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14. Sixième assassinat. Les responsables apparaissent…

Posted on Lundi, juin 13, 2011 in Fiction, L'action désespérée, Écrits

Deuxième sortie de l’Île Montréal, dit Sylvie à son équipe, ça va mal pas à peu près…on signale un autre assassinat sur la Rive-Sud cette fois, à Saint-Lambert, rue Smiley. Allons-y. Jo-Anne, apporte le GPS, je n’ai jamais entendu parler de cette rue et pourtant j’ai vécu 20 ans à Greenfield Park !

Sylvie, Jo-Anne, Jacques et Alfredo se retrouvent tous les quatre sur la scène du crime, rue Smiley, entre Berkley et Dulwich. Ils examinent le cadavre. Très grand ce Bill Zany, au moins 1 mètre 98, dit Jacques ! « Gang, tenez-vous les fesses serrées, le chef est sensé arriver dans 10 minutes pour une conférence de presse avec le maire Johnson. Il était enragé au téléphone. »

Cette fois, il s’agissait d’un homme largement connu. Bill Zany était un membre au verbe virulent de l’association Canada First, totalement opposée à l’indépendance du Québec.

Jo-Anne est restée près de la victime et remarque que les auteurs sont allés plus loin cette fois. Ils lui ont presque arraché la tête. Serait-ce un meurtre haineux ? La méthode ressemble beaucoup à celle des meurtres précédents. Aurions-nous affaire à des meurtres politiques ? En effet, je crois que toutes les victimes étaient connues pour être anglophones…Bizarre se dit-elle. Un mouvement qui agit de la sorte a perdu les pédales ! Il ne pourra jamais entraîner son peuple derrière lui.

En s’approchant de Sylvie qui côtoie le grand patron en train de parler aux nombreux journalistes présents, Jo-Anne lui glisse dans l’oreille : « tu penses ce que je pense ? » « que penses-tu, lui demande Sylvie »

***

Charles : heureusement que nous étions deux !

Pierre : ouep, ce gars était puissant ! Il devait s’entraîner. Heureusement que nous aussi sommes en forme.

Charles : il mesurait sûrement 6 pieds 5 pouces. J’avais de la misère à le contrôler pendant que tu lui coupais la gorge. Il criait comme un fou en plus.

Pierre : oublie ça. Il faut brûler nos vêtements, se dégraisser et aller porter le couteau au dépôt.

Charles : mais nous nous connaissons depuis longtemps Pierre. Tu ne trouves pas que le mouvement déraille totalement là ? (devant l’air déconfit de Pierre, Charles en remet). Ça me semble perdu d’avance cette stratégie. Tu vois les réactions dans les médias ? Dès que ça se saura que c’est un mouvement indépendantiste qui est à la source de ça, la cause sera définitivement perdue.

Pierre : Arrête Charles. Tu veux contester les décisions, parle à Ronald.

Charles : c’est ce que je vais faire et pas plus tard que ce soir. Allons au dépôt.

Pierre : non, je vais y aller seul. Inutile d’être deux pour prendre ce risque. C’est mon tour. Salut !

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