Courts poèmes urbains_quinze
- Je ne rejette pas la reine parce qu’elle est vieille mais parce qu’elle est reine !
- Si je bois de l’eau lourde, est-ce que mon poids augmente ?
- Si le virtuel offre le plus beau côté des personnes, quand ce côté laisse à désirer, est-ce à dire que la personne au complet est difficile ?
- Chacun/e a sa façon de parler de ses émotions et de ses sentiments. Moi je les dis souvent avec des citations choisies.
- #jeudiConfession Je me demande encore ce que j’ai fait de si mal pour perdre mes 7 blondes…(pas simultanées!!!)
- Quand je rencontre des femmes à bicyclette, comme je n’ose pas encore lâcher mes poignées, je les salue avec ma langue. #JeudiConfession
-J’essaierai de faire si belle ma province qu’elle sera pays où tu seras toujours bienvenue !
)
- Je crois que l’indépendance ne se fera pas en combattant les morts mais les porteurs vivants de l’idéologie faussement fédéraliste.
- C’est sur cette découverte intéressante que je vais aller m’admirer le dedans des paupières comme le dit une amie !! Bye bye les amies !
- Si le niveau des mers monte, ma ville sera peut-être engloutie (48 m.) quelqu’un veut me laisser brancher ma roulotte chez eux ?
- Bon, c’est l’heure du sanglier.
- Puisqu’en français comme en maths deux négatifs donnent un positif et deux positifs un positif, soyons positifs on y gagne tout le temps !
- J’aimerais que mes écrits soient le temple du verbe fait chair…heu…cher !
- Je déteste les magistrats sous leurs oripeaux anachroniques. Sauf ma cousine et son mari. Ils sont si charmants !
- J’aimerais un jour être nommé docteur honoris causette par twitter ! :)
- « Primum non nocere » est un principe médical que les élu/es ne perdraient rien à respecter. (« d’abord ne pas nuire).
- Un lieu peut-il être agressif à force de banalité ? Oui.
- Le chat serait-il comme l’homme servile envers ses maîtres et toujours prêt à fondre sur ses semblables ?
L’amour vu par… (II)
Victor Hugo (1)
« (Il) s’aperçut (…) que l’homme avait besoin d’affections, que la vie sans tendresse et sans amour n’était qu’un rouage sec, criard et déchirant. » Notre-Dame de Paris, IV, ii.
Blaise Pascal
« L’amour n’a point d’âge ; il est toujours naissant. » Discours sur les passions de l’amour, p. 127.
André Maurois
« Certains aiment en amour l’agitation comme ils aiment en mer la tempête. » Un art de vivre, II, iv.
Molière (Jean-Baptiste Poquelin, dit)
« Pour moi, je tiens que cette passion est la plus agréable affaire de la vie; qu’il est nécessaire d’aimer pour vivre heureusement, et que tous les plaisirs sont fades, s’il ne s’y mêle un peu d’amour. » La Princesse d’Élide, i, 1.
Paul Éluard
« Est-ce pour toi pour moi que je pense l’amour
Mon semblable tes yeux sont sources de lumière
Tu t’ajoures tu t’ensoleilles » Fresque
Georges Duhamel
« (…) quand elle lui prenait le bras, elle se laissait aller à s’alanguir, à trébucher, pour lui mieux manifester sa confiance, son abandon, son amour. » Chronique des Pasquier, v, 9.
François Mauriac
« (…) l’amour humain s’altère, se corrompt et meurt dès que les amants prétendent renoncer au martyre d’être séparés. » Souffrances et bonheur du chrétien, p. 126.
Victor Hugo
« Quand on s’aime, ce qui est exquis, ce sont les silences. Il se fait des amas d’amour, qui éclatent ensuite doucement.l’Homme qui rit, p. 148.
Pierre Corneille
« Mais enfin l’amitié n’est pas du même rang,
Et n’a point les effets de l’amour ni du sang. » Horace, iii, 5.
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L’amour vu par…
Alfred, comte de Vigny (1)
« L’homme a toujours besoin de caresse et d’amour.
Sa mère l’en abreuve alors qu’il vient au jour (…) » Poèmes philosophiques, « La colère de Samson ».
Bussy-Rabutin (Nivernais 1618 ~ Autun 1693)
« On parle fort diversement Des effets que produit l’absence :
L’un dit qu’elle est contraire à la persévérance;
Et l’autre, qu’elle fait aimer plus longuement;
Pour moi, voici ce que je pense :
L’absence est à l’amour ce qu’est au feu le vent.
Il éteint le petit, il allume le grand. » in P. Larousse, (1866) article Absence.
Claude-Adrien Helvétius
« Dans les amants absents de leurs maîtresses l’image du plaisir et le désir coulent avec leur sang dans les veines et y excitent des transports et des représentations si vives qu’ils produisent souvent les mêmes plaisirs que l’amour lui-même… Les charmes d’une maîtresse même absente assiègent vos yeux, sa voix assiège vos oreilles. Tout sert d’aliment à l’amour pour l’étendre et l’accroître (…) » Notes, maximes et pensées, p. 270.
Alfred de Musset
« Vouloir chercher dans la vie réelle des amours pareils à ceux-là, éternels et absolus, c’est la même chose que de chercher sur la place publique des femmes aussi belles que la Vénus, ou de vouloir que les rossignols chantent les symphonies de Beethoven. » la Confession d’un enfant du siècle, p. 45.
Victor Hugo
« Le cœur se sature d’amour comme d’un sel divin qui le conserve ; de là l’incorruptible adhérence de ceux qui se sont aimés dès l’aube de la vie, et la fraîcheur des vieilles amours prolongées. » l’Homme qui rit, II, iii, ix.
André Maurois
« L’amour suppose une admiration absurde et sans réserves pour l’objet aimé. » les Discours du Dr O’Grady, iii, 37.
Auguste Flaubert
« Elle voulait un grand amour, elle se mit à le combler d’adulations et de caresses. Elle lui envoyait des fleurs; elle lui fit une chaise en tapisserie; elle lui donna un porte-cigares, une écritoire, mille petites choses d’un usage quotidien, pour qu’il n’eût pas une action indépendante de son souvenir. » L’Éducation sentimentale, t. II, p. 219,
Jean-Jacques Rousseau
« (…) un amour affamé ne se nourrit point de sermons. »
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Notes sur la dialectique et les dépassements des contradictions et conflits.
Devant chaque situation, chaque problème, chaque conflit, il y a le plus souvent des positions opposées. Face au public, la position qui l’emportera ne sera pas nécessairement la meilleure mais celle qui aura été la mieux défendue ! C’est entre autre ce qui fait que la politique n’est plus une question de « vérité » mais d’image.
C’est celui ou celle qui passe le mieux la rampe, qui a l’air d’avoir le plus de substance ou qui est le mieux habillé qui est élu. Bien des facteurs jouent en fonction des personnes mais l’apparence est un facteur clé ! J’avais une belle-mère qui votait pour le mieux habillé et il s’adonnait toujours, ô hasard, que ce fut un libéral ! C’est connu que les péquistes sont débraillés !
Hegel l’a appliquée à l’esprit et Marx à l’économie et à la matière. La dialectique est puissante. Exemple simple : une thèse prétend que le jaune est meilleur que le bleu et l’antithèse prétend le contraire. La synthèse sera le vert, la fusion ou l’imbrication de la thèse et de l’antithèse ! Ici aussi, le tout n’est pas simplement l’addition des parties.
Si donc on arrive à la synthèse qu’on soit d’un côté ou de l’autre, à quoi bon se battre inutilement ? Pourquoi ne pas changer constamment d’option ? Si je défends l’indépendance du Québec ou la libération de la Palestine, c’est que je reconnais mes valeurs dans ces causes. Ça ne veut pas dire que je rejette toutes les valeurs de la partie adverse mais je me retrouve davantage dans des causes adverses, voire ennemies.
Lorsque, par exemple, la Russie revendique la souveraineté d’une grande partie de l’Arctique, je défends la position du Canada. Ça ne fait pas de moi un Canadien heureux de vivre prisonnier au Canada, mais ça montre que l’ennemi devient soudain l’ami dans certaines situations et que rien n’est absolu.
Au bout du compte, lorsque la synthèse se produira plusieurs hypothèses sont possibles. Ma préférée serait qu’il n’y ait pas eu de violence, que le Canada n’ait pas écrasé le Québec et que le Québec ait bien négocié avec le Canada pour que nous puissions vivre en paix dans un marché économique tissé serré.
Malheureusement, plusieurs « synthèses » sont transformées en bain de sang et les perdants sont écrasés. Exemple ? Le Sri Lanka versus l’Elam Tamoul. Et puis, il est difficile de juger les événements lorsqu’on a le nez collé dessus.
Dans la Sociologie de l’action Alain Touraine présente trois étapes des luttes sociales : l’identité, l’opposition et la totalité. Au départ, les femmes par exemple s’identifient entre elles comme les victimes de vexations, de brimades, d’injustices systémiques. Ensuite (ou simultanément) elles s’opposent aux institutions ou aux groupes qui leur font front. Enfin le mouvement sera réintégré dans la société avec ses acquis et la société s’en trouvera transformée et améliorée !
La sexualité vue par…
André Malraux (1)
« L’homme ne gouverne pas son imagination comme son esprit, mais aléatoirement, comme sa sexualité. Il ne décide point d’imaginer, comme de danser : il est un animal imaginant. » l’Homme précaire et la Littérature, p. 191.
Henri Baruk, psychiatre français 1897 – 1999
« Freud a mis en évidence le fait que la sexualité se développe très tôt chez l’enfant, et qu’elle peut présenter des phases de développement atypiques, si l’on peut dire, tel le sadomasochisme anal ou d’autres investissements (…) de la libido. » De Freud au néo-paganisme moderne, in la Nef, no 31, p. 142.
Albert Camus
« S’il est un domaine où la modestie devrait être la règle, n’est-ce pas la sexualité, avec tout ce qu’elle a d’imprévisible ? Mais non, c’est à qui sera le plus avantageux, même dans la solitude. » la Chute, p. 75.
Emmanuel Mounier, philosophe français considéré comme personnaliste.
« Bisexualité psychique à dominante monosexuelle sur une sexualité physiologique fermement arrêtée : ainsi peut-on qualifier l’équilibre normal de l’être humain. » la Relation sexuelle, tiré du « Traité du caractère » (1948), in Dr Willy, la Sexualité, t. I, p. 43.
Jean-Louis Curtis, romancier et critique français
« Pour ce qui touche aux choses de la sexualité, il n’y a plus aucun tabou (…) Demain, les actrices montreront leur derrière en gros plan à la télé, et il n’y aura même pas de carré blanc. Mais la mort, alors, ça !… Interdiction d’en parler, quand on est bien élevé. » le Roseau pensant, 1971, p. 346.
Annie Leclerc
« Tout ce qui est jouissance, il (l’homme) l’a enfermé dans le camp concentrationnaire et finalement exterminatoire de sa sexualité. » Parole de femme, p. 164. [Grasset, 1974] Le Livre de Poche, n° 5061, 1977.
Roland Barthes
« L’opinion courante veut toujours que la sexualité soit agressive. Aussi, l’idée d’une sexualité heureuse, douce, sensuelle, jubilatoire, on ne la trouve dans aucun écrit. Où donc la lire ? Dans la peinture, ou mieux encore : dans la couleur. » Roland Barthes, p. 146
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(1) Toutes les citations sont tirées du Grand Robert de la langue française version électronique 2009 © Le Robert / SEJER – Tous droits réservés
Renouer avec des sentiments passés.
Ça faisait au moins deux ans que je n’étais pas allé à vélo. Encore faut-il que se balader avec un vélo de croisière des années ’60, avec une seule vitesse qui fonctionne s’appelle aller à vélo. Rien de moins sûr !
En me baladant hier avec mon nouveau vélo Norco Rideau (dessiné et assemblé au Québec mais fabriqué ailleurs) j’ai renoué avec des émotions et des sentiments liés à mon passé. Lorsque j’étais jeune, je roulais beaucoup en vélo. J’étais seul la plupart du temps. Personne avec qui partager mon plaisir, mes peurs, mes prouesses. J’aimais aller en bicyclette mais j’aurais aimé ne pas toujours être seul. C’était la même chose à la campagne ou en ville.
J’aimais sentir le vent dans mes cheveux, sur mon torse. Les jours de grande chaleur, c’était une des façons de me rafraîchir car nous n’avions pas de piscine et n’allions jamais à la piscine publique. Je ne souffrais pas de ça car je ne connaissais pas encore ces plaisirs d’été. Par contre, quelques fois par été mes parents nous amenaient à la baignade dans un rapide (1) de la rivière Richelieu, non loin de notre chalet à Chambly (Île au beurre).
Il y avait aussi le boyau d’arrosage à la campagne pour nous rafraîchir. Mais comme nous avions des eaux artésiennes, c’était insupportable de s’arroser plus de deux secondes à la fois ! Quels plaisirs fous cependant ! Aller à vélo après devenait un charme même durant la canicule qui durait près de deux semaines en ces temps-là, me semble-t-il !
C’est pour cela que lorsque mon ami de jeunesse, André, m’a demandé si je voulais qu’on fasse du vélo ensemble, j’étais tellement content !
Courts poèmes urbains_quatorze
- Vous aimez quelqu’un ? Dites-le moi, je vais essayer de vous réunir. Gratis !
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- Je sens que l’oiseau va me fermer la gueule bientôt. Je prends congé pendant 2H30 minutes. Une voisine m’a demandé d’aller lui laver le dos.
- chaque jour où tu es seule, chaque caresse que tu perds ne reviendra jamais !
- Je me sens seul dans la foule…vertige d’être…
- si si !! Ce que tu ne reçois pas s’en va dans la voute des oublis à jamais ! Le temps perdu ne reviendra plus !
-En fait tout cela est une poudre de perlimpinpin pour amuser la foule !
- On dit souvent : « C’est mieux que rien ». En fait, le rien est pire que la mort qui est au moins quelque chose : la fin de la vie. Mais la mort ne dure qu’une fraction de seconde.
- En vieillissant, tes papilles gustatives seront moins précises et tu aimeras sûrement les radis !!
- Beaucoup oublient que la sexualité déborde largement la génitalité ! On sacralise trop la sexualité. C’est une façon de se rencontrer !
- Je crois que tu erres ! La sexualité est un moyen et non une fin. Comme se nourrir est un moyen de survivre.
- On parle d’environnement, on parle, on parle. Qui va aller ramasser les millions de sacs de plastique qui recouvrent le Pacifique Nord ?????
- Heille ! Dire que le mois d’août s’en va ! lollll
- En effet ! Les jeunes sont le meilleur indicateur que la porte de sortie se rapproche pour nous !
- Je voudrais bien le retenir le mois d’août mais il a la force indomptable de la vie qui roule en carrosse blindé !
- As-tu remarqué comme les trains sont plus silencieux ? On leur a demandé de faire moins de train.
- Est-on arrivé à nettoyer les rangs de la GRC ? Le chef n’était-il pas répréhensible ? On jase là !
- J’ai hâte que la reine ne soit plus visible sur notre monnaie. Verrai-je cela avant ma mort ? J’espère.
La peur de la pédérastie des frères et religieux en général
REPRISE
De ma première année à la quatrième, les enseignants de mon école primaire étaient des laïcs. Je n’ai jamais reçu de mise en garde de mes parents à leur sujet. D’ailleurs j’adorais mademoiselle Pigeon en première année et mademoiselle Farley en deuxième. Des amours d’institutrices. J’en parlerai une autre fois. Cette école s’appelait « De la Dauversière », personnage lié à notre histoire. La Commission scolaire « Jérôme le Royer » porte aussi son nom car il s’appelait Jérôme Le Royer, sieur La Dauversière. Aujourd’hui cette école est devenue une coopérative d’habitation où demeure un de mes amis, un leader dans la communauté de Hochelaga-Maisonneuve.
Lorsque nous sommes partis de la rue d’Orléans pour aller vivre au 2270, boulevard Pie IX (deux rues après Pie VII, grivoiserie que mon père aimait ajouter à chaque fois qu’il donnait notre adresse), appartement 4, je me retrouvai à l’école St-Jean Baptiste de la Salle qui s’élevait juste en biais de chez nous. Là, les frères des écoles chrétiennes enseignaient.
Je reçus de très longues précautions sur les frères. À demi-mot et quelquefois à mots crus, on me laissait entendre de surveiller mon moineau et tous les attouchements possibles. Ma sœur devait écouter aussi mais les religieuses avaient bien meilleure réputation que les frères. Ce fut ma première approche de la chose sexuelle. Je devais me méfier des « pogne-en-culs, des fifis et des vicieux ». J’étais un peu effrayé à mon entrée en classe en ce début de mai 1957. J’arrivais en fin d’année puisque les déménagements se faisaient le 1er mai à cette époque et non le 1er juillet comme maintenant. Je surveillais tellement mes arrières que je ne me souviens plus avec qui j’ai terminé ma quatrième année! À chaque fois que j’arrivais un peu en retard à la maison parce que j’avais joué avec des camarades dans l’immense cour d’école asphaltée, ma mère et mon père, autour de la table, me demandaient si un frère m’avait fait quelque chose…
Je vécus mes cinquième et sixième années sans histoires portant sur le vice! En septième année, il arriva un événement bien inusité. Il faut dire que j’étais très bon en religion! D’ailleurs nous passions la plus grande partie de l’avant-midi à entendre parler de religion…catholique évidemment! Le frère Armand était très porté sur la chose et nous parlait du curé d’Ars si ma mémoire ne flanche pas trop. Il nous entretenait aussi des 4H et de toutes les merveilles qu’ils faisaient mais comme petits citadins, nous n’avions pas accès à ce club sélect. Le frère Armand provenait des Cantons de l’Est (Scotstown) où le Club 4H avait des assises solides. Toujours est-il que j’étais très impressionnable sur les saints voyant apparaître des trous dans leurs mains et leurs pieds comme ceux de Jésus!!! Des stigmates.
Un bon après-midi, le frère Armand me demanda si je voulais devenir frère. Je n’osai dire non et je bredouillai quelque chose qui devait sembler un oui puisqu’il me dit que plus tard, avant la fin de la journée un frère recruteur voulait me rencontrer et aussi quelques autres de ma classe. J’étais mal à l’aise car je ne pourrais pas en parler à mes parents avant de rencontrer ce recruteur et j’avais maintenant une peur bleue.
Arriva l’heure J et je dus quitter ma classe pour aller rencontrer cet inconnu. Il me raconta plein de choses et me remit des papiers à faire signer par mes parents. Il était sûr d’avoir recruté un futur frère.
Le soir, je montrai ces papiers à mes parents qui vérifièrent si j’avais signé quelque chose. Ils me demandèrent si je voulais faire un frère. Je dis NON évidemment! Avec tout ce qu’ils pensaient des frères, j’aurais été bien fou! Ils me dirent que j’aurais un papier à rapporter à l’école le lendemain pour remettre au frère directeur de l’école.
Ce que je fis. On ne me parla plus jamais de noviciat et de scolasticat ou autres. Ma vocation était morte dans l’œuf!
Au total, aucun des frères ne me fit jamais quoique ce soit. Certains étaient bien, d’autres moins mais aucun ne m’avait touché. Il paraît que le frère Conrad lançait une pognée de porte en classe quand il était fâché…mais c’était peut-être pour faire peur aux petits que les plus grands disaient ça.
D’où venaient ces craintes importantes qu’avaient mes parents sinon de la très mauvaise réputation des religieux de l’époque. Les enfants de Duplessis n’avaient pas encore la cote publique mais la réputation circulait déjà dans la masse de la population…
Courts poèmes urbains_treize
- J’aime mettre les gens en relation ! C’était mon métier et j’aime encore ça. Il en sort de petites merveilles quelquefois !
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- Tant mieux si tu rêves deux étages plus haut !
)
- L’amour c’est l’essentiel pour vivre sa vie et vivre avec les autres !
- Je te propose des rêves au septième étage. Nous avons des étalages de tissus confortables !
- Fais de beaux rêves. Au cinquième étage, des lits spéciaux pour des rêves colorés !
- Je n’en reviens pas comme les personnes sont fines ici. Il se tisse entre nous des relations si fortes versus la vraie vie ! Incroyable !
- Mais encore au carrefour giratoire on tourne en cœur sur les plateaux cyclistes !
- Il est venu le temps des mascarades ébréchées aux tonitruantes symphonies débraillées. Que le temps se mette enfin en mode luxuriant !
- En effet ! Les effluves forestiers appellent mes instincts de coureur !
- Je plongerai du haut de la crête du pont pour me balancer en bongie jusque sur ton balcon !
- Beaucoup de choses ont été dites et méritent qu’on se les réapproprie mais la création est toujours nouvelle !
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- La création artistique est l’élément le plus proche de la vie elle-même.
- À force de n’être que dans le « faire », je crois que les humains s’aliènent. #Hypothèse
- On ne peut pas se débarrasser d’un ennemi. Il est ou représente ce que nous n’aimons pas de nous !
-Ça m’est arrivé cette semaine. Il vs arrive de vous dire: un tel ou une telle, va-t-elle arrêter de m’envoyer des tweets ostifie…Assez!
- Quand un Twitter mourra, je suggère une heure de deuil officiel où nous dirons ce que nous pensions de lui ou elle. Je ne veux pas être 1er à partir.
- Quelqu’un aurait-il vu mon chat klaxon ?
Poste restante
Imaginez que vous avez trois souffles et que vous perdiez le dernier dans une cage d’escalier ordinaire. Quelle guigne.
Abouché à l’autre qui revient de loin, vous vous déplacez de côté pour lire un lipogramme aux « e » et « i » manquants. Le lucre n’est pas votre tasse de thé!
Une pretintaille se présente à votre esprit et vous la repoussez loin du côté des cafés de centres commerciaux. Vous laissez à d’autres le soin de siruper leur liquide normalisé.
Prenez maintenant un carré parfait. Échappez-le. Est-il toujours parfait ? Soulevez-le lentement. Il a laissé des traces de mine par terre. Il est incomplet. Si vous prenez votre tasse de thé, la redéposerez-vous ?
Ma vie est un palindrome. Je la terminerai comme je l’ai amorcée, le cul à l’air. Je serai le pangolin qui éventrera ton nid pestilentiel. J’ai été assez longtemps perclus de timidité. Laissez-moi maintenant baisser les ridelles de ma vie.
Quel malheur a fait qu’un oiseau au ramage si harmonieux soit aussi un livre qui se vend mal ? La langue a de ces horreurs. Je sais, je sais cria le geek de la classe, c’est que c’est un livre qui reste perché sur les plus hautes tablettes comme le rossignol dans l’arbre !
Lorsque vous avez fait de multiples changements à votre râteau, est-ce toujours le même ? Pourtant vous avez beaucoup changé mais vous êtes toujours le même ! Paradoxe.
La vie est gargote ou 5 étoiles ? Ça dépend du portefeuille et de l’entregent. Tous mes malheurs ont dû provenir du fait que je n’ai jamais porté de gourmette !
À part les bruissements des criquets nocturnes, je n’aime pas le grignotis des insectes rampants et volants.
J’ai grillagé trop longtemps ma vie de grilles invisibles et imprenables. Maintenant, ma vie n’est plus grippée car je l’ai agrippée par les cornes. Je n’ai pratiqué la grivèlerie que par provocation et non par conviction.
Je refuserai toujours d’être le groom des grands de ce monde. Je conteste le pouvoir des riches, je le réfute, je l’éructe. Je suis trop vieux pour le combattre mais je forme la relève par mes mots !
Je t’attends sur l’imposte de ta porte pour te lancer un seau d’acide chlorhydrique fumant. Je mettrai fin à tes menaces létales par un ballet de danseurs nocturnes.
Je t’apporte l’argument irréfragable de la densité des mondes ouverts aux galaxies galopantes.
Je serai la boucle itérative qui empoisonnera ta vie de fonctionnaire nocif.
J’ai dit !
Petit lexique de la bicyclette 2
Je continue sur ma lancée du dernier billet sur le même sujet.
Le maillon maître est un maillon spécial conçu pour qu’il soit plus facile d’ouvrir ou d’assembler la chaîne d’un vélo. Le moyeu consiste eu un élément placé au centre de la roue d’un vélo, se composant principalement du corps de moyeu, des flasques et des roulements à billes.
Le plongeur est la partie verticale d’une potence classique de vélo, qui s’insère dans le tube de direction et qui est fixée sur le pivot de fourche par vissage de l’expandeur. Hein ? Je crois que je vais laisser la réparation de mon vélo à des spécialistes !
Une petite facile ! Nous sommes en pays connu avec le rayon ! C’est la mince tige métallique reliant la jante et le moyeu d’une roue de vélo. Certains appellent cela des broches. Inélégant ! Pays connu aussi, la selle ! Siège en cuir ou en tissu de forme plus ou moins triangulaire, souvent muni de ressorts, qui est fixé sur la tige de selle d’un vélo. Messieurs, pour protéger votre prostate de la pression de la selle, choisissez-en une qui offre un abaissement son centre. C’est nouveau ! :)
Qui ne connaît la valve ? C’est la soupape fixée à la chambre à air, par laquelle est injecté l’air et servant ensuite à retenir ce dernier à l’intérieur. J’aime bien la définition de l’OLF ! Une « soupape » !
Matériel et accessoires.
La béquille ! Dans le temps, nous appelions ça un support mais le mot le plus courant, ante loi 101, était le « stand ». Regardez bien la beauté de la définition de l’OLF : petit instrument de soutien, escamotable, qui sert à maintenir debout et immobile un véhicule à deux roues lorsqu’il n’est pas utilisé. Le petit appareil fixé au guidon d’un vélo qui affiche, sur un écran minuscule, notamment la distance parcourue (partielle ou totale), la vitesse courante et l’heure s’appelle un cyclomètre.
L’aile ou garde-boue est constitué d’une bande de métal ou de plastique, généralement incurvée, placée au-dessus d’une roue d’un vélo de façon à la recouvrir partiellement, pour protéger contre les éclaboussures. Pas question que je n’aie pas de garde-boue !
La sonnette ! Je ne la définirai pas. Ce serait une provocation, mais sachez que chez Castonguay à Saint-Lambert on m’a dit que les gens n’aimaient pas se faire crier « attention ». Par contre, ils obtempèrent en entendant la sonnette ! Pas cher et efficace !
Les rustines, ces petits bouts de caoutchouc qui permettent de réparer une crevaison.
Voilà !
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(1) Tous les termes présentés et définis ici sont extraits du site de l’Office de la langue française du Québec (OLF) (cliquez sur le nom Office pour vous y rendre). Il s’agit là d’un site d’une grande richesse.
Tu pensais vaincre
Tu pensais vaincre, tu n’as pas vaincu.
Tu voulais vivre, tu n’as pas vécu.
Tu voulais être libre, tu as été captif.
Tu voulais être indépendant, tu as dépendu.
Tu voulais révolutionner, tu as à peine réformé.
Tu te croyais fort, tu es faible.
Tu voulais aimer, tu t’aimes trop.
Tu voulais voyager, tu as stagné.
Tu voulais être le meilleur, tu as été deuxième.
Tu voulais mettre fin aux brimades, aux vols aux injustices, elles fleurissent plus que jamais.
Déception
Je suis déçu. Je recours toujours au dictionnaire lorsque l’heure est grave et que je risque de me tromper moi-même en utilisant le mauvais terme. La déception est définie comme un sentiment pénible causé par un désappointement, une frustration. On parle aussi de chagrin, déboire, déconvenue, désabusement, désappointement, désenchantement, désillusion, ennui (1)
Alors oui, je me sens frustré. J’ai du chagrin. Bizarre : je me sentais si capable de surmonter les pires crises avec ma fameuse « bulle », genre de bunker d’où je peux voir défiler ma vie et ses avatars sans jamais être touché totalement. On dirait que mon bunker imprenable est actuellement visité par un malaise profond.
Attention, je n’ai jamais dit que si un événement se produisait que je n’aurais pas de peine, que je ne pleurerais pas. Je peux pleurer, plusieurs jours même. L’idée c’est que je ne m’écroulerais pas comme un château de cartes à jouer. Je ne suis donc pas en train de m’écrouler. Mais je suis mal. Je broie du noir, je ne suis pas bien, je n’ai le goût de rien, même pas d’aller sur Twitter.
Je n’ai pas le goût de faire des guili guili, de faire le bon gars. Le bon gars se réunit avec lui-même dans son antre ce soir et panse sa plaie. Pourquoi la plaie ? Pourquoi une si grosse déception ? Je ne peux le dévoiler car la personne qui l’a causée, involontairement, pourrait se reconnaître ou être reconnue et je ne veux pas car je l’aime.
Heureusement, il y a de la musique baroque dans mon bunker. Vous voulez savoir ce que j’aimerais partager avec vous ? Cherchez sur You Tube les pièces suivantes :
- Water Music Suite n° 1 – Air – English Chamber Orchestra – Georg Friedrich Handel
- La Caccia – Domenico ScarlattiSuite No. 5 en mi mineur, BWV 810 – Prélude – Fernando Valenti – Johann Sebastian Bach
- Concerto undecimo en do -Allegro – Francesco Manfredini
- Concerto pour hautbois en do – Heinz Holliger – Tomaso Albinoni
- Concerto pour flûte en ré / II Allegro – Emmanuel Pahud – Georg Philipp Telemann
Je ne suis pas un homme compliqué. Un rien me rend heureux. Peu de choses me rendent aussi malheureux. Allez donc comprendre.
J’ai de la difficulté à dire.
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(1) Dans le Grand Robert de la langue française, version électronique 2009
Petit lexique de la bicyclette
Ce domaine du vocabulaire a explosé au Québec depuis plus de 30 ans. Je viens à peine d’abandonner mon vélo à 3 vitesses dont deux ne fonctionnaient plus pour aller vers un vélo de 21 vitesses ! C’est un saut prodigieux dans la mécanique et dans le temps ! Ce lexique me sera peut-être plus utile qu’à vous !
Il y a plusieurs sortes de bicyclettes de nos jours. Une trentaine est listée par l’OLF. Je vais plutôt m’attarder sur les différentes parties du vélo pour ce billet.
L’axe de pédalier est la pièce transversale en métal passant au centre du jeu de pédalier, sur les extrémités de laquelle sont fixées les pédales du vélo. Avant d’aller trop vite, voyons ce qui nous permet de freiner cette machine rapide. Le bras de frein est une pièce de métal fixée près de la roue du vélo, qui porte un patin de frein et dont le mouvement est provoqué par le câble de frein auquel elle est reliée.
Au centre de cette nouvelle mécanique (nouvelle pour moi !) le dérailleur : mécanisme, commandé par la manette de dérailleur, qui déplace la chaîne sur le pignon ou sur le plateau sélectionné. Qu’est un plateau alors ? Ce sont les grandes pièces rondes crénelées. Le pignon est la roue dentée faisant partie du système de transmission, se fixant au niveau du moyeu arrière du vélo et sur lequel s’engrène la chaîne. Vous comprenez vous ? Pas moi ! :(
Voici tout ce dont il est question lorsqu’on parle du cadre du vélo : il comprend le tube horizontal, le tube diagonal, le tube de selle, le boîtier de pédalier, le tube de direction, les bases, les haubans et la fourche.
Toute personne qui a fait du vélo au moins une fois dans sa vie connaît la chaîne ! Il est intéressant de voir de quoi elle se compose. Nous avons tous vus ces petites pièces. Saurions-nous les nommer ? Les voici : elle se compose de plaques intérieures, de plaques extérieures, de rivets et de bagues. Pourquoi n’avons-nous pas appris cela alors que nos pantalons se prenaient régulièrement dans la chaîne et entraînaient notre douloureuse chute ?
Si jamais vous réparez une crevaison, vous verrez une bande de caoutchouc, de plastique ou de tissu collé au fond de la jante d’un vélo, par-dessus les écrous de rayons, afin d’éviter que ces derniers perforent la chambre à air. Cela s’appelle le fond de jante.
La fourche est la partie du vélo composée principalement des pattes, des fourreaux, de la tête de fourche et du pivot de fourche, dont la fonction est de retenir la roue avant du vélo. De son côté, le guidon est la partie avant du vélo constituée principalement de la potence et du cintre, qui permet au cycliste de conduire son véhicule.
Nous poursuivrons ici la prochaine fois !
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(1) Tous les termes présentés et définis ici sont extraits du site de l’Office de la langue française du Québec (OLF) (cliquez sur le nom Office pour vous y rendre). Il s’agit là d’un site d’une grande richesse
Je doute donc je suis ? Le doute vu par :
Paul Claudel : (1)
« Je crus d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que (…) » Claudel, cité par A. Maurois, Études littéraires, t. I, p. 190.
Romain Rolland :
« Le doute était plus affolant encore que la certitude. » Jean-Christophe, ix.
Molière :
« (…) ma vue est pour elle un supplice,
Et sans doute il vaut mieux que je l’en affranchisse. » Tartuffe, ii, 4.
Montaigne :
« C’est un bel et grand agencement sans doute que le grec et latin, mais on l’achète trop cher. » Essais, i, 26.
Jean-Marie Gustave Le Clézio
« Dans ce monde hermétique, il n’y a rien qui vienne vous faire rire du destin. On ne peut s’aider de rien. Le doute règne partout. » l’Extase matérielle, p. 50.
Alfred de Musset
« Un petit air de doute et de mélancolie,
Vous le savez, Ninon vous rend bien plus jolie (…) » Poésies nouvelles, « À Ninon ».
Alain (Émile-Auguste Chartier, dit) :
(…) la plus grande faute qu’on puisse commettre à l’égard d’un fou, c’est de lui faire voir qu’on le croit fou. Sans doute la plupart des maladies mentales s’aggravent par l’opinion du spectateur. Car le plus grand mal chez un fou, c’est qu’il se croit fou, j’entends isolé, étranger, « aliéné », qui veut dire étranger, différent des autres. On le repousse et il se retire. » Propos, 19 août 1913, Magie et Parole.
André Gide
« L’appétit de savoir naît du doute. » les Nouvelles Nourritures, p. 149
Pierre Corneille
« Une femme d’honneur peut avouer sans honte
Ces surprises des sens que la raison surmonte;
Ce n’est qu’en ces assauts qu’éclate la vertu,
Et l’on doute d’un cœur qui n’a point combattu. » Polyeucte, i, 2.
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(1) Toutes les citations ici sont tirées du Grand Robert de la langue française, édition électronique 2009. © Le Robert / SEJER – Tous droits réservés
La vieillesse vue par…
Stendhal :
« (…) on dit que la vieillesse, changeant nos organes, nous rend incapables d’aimer; pour moi, je n’en crois rien. Votre maîtresse, devenue votre amie intime, vous donne d’autres plaisirs, les plaisirs de la vieillesse. C’est une fleur qui après avoir été rose le matin, dans la saison des fleurs, se change en un fruit délicieux le soir, quand les roses ne sont plus de saison. » De l’amour, 1822, p. 238-239. (1)
Anatole France :
« La vieillesse qui est une déchéance pour les êtres ordinaires est, pour les hommes de génie, une apothéose. » la Vie en fleurs, xvi.
Voltaire :
« Je finis par mener une vie patriarcale; c’est un don de Dieu qu’il ne nous fait que quand on a barbe grise : c’est le hochet de la vieillesse (…) » Lettre à Mme de Lutzelbourg, 24 mars 1756.
Ronsard :
« Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté. » Odes, I, xvii.
Honoré de Balzac :
« (…) son père et sa mère l’avaient obtenu dans leur vieillesse, et il (le cousin Pons) portait les stigmates de cette naissance hors de saison sur son teint cadavéreux qui semblait avoir été contracté dans le bocal d’esprit-de-vin où la science conserve certains fœtus extraordinaires. » le Cousin Pons, Pl., t. VI, p. 536.
Jean-Jacques Rousseau :
« (…) la première idée qui me vint, en commençant à me recueillir, fut celle d’un mensonge affreux fait dans ma première jeunesse, dont le souvenir m’a troublé toute ma vie, et vient, jusque dans ma vieillesse, contrister encore mon cœur déjà navré de tant d’autres façons. » Rêveries…, 4e promenade.
Rousseau encore :
« Les enfants n’aiment pas la vieillesse. L’aspect de la nature défaillante est hideux à leurs yeux. » Rêveries, 9e promenade
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(1) Toutes les citations notées ici sont tirées de © Le Robert / SEJER – Tous droits réservés.
Alors ? La chaleur, on en veut ou en veut pas ?
Pendant la semaine de canicule extrême que nous avons connue au début de juillet il n’était pas rare d’entendre des plaintes sur la température. Les mêmes personnes qui se plaignaient de cette chaleur torride se plaignaient de la dureté et du froid de l’hiver dernier. Nous sommes comme ça, nous oublions vite !
Dès que la température se remet à descendre sous la barre des 20 degrés, on regrette déjà la chaleur !
Voici ce que certains grands auteurs ont dit de la chaleur ! (1)
- « J’avais dormi toute la journée, tant la faiblesse et la chaleur m’avaient abattu. » Balzac, Lettre, 30 juil. 1864, in Correspondance, t. II, p. 264 (1876).
- « Au bout de quelques pas, les absinthes nous prennent à la gorge. Leur laine grise couvre les ruines à perte de vue. Leur essence fermente sous la chaleur, et de la terre au soleil monte sur toute l’étendue du monde un alcool généreux qui fait vaciller le ciel. » Camus, Noces, éd. 1939, p. 14.
- « Le milieu de mai était venu, et avec lui la grande chaleur. Rares étaient les conducteurs d’automobile qui n’avaient pas le pied nu sur l’accélérateur. » Giraudoux, les Aventures de Jérôme Bardini, p. 80.
- « La salle était pleine. Une chaleur étouffante pesait sur la nuque des spectateurs. L’air sentait le bonbon acidulé et la transpiration recuite. » H. Troyat, la Tête sur les épaules, p. 108.
- « L’aiguillon de la chaleur, comme un trait de guêpe, irrite. » Michelet, la Femme, p. 372.
- « (…) l’atmosphère saturée de chaleur, de poussière, de relents d’alcool. » Martin du Gard, les Thibault, III, ii.
- « Malgré la chaleur et la diète, je me sens si bien remis de mon indisposition (…) que, demain, je reprends mes anciennes allures et mes travaux nocturnes, moyennant le café bien entendu. » Balzac, Correspondance, 30 juil. 1846, t. II, p. 264-265 (1876).
- « Il avait fait très chaud dans le jour, une chaleur lourde, desséchante, altérante ; et le capitaine buvait sans y songer (…) Maupassant, la Confession, Pl., t. II, p. 219.
- « (…) un ballet de papillons palpitait comme la chaleur. Quand l’aimée se posait sur une branche, autour d’elle l’amant tournoyait, et chaque fois qu’il s’approchait davantage, l’aimée frémissait dans ses ailes (…) Ils s’enfuirent et, tandis qu’elle volait, rythmiquement il la bouclait de son vol. » Montherlant, Encore un instant de bonheur, 1934, p. 720, in T. L. F. (Trésor de la langue française)
- « La raison et le langage ne s’appliquent qu’au fini. Les transporter dans l’infini, c’est comme si l’on prétendait mesurer la chaleur du soleil ou du centre de la terre avec un thermomètre ordinaire. » Renan, Dialogues et fragments philosophiques, Œ. compl., t. I, p. 147.
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(1) Toutes les citations trouvées ici sont tirées du Grand Robert de la langue française, édition électronique 2009. © Le Robert / SEJER – Tous droits réservés.
La communication, un défi constant !
Des guerres éclatent, des familles se brisent, des couples volent en éclat parce que la communication est mal engagée ou se module mal ou pas du tout. Quand une communication est exercée, on oublie trop souvent que c’est de quelqu’un à quelqu’un d’autre avec interactivité possible ! Ce n’est pas parce qu’on a donné notre point de vue ou qu’on a lancé une critique qu’il y a communication ! « Je lui ai dit », entendons-nous souvent. Ce n’est pas suffisant.
La communication exige un émetteur et un receveur. Votre télé normale ne communique pas avec vous. Ni votre poste de radio FM. Il émet, vous recevez pourtant ! Mais le récepteur, vous, ne pouvez pas répliquer, répondre sauf médiatement, c’est-à-dire en téléphonant, en écrivant ou en envoyant un courriel. Ce n’est pas de la communication en direct. Elle peut le devenir si le téléphone arrive directement dans le studio qui émet, pendant l’ « émission ».
Elle ne se limite pas seulement aux concepts et idées. Elle permet aussi de transmettre des sentiments, des émotions, des états d’âme. Je pense que c’est là que le bât blesse le plus dans les couples et les familles mais aussi dans les organisations où cela peut être mal vu même d’avoir des émotions ! Je connais très bien des personnes qui croient que leurs émotions n’appartiennent qu’à eux. J’étais comme ça plus jeune et je sais maintenant que c’est une erreur ‘fatale’. Il faut cependant les exprimer en mots justes et aux bons moments.
On peut demander, recevoir un livre, un dossier, une pièce en communication. (1) On entend souvent dans un procès l’exemple suivant : communication des pièces : obligation imposée à toute partie dans un procès de soumettre aux autres parties les pièces dont elle fait état à l’appui de ses prétentions. Il faut donc faire connaître les informations pertinentes aux deux parties. Certains procès ont avorté faute de communication de la preuve !
Une communication peut être du plus haut intérêt. On peut recevoir, donner, prendre, transmettre une communication. Il est possible d’adresser, faire une communication à une revue, une conférence ou autre. Il est d’ailleurs question de la liste des communications d’un congrès, d’un colloque. Les organisateurs d’un colloque demandent souvent aux présentateurs de faire parvenir d’avance un résumé d’une communication.
Existent les sciences de la communication : ensemble des activités et connaissances concernant la communication, notamment la communication interhumaine (neurosciences, sciences cognitives, informatique, certaines sciences humaines et sociales).
La communication et les langages sont très reliés. Peu d’entreprises importantes ne possèdent pas de service des communications de nos jours.
La communication peut être coupée, rompue, fermée.
Il y a aussi les communications de masse, les médias. Mais ce sujet sera pour une autre fois !
J’ai dit ! :)
Courts poèmes urbains_douze
- Moi, l’aspirateur est mon objet préféré dans la maison ! C’est là que je mets tous mes visiteurs indésirables !
-Est-ce que ce serait vraiment un assassinat que d’étrangler ceux qui m’envoient 50 à 60 commentaires spam par jour sur mon blogue ?
- Recherche : tueur à gages pour trouver et liquider des spammers ! :p Bons gages !
- Bon j’aime autant vous le dire tout de suite que d’attendre à l’hiver, je me sens bien avec vous toutes et tous !
) (et non, je n’étais pas intoxiqué quand j’ai écrit cela)
- En vérité, en vérité, je vous le dit, je ne sais pas trop ce que je suis venu faire ici, moi !
- Déteins, déteins, plus tu déteins, moins je m’éteins ! (et plus je t’étreins ! NON J’AI PAL DROIT CÂLISSE !)
) (à une amie qui ne veut pas aller plus loin)
- Bonne nuit tout le monde et que Phébus vous accueille bien demain !
- En fait, nous ne savons pas vivre. Nous ne savons qu’exécuter des pensées qui elles se fondent sur des illusions.
- Ah ! Tu ne veux pas me dire ton âge ? Je vais te couper une jambe et compter les anneaux.
- Pourquoi les fleurs qui vont toutes faner et mourir de toute façon lutteraient-elles entre elles ? Ce serait absurde.
- J’ai lu qu’elle serait à l’ONU pour aider Haïti mais à mon avis l’ONU est une niche d’impuissance notoire !
- Ce que nous haïssons chez nos ennemis sont des traits que nous ne voulons pas voir en nous. Tue l’ennemi et il sera toujours en toi !
- J’ai rêvé cette nuit que je prenais des photos d’un ami en visite au Québec et établi présentement au Burkina Faso. Après quelques photos, je constate que les couleurs s’échappent de mon appareil et tombent au sol comme des tissus ! Gros casse-tête ! Je n’arrive plus à ramasser ces couleurs et je me demande comment dépasser le noir et blanc. Je me sens très embêté de ne pouvoir faire des photos couleur de mon ami.
- Des oiseaux ont tellement chaud qu’ils se déplument vivement au bord de la Voie maritime et s’y jettent !
Voyage concave au creux de la vie.
La vie ce n’est pas rien ! La mort c’est rien bien que si la mort était rien, elle ne serait pas. Fait-elle partie de la vie si elle est fin de vie, la mort ? Comment ce qui met fin à quelque chose pourrait-il en faire partie ? Un peu comme une partie de hockey prend fin, cette fin est prévue dans la partie. Elle n’en fait pas partie car la partie se termine quand la fin arrive mais la fin est distincte quand même. Par contre, a-t-on déjà vu une partie sans fin ? Non ! Alors lorsqu’il y a une partie, il y a toujours une fin ? Oui ! Donc les deux vont ensemble et sont inséparables ! Oui. La vie et la mort c’est pareil.
La vie prend fin avec la mort. La mort est la dernière étape de la vie. Pourtant une fois la mort arrivée, la vie est absente. Et la mort ne se poursuit pas ! Elle dure le temps de l’arrêt de la vie. C’est pourquoi elle lui est indissolublement soudée. Il y a quelque chose d’aporétique là-dedans mais nous n’y pouvons rien !
On parle du principe de vie, de l’arbre de la vie. (1) Lorsque nous sommes sans vie, nous sommes morts. Une mère donne la vie à un enfant et une personne peut aussi donner la vie sauve à une autre.
On peut donner signe de vie. Être ranimé, revenir à la vie, consciente, s’entend, car l’inconscience n’est pas la mort. J’ai un ami qui est mort quelques secondes au moment d’un accident. Mais il s’agit là d’une mort clinique. Sinon, il serait encore mort !
On peut aussi être entre la vie et la mort ou notre vie ne peut tenir qu’à un fil mais en fait, nous sommes toujours vivants ! On dit de certains qu’ils ont la vie dure, la vie chevillée au corps. On perd la vie et on passe de la vie à trépas. On ôte la vie à quelqu’un. « (…) je coûtai la vie à ma mère, et ma naissance fut le premier de mes malheurs. » Rousseau, les Confessions, i.
Lorsque quelqu’un nous sauve, on lui doit la vie. On peut aussi sauver sa propre vie et celle d’autres personnes. Je peux poser un acte au péril de ma vie ou au mépris de ma vie. Mais je tiens à la vie ! S’il le faut, je lutterai pour la vie. Un voleur peut t’offrir le choix de la bourse ou la vie ! Certains s’arrogent le droit de vie ou de mort sur des personnes.
On a déjà entendu une personne dire d’une autre qu’elle l’aime plus que sa propre vie. Exagéré ? Ça existe. On se fait offrir des assurances sur la vie. On peut aussi être plein et débordant de vie. Un sculpteur modèle une statue et lui donne vie. C’est une vie symbolique ! La vie réelle ne se donne pas sauf pour une mère.
Au théâtre ou au cinéma, on parle d’un personnage plein de vie ou qui manque de vie. Au fond, il est plutôt question d’énergie, de nerf que de vie en tant que telle !
N’y a-t-il pas les sciences de la vie ! La vie est tellement complexe qu’il lui faut plusieurs sciences ! « Je l’interprète ainsi : les organes de la vie, les fonctions de notre organisme et celles de l’esprit, toutes ces propriétés et facultés du vivant comportent de quoi nous permettre de nous adapter, en quelque mesure, à ce qui va arriver. » Paul Valéry, Regards sur le monde actuel, p. 205.
À suivre !