2010 Canadian Weblog Awards Nominee 2010 Canadian Weblog Awards Nominee Opération Claude Robinson

Pour réfléchir à la misère ou pauvreté. Une philosophe authentique et un spécialiste de l’empowerment.

« Le premier des principes pédagogiques, c’est que pour élever quelqu’un, enfant ou adulte, il faut d’abord l’élever à ses propres yeux. C’est cent fois plus vrai encore quand le principal obstacle au développement réside dans des conditions de vie humiliantes. »

Simone Weil, La condition ouvrière, Coll. Idées, NRF—Gallimard, 1951, page 169-170

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« Rien ne paralyse plus la pensée que le sentiment d’infériorité nécessairement imposé par les atteintes quotidiennes de la pauvreté, de la subordination, de la dépendance. La première chose à faire pour eux, c’est de les aider à retrouver ou à conserver, selon le cas, le sentiment de leur dignité. »

Simone Weil, La condition ouvrière (Coll. Idées, NRF–Gallimard) 1951, page 170

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«  »L’émergence des pratiques sociales est directement liée à ce que les philosophes du XVIIIe siècle appelaient le « problème des surnuméraires » (Mercier-Josa, 1986), c’est-à-dire l’accroissement plus rapide de la population par rapport à celui des ressources disponibles aboutissant inévitablement à ce qu’une frange de la population soit dépourvue de biens et donc « à la charge » de la collectivité. Cette question de l’accès et du partage des ressources n’est donc ni nouvelle ni résolue. Au fil des temps et des révolutions, les personnes laissées pour compte ont été traitées avec mépris ou condescendance et culpabilisées. Des systèmes philosophiques entiers se sont construits pour justifier et rationaliser le traitement réservé à « la plèbe » (Mercier-Josa 1986). »

Yann Le Bossé, Empowerment et pratiques sociales: illustration du potentiel d’une utopie prise au sérieux, PUQ, Nouvelles pratiques sociales, Vol. 9, no. 1, Printemps 1996, pages 128-129

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Pour répondre au petit king Péladeau

« Si la grande organisation syndicale qui te protège venait à décliner, tu recommencerais à subir les mêmes humiliations qu’auparavant, tu serais contraint à la même soumission, au même silence, tu en arriverais de nouveau à toujours plier, à tout supporter, à ne jamais oser élever la voix. »

Simone Weil, La condition ouvrière, Coll. Idées, NRF–Gallimard, 1951, page 243

Si Péladeau est capable de fermer la porte aux syndiqués pendant 1 an et plus, imaginez seulement ce qui leur serait arrivé sans syndicat !

APPUYONS LES LOCKOUTÉS QUI PUBLIENT JOUR APRÈS JOUR UN JOURNAL DE QUALITÉ: RUE FRONTENAC.COM

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« La notion d’empowerment renvoie traditionnellement à l’acquisition de nouveau droits ou de nouvelles ressources au moyen de la mobilisation collective (Lee, 1994; Yeich et Levine, 1992). Plus précisément, il s’agit d’un terme qui, au fil des nombreuses luttes sociales menées par les mouvements progressistes (syndicaux, féministes, antiracistes, etc.), a cristallisé l’essence des revendications visant à mettre un terme à l’oppression des démunis par les nantis. Par définition, l’empowerment est donc un instrument de progrès social destiné à augmenter l’accès aux ressources des laissés-pour-compte. Loin d’être une nouvelle technique d’intervention, la démarche d’empowerment plonge ses racines dans la volonté de rééquilibrer les pouvoirs au profit des plus démunis. Son introduction au sein des pratiques sociales vise à ramener cette préoccupation au cœur des expériences quotidiennes. »

Yann Le Bossé, Empowerment et pratiques sociales: illustration du potentiel d’une utopie prise au sérieux, PUQ, Nouvelles pratiques sociales, Vol. 9, no. 1, Printemps 1996, page 130

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