles d’oreille et le médiator pendu à son cou le dit bien. Remarquez l’équilibre ingénieux du blanc et du noir ! Ces deux couleurs sont comme un paradigme chez cette artiste talentueuse.

Le rouge sur les pommettes vient ajouter un peu de joie dans un visage plutôt triste. On sent chez cette personne une distinction de bon goût et détachée de la mesquinerie.

Le mouvement est un leitmotiv de cette œuvre. Regardez comme les mèches de cheveux sur le cou opposent leur mouvement à celui des épaulettes.

Pourquoi ai-je cette impression puissante d’être devant un chef-d’œuvre ? Mes connaissances en peinture sont limitées, on l’aura compris ! Mais mon admiration et mon étonnement devant la beauté sont sans limite. C’est mon dernier mot sur ce tableau !

Bravo Marie France ! :)

juil 24

La violence à la télé ou dans les films peut-elle influencer les jeunes ?

Posted on Samedi, juillet 24, 2010 in Cinéma, Estime de soi, Jeunesse, Télévision, Violence, Écrits

Il me semble que poser la question, c’est y répondre. Tout ce qu’un enfant voit, que ce soit chez lui, à la garderie ou à l’école, sur la rue ou à la télé, l’influence. Prétendre le contraire constituerait un aveuglement volontaire. Alors la question se pose : comment empêcher nos jeunes d’être exposés à la violence ou peut-on les protéger de cette violence souvent extrême dans les films et certaines séries télévisées ?

Un de mes ex-gendres, ingénieur en informatique considérait qu’on ne doit pas brimer le droit d’expression des canaux de télé. Je comprends parfaitement cette position mais que faisons-nous des droits des enfants de se développer sans influences néfastes que ce soit côté violence ou sexualité ? N’ont-ils pas de droits ? Je sais que des parents privent leurs enfants de télé et ne les amènent au cinéma que lorsqu’il s’agit de films non violents. Est-ce une voie efficace ?

À mon humble avis, non. Un jour ou l’autre leurs enfants iront chez des copains et seront exposés à la violence ou au sexe extrême. Alors à mon avis, vaut mieux les préparer. Comme pour les drogues ou tout autre phénomène social. Il faut leur donner les moyens de juger par eux-mêmes plutôt que de dresser un mur autour d’eux.

Discuter avec les enfants constitue le meilleur moyen de les outiller pour affronter toutes les situations qu’offre une société complexe telle que la nôtre. Et pour que les discussions soient réelles, la confiance doit avoir été créée. Mais c’est là une autre histoire !

Si les drogues illicites ne peuvent être contrôlées par la nature même du commerce entretenu et encouragé par des lois répressives, il n’en va pas de même de la violence. Comme la drogue illégale, la violence fait vendre et engranger beaucoup d’argent pour les producteurs et acteurs du système cinéma-télévision.  Je préconise, comme pour les drogues une réduction des méfaits.

Comme elle est « légale » la violence pourrait être contrôlée aux heures où les jeunes sont majoritairement à l’écoute. Et même là, on sait très bien que certains enfants s’élèvent seuls et se couchent très tard. Il n’y a pas de solution miracle.

Alors il faut se préparer à vivre dans une société de plus en plus violente. Une dame d’origine vietnamienne est tuée par des jeunes en revenant d’une soirée près de chez elle (l’an passé). Trois femmes reviennent d’une soirée au resto avec des ami/es et sont brutalisées pour vol par deux voyous, etc. Nous n’avons pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Il faut prévenir et éviter de s’exposer à des heures et des endroits marginaux. Un homme dans la trentaine est assailli sur le trottoir, près de chez lui. Deux gars lui volent son portefeuille…

Nous vivons dans une société très violente malgré ce que peuvent en dire ceux qui veulent démontrer l’efficacité de la police. Et je ne parle pas seulement de violence de rue. La violence institutionnelle et d’affaires est aussi très présente.

J’ai dit ! (rire jaune)

juil 23

Le défi de vivre. Œuvre philosophique de Pierre Bertrand. Chapitre 2 : La pensée et le langage, partie 10. Un discours qui relativise la vie et la mort et calme la donne quant à la mort.


Nous revenons à l’étude de la pensée du philosophe québécois, Pierre Bertrand, dans l’œuvre en titre (1) Souvenons-nous que l’auteur nous rappelle l’erreur fondamentale de la pensée apparue dès Platon de séparer la pensée du corps. Cette erreur aura une destinée fantastique jusqu’à nous et marque encore les grandes religions du livre et du Dieu éternel. Elle n’est autre que l’erreur d’orgueil de la pensée qui se divinise elle-même.

Exprimé ainsi, l’histoire de la philosophie occidentale devient presque pathétique. Mais n’oublions pas que l’humanité est passablement jeune au regard de l’âge de la Terre ou encore plus, de l’univers. Cette erreur n’aura pas été la seule et d’autres sont sûrement en train de s’ajouter ou de se concocter.

L’auteur nous montre que Dieu n’est qu’un résultat de l’infatuation de la pensée humaine ! Bêtise et ignorance ! La science et la technologie moderne ont pris le relai de ce discours religieux creux.

La pensée tournant en rond comme des jeunes au jeu finit par se créer une inquiétude, une angoisse.

« En s’inquiétant, s’agitant ou s’énervant, elle met fin à son calme ou à son bien-être. Si des problèmes ne surviennent pas de l’extérieur, elle les produit. Ce sont des problèmes insolubles tenant à un désir toujours insatisfait, à une incertitude irréductible, à un manque qu’aucun objet, qu’aucun accomplissement ne peut combler. En même temps qu’elle s’agite en se troublant, elle s’agite aussi pour ne pas être troublée — pour penser à autre chose ou s’occuper l’esprit, comme on dit —, pour ne pas faire face à la réalité dans sa diversité et son mystère. » (2)

Ainsi, si la souffrance ne vient pas de l’extérieur, la pensée la suscite par « du désir insatisfait, de l’inquiétude sans objet, de l’ambition démesurée, etc. » (2) Cette souffrance se nomme anxiété de nos jours. Je dirais que c’est l’une des maladies du siècle que celle de l’anxiété. Les problèmes anxieux pullulent.

« La pensée nous empêche notamment de regarder la mort en face. » (3) Pourtant la mort est la dernière étape de la vie tout en lui étant parfaitement étrangère, étant la non-vie. Je connais des personnes qui ne peuvent même pas supporter d’entendre ou de voir le mot « mort » et comme certains dictateurs le bannissent de leur vocabulaire ou de celui de leurs proches. Si elles le pouvaient, elles le banniraient urbi et orbi ! La souffrance dont parle Pierre, qui nous masque la réalité, c’est aussi cela. En naissant nous sommes déjà sur la pente glissante de la mort.

Ici un passage qui plaira sûrement aux damné/es de la terre si certain/es lisent ces lignes :

« Il ne s’agit pas d’en être obsédés et de devenir morbides, mais de regarder cette réalité en face. Un vivant, quel qu’il soit, peut mourir n’importe quand, par n’importe quelle cause. L’homme peut maîtriser beaucoup de choses, mais il demeure impuissant devant ce surgissement ultime. Un rien, incompréhensible et sans signification, vient soudainement, sans avoir été invité, tout arrêter. Rien ne sera plus comme avant. Rien ne sera plus. Rien. C’est sans mots qu’on part, même si c’est avec des cris qu’on vient. Même si on a occupé beaucoup de place et fait beaucoup de bruit, on s’efface et se tait. L’oubli à l’œuvre l’est déjà au fil des jours de l’être vivant, mais il est contré par des sursauts de mémoire. » (37)

Même si tu as été une grande gueule à la Trudeau ou Marchand ou autre, quand tu meurs, la mort te la ferme la gueule. À jamais. N’est-ce pas là la seule justice possible ? La plus grande ambition s’éteint dans l’insignifiance la plus totale. Et je tourne le couteau dans la plaie mortelle !

Vous ne verrez pas souvent un philosophe écrire ainsi sur la mort. Et le lire, apporte un soulagement sur la question de la mort.

« La mort ne nous amène-t-elle pas à relativiser nos buts, nos ambitions, nos réalisations et à calmer notre agitation, prenant celle-ci pour ce qu’elle est, un mécanisme interne à la pensée, un mode de fonctionnement dont elle n’a pas la maîtrise, emportée qu’elle est par lui ? Cette agitation ne la conduit nulle part, même si elle croit qu’elle la conduit aux buts — notamment le bonheur — qu’elle se donne. Tout au plus conduit-elle à la mort, seule fin de la vie. Mais la mort n’est pas un accomplissement, elle n’est pas un but, elle est un arrêt, une rupture, une fin qui n’a pas de sens, qui remet au contraire en question tout sens que la pensée cherche et se donne. La vision de la mort nous calme et nous amène à relativiser ce qui nous apparaît si important. Elle remet en question notre propre vie et ses prétentions à une forme d’immortalité — la pensée ne pouvant jamais vraiment envisager la mort, puisqu’elle est en elle-même continuité. La mort nous arrête, nous faisant entendre un immense silence, nous donnant une terrible leçon de vie. » (4)

N’est-ce pas que voir la mort de cette façon contribue à la dédramatiser ? C’est sûr que si tu es tombé dans le piège de l’orgueil de l’éternité de l’âme, elle devient une punition catastrophique pour toi. Si tu souffres et que tu es dominé/e ou brimé/e que ce soit une incitation à te soulever à t’insurger et te libérer de ton vivant n’est qu’une excellente chose à mes yeux. C’est cela pour moi le sens de la révolution : faire tout de suite ce qu’il y a à faire plutôt que d’attendre la mort qui ne t’apportera RIEN.

__________

(1) Pierre Bertrand, le défi de vivre, Éditions Liber, Montréal 2009, 229 pages.

(2) Idem, page 36

(3) Idem, page 37

(4) Idem, page 38

juil 22

Un mouton devenu un tigre.

Posted on Jeudi, juillet 22, 2010 in Guérilla, Obéissance, Rébellion, Révolte, Soumission, Écrits

J’ai toujours été soumis, en apparence. Je me soumettais à mes parents. Je n’avais pas le choix ! Si je montrais mon opposition, on me disait que je ne pouvais pas répondre et si je répondais, on me menaçait de l’école de réforme. Juste le terme école de réforme me convainquait de me fermer la gueule. Je ne me souviens plus de la description que ma mère en avait fait mais j’avais été convaincu et comme un chien de Pavlov, je réagissais de la même façon à chaque fois : dans ton panier, chose !

J’étais aussi soumis à mes profs. En 8 ans au collège, je n’ai eu qu’une fois un « passable » de conduite. Jamais de « médiocre ». Vous auriez dû voir la réaction de ma mère. J’aurais battu un prof que ce n’eut pas été pire. Elle a appelé au collège et ne s’est calmée que lorsqu’elle a connu tous les détails de ma conduite.

Mon prof d’anglais, M. Lacasse, devant ma conduite indisciplinée un beau jour se fâcha noir et me dit que je finirais derrière des barreaux de prison, mitraillette à la main. Quelle déclaration pédagogique aurais-je pu lui répondre, si j’avais eu le tact que j’ai aujourd’hui. Mais à l’époque, j’étais bien trop « dressé » pour répondre. Ce prof d’anglais n’avait pas tout faux et avait saisi ma nature foncièrement rebelle et révoltée.

Quand il était fâché contre un élève, le père Léonard, qui, soi-disant, souffrait de maladie cardiaque, donnait aux élèves insoumis une petite pilule rouge qu’ils devaient laisser sous leur langue comme les pilules de nitro. J’avais tellement peur que j’étais muet pendant ses cours. Beaudoin avait eu à mettre sous sa langue cette boule rouge. Comme il hésitait et refusait, la scène, loufoque, avait duré un bon dix minutes et avait enragé Léonard. Toutefois, tout le monde riait par en dedans seulement.

Que ce soit à l’épicerie Gougeon où j’ai travaillé dès l’âge de 15 ans l’été ou dans les bureaux de poste les années suivantes ou encore chez Morgan (devenu La Baie depuis) ou encore une compagnie de transport ou à la biscuiterie David, j’ai toujours été discipliné et soumis aux patrons. Une seule fois je me suis révolté contre les conditions de travail chez un éboueur de l’ouest de la ville. Nous n’avions pas de pause et j’ai décidé d’aller m’acheter une boisson gazeuse dans un garage. J’ai perdu mon emploi. Le boss était un « ami » de mon père. Mais j’ai pu être congédié parce que j’avais incité mes camarades de travail à se syndiquer pour améliorer leurs conditions de travail. Je me souviens encore comme je les avais trouvé défaitistes et fatalistes.

Alors quand je suis arrivé à l’âge de jeune adulte, toutes les conditions étaient réunies pour que je devienne un tigre indomptable. Fini l’arbitraire et le pouvoir absolu pour moi. Dorénavant, le pouvoir devrait s’expliquer et me convaincre. Sinon ce serait la guérilla. Et ce le fut et le resta depuis lors.

J’ai dit !

juil 21

De quoi le monde a-t-il besoin pour mieux vivre ?


Je parle ici du monde en général mais en arrière-plan des personnes qui peuplent ce monde. Je crois qu’un ingrédient essentiel s’appelle la compassion. Si tu ne peux sentir ce que l’autre souffre, tu ne peux vouloir mettre fin à sa souffrance. Toutefois, on peut avoir de la compassion sélective : pour les siens oui mais pas pour les « autres », ceux qu’on exploite ou dont on se fiche.

La compassion a besoin d’être nourrie. Elle doit recevoir l’information minimale pour être déclenchée. Comment compatir lorsqu’on ne connaît pas les souffrances de l’autre ? J’ai travaillé dans le passé à regrouper des accidenté/Es du travail. Ma meilleure motivation était l’information que la médecin de l’équipe transmettait sur les avatars vécus par les accidenté/Es. J’ai par contre remarqué que pour s’engager dans la défense des droits des accidenté/Es, il fallait l’être, l’avoir été ou connaître un/e proche l’ayant été. En général.

Comment savoir vraiment ce qu’on ressent lorsqu’on a faim quand on n’a jamais eu faim ? Comment savoir ce qu’on ressent lorsqu’on aurait voulu aller à l’école plus longtemps mais que la vie nous en a empêchés ? Toutefois, un brin d’imagination s’impose…Beaucoup n’essaient même pas de comprendre ou se ferment les yeux.

Mais ce n’est pas de morale que je veux parler !

La poursuite de la gloire, de la renommée du pouvoir et de son besson, l’argent sont aussi un ingrédient fondamental dans le sort du monde. Serons-nous jamais capable de nous contrôler ou de rechercher un équilibre dans ce domaine ? J’ai bien peur que non et alors les mouvements de revendication et de défense seront toujours nécessaires. Qu’on se le dise : le paradigme du rapport de forces vaudra encore pour des millénaires si notre soif de possession matérielle ne nous extermine pas avant.

Un autre élément que je considère essentiel et c’est un corollaire du paradigme identifié plus haut : le sens critique, le jugement critique. Comment vouloir combattre les puissants pour leur arracher même des miettes si tout ce qu’on recherche soi-même dans la vie est de le devenir ?

Avec un sens critique, on peut voir que les « casseurs » ne sont que l’avant-garde des miséreux. Avec un sens critique, on peut voir que les pauvres Israéliens sont en fait des colonisateurs éhontés qui piétinent les droits humains qu’ils disent défendre de tout cœur. Avec un sens critique, on peut voir que le Québec devrait être indépendant du Canada depuis trop longtemps.

J’ai dit ! Ce que je pense, je le dis et ce que je dis, je l’écris !

juil 20

Les gens qui vivent dans les régions sont injustement traités.


Je comprends mal pourquoi les Québécois/es des régions ne se révoltent pas contre l’État. Ils payent des taxes comme tout le monde mais n’ont pas droit aux mêmes services.

Des exemples :

- Ils payent pour le réseau de CEGEP au même taux que tout le monde mais leurs jeunes doivent souvent s’expatrier pour aller étudier car il n’y a pas d’institution proche. Même chose pour l’université.

- En Gaspésie, en Outaouais, par exemple, les femmes enceintes doivent faire souvent beaucoup plus que 50 km pour aller rencontrer un gynécologue ou pour accoucher. Or 50 km ne sont-ils pas un maximum qu’une femme enceinte doit voyager ? Et que dire lorsque les conditions routières sont mauvaises ? Pourtant, tout le monde paie le système de santé au même taux.

- Les habitants des régions payent leur part des richesses culturelles qu’on retrouve dans les grandes villes mais y ont accès à un coût souvent démesuré.

- Je reviens de l’Outaouais. Lorsqu’on atteint Mont-Laurier en partant de Montréal, on perd rapidement les chaînes radio parmi lesquelles il y a celles de Radio-Canada. Ne venez pas me dire que la SRC d’Ottawa prend le relai. Ce n’est pas la même chose. Nous sommes au Québec en Outaouais à ce que je sache.

Que faire, que proposer ?

Impossible de bâtir des CEGEP dans chaque village. Impossible d’avoir des transports en commun dans chaque village. Impossible aussi d’avoir des hôpitaux partout.

Par contre, Radio-Canada a les moyens de diffuser partout en région. Un peu moins de millions pour son site ouèbe extrêmement riche et le tour sera joué. C’est une question de respect.

Alors pour les ressources que les régions ne peuvent obtenir ou obtenir en quantité ou en qualité suffisante, je propose que des experts, accompagné/es par des citoyen/NEs des régions trouvent une formule qui permettrait de diminuer les impôts en région proportionnellement au coût nécessaire pour  accéder aux ressources ou au coût de ne pouvoir y accéder.

Ce ne serait que justice !

J’ai dit ! Ce que je pense, je le dis et ce que je dis, je l’écris.

juil 19

Courts poèmes urbains-six

Posted on Lundi, juillet 19, 2010 in Poésie, courts poèmes urbains

- Le long de ton dos à la colonne enfoncée, je fais rouler ma langue sur tes vertèbres et te fais frissonner.

- Où n’en quel pays êtes-vous rendue ma Muse éclectique ?

Vos créations me manquent !

Oui je vais retourner derrière lécher les archives de votre cœur sanglant

Mais j’aimerais tant vous inciter à laisser couler l’encre de vos mots si beaux !

Je pars lundi en vacances pour sept jours et j’apporte avec moi les embruns de vos larmes et le nacre de votre sourire de fraîcheur empreint. Riez, riez si mes vers maladroits vous plaisent ! J’aime vous voir rire comme cet après-midi autour de votre saucisson mal interprété ! Il en restera toujours quelque chose !

Bon vendredi ma chérie des Basses Laurentides et des hautes montagnes de lettres !

Je ne vous oublie pas dans mes oraisons à la vie !

- Oh ! Sûrement que ton verbe doit paralyser ton amoureux, le sidérer et le mettre en orbite pour l’éternité !
Heureux homme qui peut juste respirer le parfum de ton corps allégé par le feu qui te brûle.
J’aimerais couper le pain de tes mots pour le donner à la confession des âmes réchappées du désert du silence. Une manne tellement attendue que les gens ne dormiraient de la nuit pour goûter un brin de mie de ton délicieux verbe.
Ni sol ni mer un espace entre deux pour vous voir comme au printemps d’une année.
Bon vent pour porter tes mots au loin !

- Croûte mie-mangée rafle le coin de table garnie de câpres séchées au safran rouge. Que le temps s’emmêle les pointes dans le cyclone des jours.

- Bonheur et boule de nuit enroulée sur un bâton magique qui t’amènera renom et bonheur !!

- À Maniwaki, on pointe le nez dehors et on sent l’odeur des conifères en pleine ville. La forêt outaouaise est magnifique !

juil 18

Politique non scientifique en vrac.


Le peuple québécois est comme beaucoup de petits délinquants : il n’est pas capable de finir ce qu’il a commencé. L’autonomie et l’indépendance, ça ne se négocie pas. Ça se prend. Remarquons que les jeunes perdus ne sont pas les seuls à abandonner avant terme.

N’est-ce pas vrai que les Amérindiens n’auraient jamais rien obtenu du Canada s’ils n’avaient pas utilisé la violence ? 20 ans après les événements de l’été 1990, les négociations territoriales n’ont pas avancé selon Ellen Gabriel. Cherchez l’erreur. Quand les Amérindiens utilisent des moyens démocratiques, rien n’avance ? Qui promeut la violence ?

Je ne croyais jamais en arriver là dans ma vie mais je commence à ne plus avoir confiance dans la majorité des élu/es…

Comme Périclès, je continue toutefois à penser que ceux qui croient que la politique n’est pas de leurs affaires  n’ont pas d’affaire ici du tout.

Même ceux qui adoraient Barack Obama se posent des questions. Imaginez ce que je pense, moi qui étais juste très content qu’il soit élu…

Comment cela est-il possible que tous les chefs de gouvernement soient mal aimés ? Tremblay, Charest, Harper. Serions-nous devenus trop exigeants ou les sociétés complexes sont-elles ingouvernables ou encore ceux qui se lancent en politique sont faibles ? Ou toutes ces hypothèses sont justes ?

Pourquoi ai-je de la difficulté à prendre Hugo Chávez au sérieux ? Parce qu’il faudrait que je sois d’accord avec tous ceux qui se disent de gauche ? J’ai davantage confiance à Evo Morales. Mais comment prendre position dans la politique de pays étrangers lorsqu’on a de la difficulté à le faire dans notre propre cour ? Ou dans notre propre famille quelquefois…

Si nous ne sommes pas une démocratie réelle, ici au Canada et au Québec, que sommes-nous au juste ? Je réponds une ploutocratie tolérable. Il faut beaucoup d’argent pour être dirigeant politique. Regardez combien les partis municipaux se font de dettes. M. Dion, au fait, a-t-il terminé de payer ses dettes reliées à la lutte à la chefferie ? Je demande ça sans aucun cynisme. Je trouve anormal et inacceptable de s’endetter pour soi-disant servir son peuple.

Pourquoi ai-je davantage confiance au Bloc qu’au P.Q. ? Parce que la vraie ligne de feu est à Ottawa ?

Je n’aurai jamais confiance à aucun parti politique fédéraliste ou similaire.

Je ne hais même plus les anti-indépendantistes. J’ai de la pitié non chrétienne pour eux.

juil 17

Exorde du désordre

Posted on Samedi, juillet 17, 2010 in Poésie, Écrits

Glissements et caricatures du prophète ennuyant à souhait. J’ai le droit de pourfendre les sauveurs et les prophètes car ils sont de vent et de poussière soulevée dans les plaines centrales où l’humanité a vu le jour.

De moutons comptés en chiffres imprégnés sont venus ces caractères qui nous font écrire ce que nous pensons des aises du bran au sec des monts accumulés sur le bouclier anodin. De rivières en rivières, de portage en portage et de pierre en grès les styles humains me ravissent, particulièrement ceux des femmes qui sont proches et visibles.

Calmement je vais devant la balustrade des autels réputés et sur les belvédères des usines de mort et de fausseté reproduite au millième de précision. Les auteurs bridés de ces produits futiles se demandent ce que demain leur apportera de plaisir dans une moto filant à toute allure sur une route défoncée pour les besoins de la cause.

En confortant un certain ordre on crée le désordre et l’entropie s’engouffre dans la mutinerie essentielle des diésels pesants. Les hameçons endeuillés des poissons morts huilés dans les vagues brunes du pétrole nacré rouillent sur les quais désertés. La mort rôde entre les flaques glauques soulevées sur les coudes pour baver leurs  merdes polluantes.

Qu’on fasse couler ces filets par les crépines et que soient décantées les herbes de la molle prairie. La secte est débarquée au complet à l‘auberge avec les femmes et les filles portant robes identiques et bonnets brodés.

Change tes durites de frein écaille de tortue géante des Galápagos frottée d’huile de jonc jaune juché. Un peu abasourdi mais sans épaufrure, je tire les envies en faisant saigner les doigts gelés nus sous les mitaines trouées.

Quand bien même ils arriveraient par millions, ils ne pourront faire mourir la volonté des fourmis de monter au créneau des arbres branchus et se développant du côté qui leur est avantageux.

J’ai dit ! (rires)

juil 16

Les Québécois, un peuple de la forêt

Posted on Vendredi, juillet 16, 2010 in Feu de forêt, Forêt, Maniwaki, Outaouais, Prévention, Écrits

Le Château Logue abrite le Centre d'interprétation de l'historique de la protection de la forêt contre le feu.

Maniwaki est l’un des 4 centres québécois de la SOPFEU, Société pour la prévention des feux de forêt. Il y a aussi Val d’Or, Baie-Comeau et Roberval. Il n’est donc pas surprenant de trouver à Maniwaki un Centre d’interprétation de l’historique de la protection de la forêt contre le feu.

Le Centre est situé dans le château Logue, la maison d’un des grands développeurs de la région. Juste à côté, on ne peut manquer une haute tour d’observation de la forêt. On apprend qu’il y a quelques 500 de ces tours dont certaines sont très élevées (ex : 518 mètres). En comparaison, la Tour Eiffel fait 325 mètres !

Je souligne tout de suite l’excellent travail des deux guides du Centre : Sophie et Joël. Ils rendent la visite très intéressante et sont vraiment des pros ! Un gros merci ! Je ne vais souligner ici que quelques éléments de cette intéressante visite que la mémoire de Kim a fortement aidée à me remémorer !

On réapprend qu’il y a, détails esquivés, trois types de forêts au Québec : la mixte, la subarctique et l’arctique. Maniwaki est encore en zone mixte. Val d’Or se situe en zone subarctique. Après un feu de forêt, les premiers êtres vivants à revenir sont des insectes longicornes. Suivent les pics-bois qui se nourrissent de ces insectes et de leurs larves.

Suit un film sur la SOPFEU réalisé par une Québécoise dont j’oublie le nom mais qui, à lui seul, vaut le détour !

Une autre partie de l’exposition nous présente les camps de bûcherons. Les trois principaux rôles dans un camp étaient en premier lieu celui du cuisinier (quelquefois des femmes), ensuite celui du forgeron nécessaire pour chausser les chevaux et réparer les haches et autres outils des gars. La vie était parfois infernale dans ces camps. Le troisième rôle est celui du commis qui compte les heures et la production des hommes. Comme il était payé par la compagnie pour lui faire faire de l’argent, il n’était souvent pas aimé par les bûcherons et souvent avec raison.

Je savais comme presque tout le monde que l’on peut connaître l’âge des arbres en comptant les anneaux d’une coupe transversale. Mais pour cela, il fallait que l’arbre soit coupé. Or j’ai vu une tarière sylvestre qui peut retirer de l’arbre des carottes pour en déterminer l’âge alors qu’il est encore debout ! Comme j’aime le génie humain. Le Centre nous montre aussi une coupe d’un tronc d’arbre où on peut voir la blessure produite par un feu de forêt. On voit bien que le développement futur de l’arbre s’est fait dans une autre direction que le secteur de la blessure. Quelle force la nature !

Je saute tout le secteur des outils anciens qui nous présente des godendards, des sciottes, des haches rares, les ancêtres des scies à chaîne qui pesaient très lourd et devaient être manipulées par deux hommes.

On apprend qu’au début des efforts de protection de la forêt, vers 1920, il fallait des permis pour pénétrer dans la forêt. Comme l’efficacité de la mesure était nulle, on a institué des permis de brûlage. Ceci vers 1942. Information intéressante : les Blancs « échappaient » souvent leur feu alors que les Amérindiens ne l’échappaient jamais ! Échapper son feu est une expression maniwakienne qui  signifie perdre le contrôle de son feu. N’oublions pas que ce sont les Amérindiens qui ont montré aux Blancs comment améliorer leurs gazons et cultures par le feu.

La dernière partie de la visite est constituée d’un centre d’observation et d’intervention de la SOPFEU ! On peut voir presque en temps réel l’état des feux dans la province, la situation des CL 415, et des hélicos. Chaque incendie est noté par des petits points de couleur sur une immense carte du Québec. Cette année, le feu le plus important a détruit une superficie plus grande que celle du Lac Saint-Jean ! Vous imaginez comment c’est immense !

On nous présente ensuite des données hyper intéressantes sur ordinateur : la fréquence de la foudre qui frappe le sol, les années où il y a eu le plus de feux, etc. Encore là, il n’y aurait que ce troisième étage et ça vaudrait le déplacement. Et le tout dure tout au plus une heure et demie ! Mémorable. Comme nous faisons de mieux en mieux les choses au Québec ! Je suis fier d’être Québécois quand je vois de telles réalisations !

J’oubliais! Le plus vieil arbre québécois a mille ans et est en Abitibi ! [ajout suite à une collaboration de rainette : cet arbre est un thuya de quelques mètres de hauteur seulement !]

Dernier élément : les Anishinabeg de Kitigan Zibi ont réussi à récupérer un grand terrain qui avait servi de cimetière amérindien et plus tard aux colons français et anglais. Ils ont amorcé leur campagne pour le récupérer en 1994 et l’ont finalement obtenu en 2006, après 12 ans d’efforts ! Tous les restes humains ont été transférés ailleurs et l’emplacement a été transformé en parc commémoratif. À visiter pour plus de détails.

J’ai  vu !

juil 15

Se balader en ville avec une vedette locale !

Posted on Jeudi, juillet 15, 2010 in Animaux de compagnie, La vie, Maniwaki, Outaouais, Écrits

Kim travaille comme animatrice à la radio communautaire de Maniwaki, CHGA 97,3 écoutée par 82% de la population de la Vallée-de-la-Gatineau. Elle anime toutes sortes d’émissions dont une littéraire qui reprendra à l’automne. Elle enregistre aussi des pubs. Même s’il y a une station commerciale, elle n’arrive pas à la cheville de CHGA qui entrera d’ailleurs dans de nouveaux locaux plus vastes en octobre prochain. Dans tous les restos, sur la rue, à l’Auberge du Draveur, tout le monde connaît Kim. C’est vraiment une vedette locale.

Si Kim avait pu participer à la Fureur, elle aurait sûrement été parmi les premières sinon LA première car elle est incollable lorsqu’il s’agit de chanson québécoise et excellente aussi côté musique états-unienne. C’est comme si je me promenais avec Pascale Nadeau rue St-Denis à Montréal ! Imaginez ma fierté !

Nous sommes arrivés à Blue Sea. Le lac est superbe et offre aux baigneurs une plage de sable fin. Une vraie merveille en cette journée caniculaire ! Après avoir vu l’école primaire de Kim, nous arrivons chez son père. Virgile demeure dans ce qu’on peut appeler un domaine familial. On y trouve plusieurs maisons de parents à lui. Ce domaine est situé sur une crique rattachée au lac Blue Sea. Virgile, le papa de Kim a des chevaux. J’en vois un blanc et noir, un Pinto, qui broute dans un enclos juste à côté de la maison. Virgile ne coupe pas son gazon. Flash, le cheval y broute l’herbe !

Virgile a opéré une grande partie de sa vie une scierie de cèdre blanc dont les produits sont vendus à la compagnie  Cabana à Kazabazua qui produit des remises, des tables, des chaises et autres instruments en cèdre. C’est à Kazabazua qu’on retrouve une rivière qui plonge dans le sol et ressort plus loin. Un phénomène rare.

J’ai de plus rencontré le frère de Kim, Marc qui opère maintenant la scierie que son père lui a confiée. Il revenait de la scierie par 41° avec le facteur Humidex ! Un colosse d’homme ! Le chien Picot s’est étouffé avec un insecte !

Après les présentations à la famille, Kim m’a amené visiter la chute et la crique. Dans la chute trône encore la vielle turbine qui amenait l’énergie au moulin. Virgile moulait le  blé et le sarrasin des agriculteurs de la région pour en faire de la farine. D’ailleurs, au centre de sa véranda on voit une meule qui a vraiment servi. Plaisir de rencontrer des personnes bien enracinées dans leur région et qui sont très sociables et aux idées larges !

Saviez-vous que le grand cinéaste décédé récemment, Gilles Carle, était originaire de Maniwaki ? Ce soir, Kim m’amène goûter à la pizza qui a amené Pierre E. Trudeau et Maurice Richard à se déplacer ! Ce n’est pas ordinaire une telle pizza !

Je vous en reparlerai demain !

juil 14

À quoi servent les sites sociaux, pensez-vous?

Posted on Mercredi, juillet 14, 2010 in Alghonkins, Amitié, Beauté, Maniwaki, Outaouais, Écologie, Environnement, Écrits

Je suis à Maniwaki depuis mon arrivée hier, le 5 juillet. J’en suis donc à ma deuxième journée ici. Je suis venu rencontrer Kim, une amie Twitter. Ça ne fait pas deux ans que nous nous connaissons mais plutôt quelques mois. Il y a quelques semaines, en jasant, nous avons commencé à élaborer un scénario en tant que princesse et prince amérindien qui nous a mené à vouloir écrire un roman sur un couple Anishinabeg (Algonquin).(1)

Depuis ce temps nous planifions notre rencontre et nous avons commencé à accumuler de la documentation sur cette nation et d’autres nations amérindiennes présentes au Québec.

Aujourd’hui, Kim m’a amené visiter la réserve de Kitigan Zibi. Elle demeure juste en face d’une forêt qui appartient aux Anishnabeg. Elle m’a aussi amené dans un magnifique commerce qui vend de l’artisanat algonquin, Hawk’s Trading Post. De l’authentique ! Des porte-bébés, des capteurs de rêves en trois dimensions, des canots en écorce de bouleau, bref de quoi mieux apprécier la culture anishnabeg. Une boutique d’une grande richesse artistique.

À la première intersection de chez elle, le panneau d’arrêt est trilingue : français, anglais, anishnabeg ! Nous sommes ici en territoire amérindien ! Kitigan Zibi est la plus importante réserve anishnabeg au Canada. Grand centre de santé, garderie, école, centre communautaire. Les bâtiments sont beaux, à l’architecture inédite et aux couleurs bien conservées. Le drapeau des Nations flotte sur les immeubles.

Pas de pauvreté visible ici sauf par certaines maisons plus modestes.

Dans le commerce cité plus haut, j’ai visité une grande salle réservée aux cérémonies de la communauté. Les murs sont tendus de  magnifiques tissus, les planchers présentent des peaux d’ours et au centre de la pièce un énorme tambour couvert de tissu et entouré de chaises où les anciens viennent rythmer les événements officiels. Impressionnant. Les murs sont couverts de tableaux exécutés par des membres de la tribu.

Nous partons ensuite pour le village de Messines. En route, nous apercevons clairement la « montagne à Virgile ». Virgile est le papa de Kim. Il est octogénaire. Tout va trop vite pour que je décrive bien Messines. Nous empruntons une petite route enserrée dans des rangées de hauts conifères. Nous allons vers Blue Sea, le village de l’enfance de Kim.

Avant de voir la splendeur du lac, Kim me montre le chalet de l’inventeur de la « Slush Puppies ». Par ce temps de canicule où l’air climatisé de la voiture suffit à peine, nous en prendrions bien un verre !

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(1)   On ne prononce pas le « g ». On prononce « Anishnabé »

juil 13

Courts poèmes urbains-cinq

Posted on Mardi, juillet 13, 2010 in Poésie, courts poèmes urbains

- Quand nous étions jeunes, ma sœur et moi nous nous excusions en anglais dans les bus. #AliénationCulturelle  #jeudiconfession Pas les seuls à le faire !

- Peuple du jour, peuple de la nuit, je m’enveloppe de rêves et je pars nu vers un nowhere allusif !

- J’aimais bien les rues en gravelle ! J’entendais les voitures arriver. Le problème c’est qu’il n’y avait pas beaucoup de voitures !  :)

- Ensuite ? Ensuite, il y a les cumulus qui s’accumulent dans un ciel tendu de soie bleue et or. Il y a les rainettes qui plongent dans la mare à l’approche des landaus aux bébés joufflus et des papas du dimanche matin.

Et la clochette indienne dorée qui fait ses drelins répétés et coquins.

Les gros becs à poitrine rose se disputent les graines de tournesol jetées dans le sentier pas des gamins naturalistes en promenade.

Ensuite l’orchestre amorce les premières mesures du concerto pour clarinette de Mozart et la foule serre les rangs pour entendre cette merveille. :)

- @regardezlamusik Je tiens ton manche et je frotte tes chevilles pour forcer ta table d’harmonie. J’entends déjà tes cordes pleurer leur air doux.

- @regardezlamusik et il plonge la hanche de son hautbois dans le liquide nacré qui lui donne des airs d’infini.

- @regardezlamusik elle dévore des yeux le lapis-lazuli de la piscine crétoise.

- @regardezlamusik Ils sont comme les gamins les cumulus : plus ils sont nombreux, plus ils sont perturbés ! N’empêche qu’ils sont en forme de nuages !

- @regardezlamusik Et haut dans le ciel les quadruples croches les plus suaves dansent avec les cumulus accumulés et accolés au bleu des cieux

- @regardezlamusik Vite ! Les doubles-croches s’envolent au vent et les blanches tombent au plancher. Les portées cherchent leur progéniture !

- @regardezlamusik Et on s’emporte dans nos maisons sans portes ! :)

- @regardezlamusik Et je ferai sortir l’accompagnement d’une belle chanson d’école du corps de ton instrument ! Viens !

- @regardezlamusik Viens que je libère des notes en frottant les cordes de ton instrument ! :)

juil 12

Quel personnage historique aimerais-je être ?

Posted on Lundi, juillet 12, 2010 in Athéisme, Frédéric Nietzsche, Histoire, Philosophes, Poésie

Pas facile de choisir ! Si vous choisissez Napoléon, on trouvera toutes sortes d’arguments pour vous dire que vous êtes mégalomane ou frustré ou je ne sais quoi ! Je ne sais pas tout de Napoléon mais je sais que nous lui devons beaucoup de créations dont la moindre n’est pas le code civil. Le code civil n’est-il pas une muraille pour la protection des biens nantis ?

J’aurais aimé être Lénine. Plus jeune, j’ai lu beaucoup sur lui. J’ai même pensé participer à l’émission « Tous pour un » sur son sujet lorsque j’avais 17 ou 18 ans. Avant de le choisir, je devrais lire les mémoires de sa femme que j’ai depuis des lunes mais que je n’ai pas encore lus. Sur la glace Lénine ! Aussi, il faudrait que je voie où Il s’est écarté des thèses de Marx pour qu’on en arrive après lui à la domination de Staline, « le petit père des peuples »… :(

Léon Blum, le premier ministre de France en 1936-1937 et en 1938. Je connais très peu sa vie mais j’aurais aimé faire ce qu’il a fait : il a amélioré de beaucoup les conditions de vie de la classe ouvrière en France en introduisant, entre autres, les congés payés. Mais j’aime moins de lui ses engagements sionistes. Il a été un grand leader français encore admiré aujourd’hui !

J’aurais aimé être Engels pour avoir un ami comme Marx ! Ou Marx pour avoir un ami comme Engels ! Mais je ne suis pas devenu un intellectuel comme eux et je les respecte tout en n’étant pas d’accord sur tout.

Alors ? J’aurais vraiment aimé être Friedrich Nietzsche. Lorsque j’étais étudiant en philo, c’était mon guide, mon mentor. J’avais lu une bonne partie de ses œuvres, si j’avais fait une maîtrise (on l’appelait licence à l’époque-1969) c’eut été sur son œuvre, son influence, son temps. Nietzsche serait à insérer comme premier athée dans l’histoire occidentale. Son influence est encore gigantesque. Il était philosophe mais aussi philologue et poète. C’est ce dernier talent qui rend son œuvre intéressante mais difficile à interpréter.

Je n’entrerai pas dans les détails de son œuvre. L’article de Wikipedia est fort intéressant pour celles et ceux qui voudraient mieux le connaître.

Même s’il est sombré dans la démence en fin de vie, il reste un maître inégalé à mes yeux.

J’ai dit !

Et vous ? Quel serait votre choix ?

juil 11

Emprunts du français à l’anglais ancien.

Posted on Dimanche, juillet 11, 2010 in Langue anglaise, Langue française, Vocabulaire

Nous savons, tu sais, je sais que les langues s’influencent mutuellement. Comme l’Angleterre a longtemps occupé une bonne partie de la France au temps de Jeanne d’Arc, entre autres, il était inévitable que les deux langues s’empruntent des mots ! (1)

Le mot bateau est d’origine anglaise. Étonnant non ? Voyez la ressemblance avec le mot boat qui s’écrivait bât anciennement. Le mot bigot, du XVème siècle est un surnom des Normands : les bî god (by god).

Écraser ! Y a-t-il un mot plus français que ça ? Et pourtant il a été emprunté de l’anglais. Étonnant, non !

Les quatre points cardinaux, nord, sud, est et ouest sont des emprunts à l’anglais. J’ai un peu honte pour nous qu’on soit obligés de s’orienter avec leurs mots ! Mais septentrion et austral ne suffisaient pas, il faut croire !

Héler un taxi, un navire, français ? Oui mais d’origine anglaise encore !

Même notre loquet commun est d’origine anglaise. C’est la fermeture de porte se composant d’une tige mobile (clenche) dont l’extrémité vient par translation ou rotation se bloquer dans une pièce (mentonnet) fixée au chambranle. Il provient du mot qui s’écrivait loc en ancien anglais.

Ôrdal en ancien anglais a donné ordalie en français. C’est l’épreuve judiciaire par les éléments naturels, jugement de Dieu par l’eau, le feu. Il est utilisé surtout dans le vocabulaire des sciences humaines de nos jours.

Notre paletot provient de paltoke en anglais ancien. Le paletot est un vêtement de dessus, généralement assez court, boutonné devant.

Entrer en rade. Le mot est originaire de l’anglais rad qui est devenu de nos jours raid. Depuis que j’utilise ce mot, je n’ai jamais soupçonné son origine !

Le petit oiseau marin (lariformes) de la famille de la mouette et du goéland, appelé aussi hirondelle de mer, la sterne nous vient de l’anglais stern.

Voilà ! J’aurais voulu continuer mais je manque de mots ! Il y en a quelques autres qui ont été empruntés mais sont beaucoup moins connus et utilisés au Québec.

Il nous restera à voir l’influence de l’anglais plus récent d’Angleterre et de celui des États-Unis. Nous serons en terrain beaucoup familier !

J’ai dit !!  (rires)

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(1) Tous les mots notés ici sont tirés du Petit Robert, édition informatique 1996. Je contre vérifie souvent avec le Grand Robert de la langue française, version informatique 2009.