Il me semble que poser la question, c’est y répondre. Tout ce qu’un enfant voit, que ce soit chez lui, à la garderie ou à l’école, sur la rue ou à la télé, l’influence. Prétendre le contraire constituerait un aveuglement volontaire. Alors la question se pose : comment empêcher nos jeunes d’être exposés à la violence ou peut-on les protéger de cette violence souvent extrême dans les films et certaines séries télévisées ?
Un de mes ex-gendres, ingénieur en informatique considérait qu’on ne doit pas brimer le droit d’expression des canaux de télé. Je comprends parfaitement cette position mais que faisons-nous des droits des enfants de se développer sans influences néfastes que ce soit côté violence ou sexualité ? N’ont-ils pas de droits ? Je sais que des parents privent leurs enfants de télé et ne les amènent au cinéma que lorsqu’il s’agit de films non violents. Est-ce une voie efficace ?
À mon humble avis, non. Un jour ou l’autre leurs enfants iront chez des copains et seront exposés à la violence ou au sexe extrême. Alors à mon avis, vaut mieux les préparer. Comme pour les drogues ou tout autre phénomène social. Il faut leur donner les moyens de juger par eux-mêmes plutôt que de dresser un mur autour d’eux.
Discuter avec les enfants constitue le meilleur moyen de les outiller pour affronter toutes les situations qu’offre une société complexe telle que la nôtre. Et pour que les discussions soient réelles, la confiance doit avoir été créée. Mais c’est là une autre histoire !
Si les drogues illicites ne peuvent être contrôlées par la nature même du commerce entretenu et encouragé par des lois répressives, il n’en va pas de même de la violence. Comme la drogue illégale, la violence fait vendre et engranger beaucoup d’argent pour les producteurs et acteurs du système cinéma-télévision. Je préconise, comme pour les drogues une réduction des méfaits.
Comme elle est « légale » la violence pourrait être contrôlée aux heures où les jeunes sont majoritairement à l’écoute. Et même là, on sait très bien que certains enfants s’élèvent seuls et se couchent très tard. Il n’y a pas de solution miracle.
Alors il faut se préparer à vivre dans une société de plus en plus violente. Une dame d’origine vietnamienne est tuée par des jeunes en revenant d’une soirée près de chez elle (l’an passé). Trois femmes reviennent d’une soirée au resto avec des ami/es et sont brutalisées pour vol par deux voyous, etc. Nous n’avons pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Il faut prévenir et éviter de s’exposer à des heures et des endroits marginaux. Un homme dans la trentaine est assailli sur le trottoir, près de chez lui. Deux gars lui volent son portefeuille…
Nous vivons dans une société très violente malgré ce que peuvent en dire ceux qui veulent démontrer l’efficacité de la police. Et je ne parle pas seulement de violence de rue. La violence institutionnelle et d’affaires est aussi très présente.
J’ai dit ! (rire jaune)


