Je parle ici du monde en général mais en arrière-plan des personnes qui peuplent ce monde. Je crois qu’un ingrédient essentiel s’appelle la compassion. Si tu ne peux sentir ce que l’autre souffre, tu ne peux vouloir mettre fin à sa souffrance. Toutefois, on peut avoir de la compassion sélective : pour les siens oui mais pas pour les « autres », ceux qu’on exploite ou dont on se fiche.
La compassion a besoin d’être nourrie. Elle doit recevoir l’information minimale pour être déclenchée. Comment compatir lorsqu’on ne connaît pas les souffrances de l’autre ? J’ai travaillé dans le passé à regrouper des accidenté/Es du travail. Ma meilleure motivation était l’information que la médecin de l’équipe transmettait sur les avatars vécus par les accidenté/Es. J’ai par contre remarqué que pour s’engager dans la défense des droits des accidenté/Es, il fallait l’être, l’avoir été ou connaître un/e proche l’ayant été. En général.
Comment savoir vraiment ce qu’on ressent lorsqu’on a faim quand on n’a jamais eu faim ? Comment savoir ce qu’on ressent lorsqu’on aurait voulu aller à l’école plus longtemps mais que la vie nous en a empêchés ? Toutefois, un brin d’imagination s’impose…Beaucoup n’essaient même pas de comprendre ou se ferment les yeux.
Mais ce n’est pas de morale que je veux parler !
La poursuite de la gloire, de la renommée du pouvoir et de son besson, l’argent sont aussi un ingrédient fondamental dans le sort du monde. Serons-nous jamais capable de nous contrôler ou de rechercher un équilibre dans ce domaine ? J’ai bien peur que non et alors les mouvements de revendication et de défense seront toujours nécessaires. Qu’on se le dise : le paradigme du rapport de forces vaudra encore pour des millénaires si notre soif de possession matérielle ne nous extermine pas avant.
Un autre élément que je considère essentiel et c’est un corollaire du paradigme identifié plus haut : le sens critique, le jugement critique. Comment vouloir combattre les puissants pour leur arracher même des miettes si tout ce qu’on recherche soi-même dans la vie est de le devenir ?
Avec un sens critique, on peut voir que les « casseurs » ne sont que l’avant-garde des miséreux. Avec un sens critique, on peut voir que les pauvres Israéliens sont en fait des colonisateurs éhontés qui piétinent les droits humains qu’ils disent défendre de tout cœur. Avec un sens critique, on peut voir que le Québec devrait être indépendant du Canada depuis trop longtemps.
J’ai dit ! Ce que je pense, je le dis et ce que je dis, je l’écris !



» Ouvrez les yeux, ne détournez pas le regard »
Une citation dont je ne me rappelle l’auteur, mais qui demande à tous d’ouvrir les yeux et d’être conscient de leur environnement (et de la souffrance qui ne peut être exclue que par l’absence du regard).
Bonne journée paumier1
@DominiquCadieux
Bonjour Dominique !
Merci de ta contribution !
Quelquefois il peut être très dur de regarder constamment. Il faut alors prévoir des mesures pour ventiler et se ressourcer mais revenir à la charge les yeux ouverts. Donc j’appuie ton intervention.
Au revoir !
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